Dernière modification : 04/12/2009 

- Eau - Environnement - Sommet de Copenhague - Tchad


Le lac Tchad, en voie de disparition ?

Depuis 40 ans, le lac Tchad a rétréci comme peau de chagrin. D'une surface avoisinant les 25 000 km2 dans les années 60, il est passé à près de 3000 km2. Doit-on y voir l'effet du changement climatique ?

Par Hélène FRADE

Vu d’en haut.

 
Les images satellites de la Nasa ne laissent pas de place au doute : entre 1973 et 1987, le lac Tchad s’est réduit comme peau de chagrin. D’une surface avoisinant les 25 000 km2 dans les années soixante, il n’en atteint aujourd’hui que près de 3000.
Entre ces deux images, que s’est-il passé ?
La communauté internationale, sur le point de se réunir à Copenhague, s’alarme. Beaucoup voient dans le phénomène le résultat du changement climatique.
Et, c’est un fait, les deux grandes vagues de sécheresse au des années 70 et 80, ont sans doute eu un fort impact sur le niveau de ce lac, à la frontière entre le Tchad, le Cameroun, le Nigéria et le Niger.
Mais peut-on pour autant prédire sa disparition ?
Il semblerait qu’en ce qui concerne le lac Tchad, faire un diagnostic est difficile, donner un pronostic plus difficile encore.
Car, vu d’en haut toujours, une autre image satellite de la Nasa, réalisée en 2007, donne à voir une stabilité du lac depuis 1987.
Faut-il y voir une accalmie ?
Ce n’est pas certain non plus. Car le niveau du lac dépend essentiellement de l’apport de deux fleuves, le Chari et le Logone, dont le niveau est fonction lui-même de la pluviométrie imprévisible de la zone sahélo-soudanienne….
Bref, rien de simple.
Et le problème se complique encore plus si l’on tente de faire la part des choses entre ce qui pourrait relever du réchauffement climatique, et ce qui est la conséquence de l’activité humaine.
Quel est exactement l’impact de la pression démographique, du développement de l’agriculture irriguée, de la surexploitation des ressources ?
Aucune étude scientifique n’a pour l’instant établi de conclusions précises sur tous ces aspects.
 
Vu d’en bas.
 
Les riverains, les pêcheurs, et les agriculteurs que nous rencontrons sur la partie tchadienne du lac, à Guitté, à Kinaserom, à Fitine ou encore à Bol, n’évoquent jamais le réchauffement climatique. Ce qui ne veut pas dire qu’ils ne le subissent pas.
Moins d’eau, moins de poissons, moins de ressources. Plus de réglementation, plus de tracas. Leur quotidien est devenu plus difficile. Mais ce qu’ils demandent, c’est une approche qui ne les oublie pas.
A l’heure actuelle, un projet envisage le détournement des eaux de l’Oubangui, au sud du lac, vers les fleuves Logone et Chari. Cet apport d’eau augmenterait leur débit, et contribuerait à accroître le niveau du lac Tchad.
Mais quelles seraient les conséquences d’une telle réalisation pour les populations qui vivent sur les rives, et sur le lac ?
Encore une question, pour l’instant sans réponse.

 


Commentaires (12)

le Lac Tchad

cherscollaborateurs ; on ne peut jamais preparer des omolettes sans casser les oeufs donc allons avec l idees de detourner l oubangui afin de renforcer notre patrimoine qui est entrain de mourir d une mort naturelle mais tout en sensibilisant nos parents habitant tout le long de la riviere sur les conduites à tenir

Lac Tchad

Merci de citer les dates des images satellites et de préciser les caractéristiques de l'hivernage correspondant.

je ne suis pas pour le

je ne suis pas pour le transfert de l'oubanguie car celà va detruire la la flore et la faune qui en dépende de plus les populations vivant le long de l'oubanguie vont payer un cher tribu.Je proposerai de drainer le lac tchad régulièrement et demander la communiter international de gérer les fonds de ce projet pour etre sure qu'il se réalise bien

Lac Tchad

Comme d'abitude on pointe du doigt les changements climatique alors que l'on devrait parler plutôt d'explosion démographique et de surexploitation des resources naturelle INCONTROLÉE !!A force de demander l'assistanat de l'ONU cela finira par se tarir comme le Lac !!

