Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

FOCUS

El Hierro, première île 100 % énergies renouvelables, peut-elle être un modèle pour la planète ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Obama et les attentes irréalistes des noirs américains"

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Montréal, toute une histoire

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Moins d'un français sur deux est imposable

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"L'écureuil et le serpent"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Vers une police sous surveillance ?

En savoir plus

DÉBAT

Syrie : la guerre oubliée

En savoir plus

DÉBAT

Centrafrique : comment sortir de l'impasse?

En savoir plus

SUR LE NET

Le web se met au « Ice Bucket Challenge » pour la bonne cause

En savoir plus

  • Gaza : la trêve une nouvelle fois rompue, Israël vise un chef du Hamas

    En savoir plus

  • Reportage : les combattants kurdes reprennent possession du barrage de Mossoul

    En savoir plus

  • Présidentielle 2017 : Alain Juppé candidat à la primaire de l'UMP

    En savoir plus

  • Glissements de terrain meurtriers à Hiroshima

    En savoir plus

  • L'État islamique annonce avoir décapité un journaliste américain

    En savoir plus

  • L'armée irakienne attaque les jihadistes sur plusieurs fronts

    En savoir plus

  • L'opposition pakistanaise pénètre dans la zone rouge d’Islamabad

    En savoir plus

  • Libération : raconter l’été 44 au-delà des "moments de gloire et de triomphe"

    En savoir plus

  • Ligue 1 : une enquête judiciaire ouverte après le coup de tête de Brandao

    En savoir plus

  • Championnat d'Europe : Florent Manaudou vainqueur ex æquo sur 50 m papillon

    En savoir plus

  • Le prince saoudien braqué à Paris est un fils du roi Fahd mort en 2005

    En savoir plus

  • Émeutes de Ferguson : les États-Unis face à leurs vieux démons racistes

    En savoir plus

  • Carte interactive : "Ici est tombé" pour la Libération de Paris

    En savoir plus

  • Libération de Paris : "J'accueillais mes libérateurs"

    En savoir plus

  • Dans l’est de l'Ukraine, Lougansk en proie à d’intenses combats

    En savoir plus

  • Le pape François ouvre davantage la voie à la béatification de Mgr Romero

    En savoir plus

  • Amos Gitaï : "Israël est un projet politique, pas un projet religieux"

    En savoir plus

EUROPE

Au procès de John Demjanjuk, l'accusation tente de prouver qu'il était un "trawniki"

Texte par Dépêche

Dernière modification : 02/12/2009

Au 2e jour du procès de John Demjanjuk, soupçonné d'avoir été garde dans le camp de Sobibor en 1943, l'accusation a tenté de prouver qu'il avait fait partie des "trawnikis", ces auxiliaires SS recrutés parmi les prisonniers de guerre soviétiques.

AFP - John Demjanjuk, qui comparaît depuis lundi à Munich pour complicité de meurtre dans un camp d'extermination nazi, fait partie, selon l'accusation, des "trawnikis", ces auxiliaires des SS recrutés notamment dans les rangs de prisonniers de guerre soviétiques.
   
John Demjanjuk, 89 ans, originaire d'Ukraine, assure avoir été fait prisonnier en 1942 alors qu'il servait dans l'Armée rouge.
   
Mais il affirme avoir passé l'essentiel de la guerre dans des camps de prisonniers, et nie avoir été à Trawniki, en Pologne, et encore moins à Sobibor, où quelque 28.000 Juifs ont été exterminés pendant les six mois de 1943 où il est accusé d'avoir servi dans ce camp.
   
Pour l'accusation, la preuve essentielle de sa culpabilité provient d'une carte d'identité verte, numéro 1393, qui aurait été attribuée à Trawniki à un certain Ivan Demjanjuk, un prisonnier ukrainien, dont la photo ressemble à John Demjanjuk, immigré aux Etats-Unis après-guerre.
   
Cette carte fait notamment mention de son transfert de Trawniki à Sobibor au printemps 1943.
   
Selon Stefan Kühl, professeur de sociologie militaire à l'Université de Bielefed, 3.000 à 5.000 hommes ont été formés à Trawniki, tout à côté d'un camp de travail du même nom, comme auxiliaires de police et gardes de camps.
   
La plupart de ces auxiliaires, surnommés "trawnikis", "hiwis" (diminutif de "Hilfswilliger" ou volontaire), ou askaris (en référence aux auxiliaires noirs de l'armée du kaiser du Sud-Ouest africain, aujourd'hui Namibie), étaient Ukrainiens, Baltes, Polonais, et Allemands de la Volga.
   
"Le calcul des SS était qu'il serait bien plus facile de convaincre des Ukrainiens et d'autres minorités de travailler contre l'Union soviétique", selon M. Kühl. "Certains étaient volontaires, mais on ignore s'ils l'étaient tous".
   
Sans admettre qu'il était à Trawniki, les avocats de John Demjanjuk ont fait une déclaration liminaire à l'ouverture du procès lundi expliquant, au grand dam de survivants de l'Holocauste présents, que ces auxiliaires étaient "des victimes, comme les Juifs" qui ont été parfois contraints d'aider au transport des corps de leurs coreligionnaires.
   
"Ce que nous savons c'est qu'on est passé dans les camps de prisonniers soviétiques pour demander des volontaires pour Trawniki, en leur promettant qu'ils ne seraient pas forcés de se battre contre l'Armée rouge", a-t-il ajouté.
   
A Trawniki, ils recevaient une formation militaire de base et étaient traités comme des recrues militaires.
   
"Ils avaient le droit de sortir du camp le soir, mais étaient susceptibles d'être condamnés à mort s'ils désertaient", selon M. Kühl.
   
Nombre des "trawnikis" ont participé aux liquidations de Juifs en Pologne, à l'écrasement du ghetto de Varsovie, ou ont servi de gardes dans des camps de concentration ou d'extermination, a-t-il ajouté.
   
Le camp spécial de Trawniki, ouvert en septembre 1941, a fermé à l'automne 1943, mais il est impossible de savoir combien de recrues ont survécu à la guerre ou ont été jugées en Union soviétique.
   
Toutefois, six officiers SS allemands du camp, dont l'officier commandant Karl Streibel, ont été reconnus non coupables en 1977 lors d'un procès à Hambourg ayant argué qu'ils ne savaient pas pourquoi leurs recrues étaient formées, selon M. Kühl.

 

Première publication : 02/12/2009

COMMENTAIRE(S)