Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REPORTERS

Pakistan : Imran Khan, des terrains de cricket à la politique

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCONOMIE

Manuel Valls, le Tony Blair français ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Simple appareil"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Le gazoduc "Force de Sibérie" : l'appel de la Chine

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Comme le disait ma grand-mère"

En savoir plus

SUR LE NET

Les hommages à Michael Brown se multiplient sur Internet

En savoir plus

DÉBAT

Mali - pourparlers à Alger : peut-on croire à la paix ?

En savoir plus

DÉBAT

Ukraine : la Russie en guerre contre l'Europe ?

En savoir plus

FOCUS

Les géants américains du tabac à l'assaut de la cigarette électronique

En savoir plus

  • Un député tunisien échappe à une tentative d'assassinat

    En savoir plus

  • L'Otan menace de déployer une force de réaction rapide en Europe de l'Est

    En savoir plus

  • VTC : la justice interdit à Uber d'exercer en Allemagne

    En savoir plus

  • L’armée irakienne poursuit son offensive, l’EI recule

    En savoir plus

  • Rythmes scolaires : la rentrée chahutée par des maires récalcitrants

    En savoir plus

  • Le siège du parti de l'ex-président Gbagbo mis à sac

    En savoir plus

  • À Saint-Nazaire, les Mistral voguent vers leur destin russe

    En savoir plus

  • Mercato : l’AS Monaco prête Radamel Falcao à Manchester United

    En savoir plus

  • Washington annonce avoir mené un raid contre les Shebab somaliens

    En savoir plus

  • L'ONU envoie une mission pour enquêter sur les crimes de l'EI en Irak

    En savoir plus

  • Vers un nouveau coup d'État militaire au Pakistan ?

    En savoir plus

  • Vidéo : une rentrée des classes pas comme les autres en Ukraine

    En savoir plus

  • Hong Kong en rébellion contre l’emprise de Pékin

    En savoir plus

  • Cisjordanie : les États-Unis exhortent Israël à renoncer aux expropriations

    En savoir plus

  • Face à l'avancée de l'EI en Irak, la peur gagne l'Iran

    En savoir plus

EUROPE

Au procès de John Demjanjuk, l'accusation tente de prouver qu'il était un "trawniki"

Texte par Dépêche

Dernière modification : 02/12/2009

Au 2e jour du procès de John Demjanjuk, soupçonné d'avoir été garde dans le camp de Sobibor en 1943, l'accusation a tenté de prouver qu'il avait fait partie des "trawnikis", ces auxiliaires SS recrutés parmi les prisonniers de guerre soviétiques.

AFP - John Demjanjuk, qui comparaît depuis lundi à Munich pour complicité de meurtre dans un camp d'extermination nazi, fait partie, selon l'accusation, des "trawnikis", ces auxiliaires des SS recrutés notamment dans les rangs de prisonniers de guerre soviétiques.
   
John Demjanjuk, 89 ans, originaire d'Ukraine, assure avoir été fait prisonnier en 1942 alors qu'il servait dans l'Armée rouge.
   
Mais il affirme avoir passé l'essentiel de la guerre dans des camps de prisonniers, et nie avoir été à Trawniki, en Pologne, et encore moins à Sobibor, où quelque 28.000 Juifs ont été exterminés pendant les six mois de 1943 où il est accusé d'avoir servi dans ce camp.
   
Pour l'accusation, la preuve essentielle de sa culpabilité provient d'une carte d'identité verte, numéro 1393, qui aurait été attribuée à Trawniki à un certain Ivan Demjanjuk, un prisonnier ukrainien, dont la photo ressemble à John Demjanjuk, immigré aux Etats-Unis après-guerre.
   
Cette carte fait notamment mention de son transfert de Trawniki à Sobibor au printemps 1943.
   
Selon Stefan Kühl, professeur de sociologie militaire à l'Université de Bielefed, 3.000 à 5.000 hommes ont été formés à Trawniki, tout à côté d'un camp de travail du même nom, comme auxiliaires de police et gardes de camps.
   
La plupart de ces auxiliaires, surnommés "trawnikis", "hiwis" (diminutif de "Hilfswilliger" ou volontaire), ou askaris (en référence aux auxiliaires noirs de l'armée du kaiser du Sud-Ouest africain, aujourd'hui Namibie), étaient Ukrainiens, Baltes, Polonais, et Allemands de la Volga.
   
"Le calcul des SS était qu'il serait bien plus facile de convaincre des Ukrainiens et d'autres minorités de travailler contre l'Union soviétique", selon M. Kühl. "Certains étaient volontaires, mais on ignore s'ils l'étaient tous".
   
Sans admettre qu'il était à Trawniki, les avocats de John Demjanjuk ont fait une déclaration liminaire à l'ouverture du procès lundi expliquant, au grand dam de survivants de l'Holocauste présents, que ces auxiliaires étaient "des victimes, comme les Juifs" qui ont été parfois contraints d'aider au transport des corps de leurs coreligionnaires.
   
"Ce que nous savons c'est qu'on est passé dans les camps de prisonniers soviétiques pour demander des volontaires pour Trawniki, en leur promettant qu'ils ne seraient pas forcés de se battre contre l'Armée rouge", a-t-il ajouté.
   
A Trawniki, ils recevaient une formation militaire de base et étaient traités comme des recrues militaires.
   
"Ils avaient le droit de sortir du camp le soir, mais étaient susceptibles d'être condamnés à mort s'ils désertaient", selon M. Kühl.
   
Nombre des "trawnikis" ont participé aux liquidations de Juifs en Pologne, à l'écrasement du ghetto de Varsovie, ou ont servi de gardes dans des camps de concentration ou d'extermination, a-t-il ajouté.
   
Le camp spécial de Trawniki, ouvert en septembre 1941, a fermé à l'automne 1943, mais il est impossible de savoir combien de recrues ont survécu à la guerre ou ont été jugées en Union soviétique.
   
Toutefois, six officiers SS allemands du camp, dont l'officier commandant Karl Streibel, ont été reconnus non coupables en 1977 lors d'un procès à Hambourg ayant argué qu'ils ne savaient pas pourquoi leurs recrues étaient formées, selon M. Kühl.

 

Première publication : 02/12/2009

COMMENTAIRE(S)