La mer paléotchadienne

Je suis une étudiante originaire du TCHAD.Depuis ma formation au primaire mes maitres d'école nous parlait de l'histoire du Tchad suivant les différentes périodes qu'il a connues,l'existence de cette immense mer paléotchadienne et les multiples civilisations qui se sont développées sur cet lieu. Arrivés au secondaire mes professeurs eux nous parlent du rétrécissement et de la probable disparition de cette mer devenue un lac de nos jours,mes progénitures n'auront peut-etr pas cette chance de voir ce lac et de manger ses fruits parce qu'il deviendrait un marigot.Cette situation est déplorable quand les gens crient haut et fort sans honte de projet pour ce lac sans bouger un doigt:le gouvernement qui n'a pas conscience de la richesse et l'authenticité de ce lac qui crie la crise de faim de l'aide humanitaire etc,et le sort de ces habitants ces riverains qui seront forcés de quitter leur habitat ou de le voir disparaitre sans qu'ils ne peuvent rien faire.Pendant que d'autres courent vers leur intéret à savoir l'argent ces bureaucrates ingrats et leurs chiens les militaires qui qui sont comme des chiens enragés.Chacun des pays voisins en tire bien profit de cette eau sans exception et quant il s'agit de devenir responsable et de s'assumer chacun tourne le dos Ah l'Afrique. Exhorter Sarkozy n'y changera rien nous avons les moyens techniques,humains et matériels pour l'investissement mais pas la volonté de se mettre au travail Contactez-moi nouracham2009@live.fr

LAC TCHAD

Nous pouvons faire résurgir l'eau. En effet à 3000 mètres de profondeur se trouve une énorme réserve d'eau. Il suffit simplement de procéder à des forages comme le font les pétroliers en mer du nord ou ailleurs.
Il s'agit donc d'une volonté politique des pays riches qui devraient budgeter des fonds ha-d'oc.

Non au detournement de l'oubangui vers le lac tchad

sivous voyez bien lespays qui beneficient du Lac tchad, la republique centrafricaine ne fait pas partie.Les consequences sont dues aux gestions catastrophiques ce Lac.Detourner notre oubangui vers le lac tchad aux consequences incalculables sur notre environnement sera inadmissible.Il ya des eaux au Nigeria, Cameroon et dans tous les pays qui partagent le Lac Tchad.Arranger cela entre vous pays beneficiers. Aujourdhui le Tchad exploite son petrol, qu'est ce que les habitants de l'oubangui ont tire comme profil.Avez-vous deja mesure l'impact ecologique sur ce que cela va nous couter en centrafrique?Mettez l'argent du petrol que vous gaspillez dans les armes et la corruption pour sauver votre Lac.Ne revez plus ce projet car la centrafrique n'est pas responsable du tarrissement de votre Lac.L'Oubangui c'est aussi notre petrol.

Sauver le lac Tchad

Lettre ouverte pour son excellence Mr le president M. Nicolas Sarkozy de la part de :Youssouf Ali Mahamat etudiant en 5eme annee en economie (MOSCOU).En tant que PRIDENT de la France Ancienne Colonie.SVP SAUVER "LE LAC TCHAD"

lac tchad

le lac tchad vient de disparaitre a cause de son traitament.

Detourner les eaux de l'oubangui semble la meilleure option.

Je pense que la meilleure des possibilite est celle de devier les eaux de l'oubangui pour alimenter le Lac-Tchad. Les habitants peuvent etre relocalises. Je suis sur que les riverrains comprendront car cela dans leur interret. L'Europe doit prendre le project en main car c'est elle la cause avec ses indrustries. Le monde est devenu un village planetaire: le probleme ecologique d'un pays doit celui de tous les pays du monde.

Les consequences de l'environtment d'un pays peuvent se repandrent dans tout le monde entier.

Salut

domages

vraiment domages de voire notre belle afrique et ses risches ce detruis. je trouves aussi domages que personne ne fait rien pour sauver notre afrique qu er cher pour nous.

lac-tchad

le changement climatique est cite dans votre reportage comme la cause principale du tarissement du lac-tchad. Que dit-on alors de la dimunitoin voire meme de la disparutoin de certaines especes (animal et vegetal) ? J'attire votre attentoin que les etats qui forment ce lac (Tchad , Cameroun, Nigeria et le Niger)sont aussi responsables . Les peuples qui habitent les abords de ce lac vivent dans une extreme pauvrete causée par ceux qui sont censés les proteger.Il est impossible de croire qu'un militaire ou un agent des eaux et forêts demandent à un pêcheur ou un cultivateur de donner 500 milles , un million voire plus pour un rien . En rappel que ce paysans n'a pas droit un reçu pour justifier pourquoi il donne cet argent . A cela s'ajote l'ignorance dont ces peuples sont victimes . Je dis cela en connaissance de cause car j'ai vecu une vingtaine d'année au abords de ce lac , mais actuellement je suis au Burkina Faso.
Pour toutes precisions veuillez me contacter au 00226 70920741 OU au 00226 76621645. Je me nomme TOTODET Simon le mail totodet1e@yahoo.fr

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