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Afrique

Les Shebab nient toute responsabilité dans l'attentat de Mogadiscio

Texte par Dépêche

Dernière modification : 04/12/2009

Les islamistes des milices Shebab ont nié toute implication dans l'attentat-suicide perpétré jeudi dans un hôtel de Mogadiscio. Une attaque qui a coûté la vie à 19 personnes, dont trois ministres du gouvernement de transition.

AFP - Les insurgés islamistes shebab ont démenti vendredi être impliqués dans l'attentat suicide perpétré la veille à Mogadiscio qui a fait au moins 19 tués, dont trois ministres du gouvernement somalien, dans une déclaration de leur porte-parole à l'AFP.

"Nous avons eu écho de cette tragédie par les médias", a déclaré à l'AFP le porte-parole officiel des shebab, Sheikh Ali Mohamud Rage.

"Nous ne sommes en rien impliqués dans cet incident, les moujahidine shebab n'ont jamais commis un tel acte", a affirmé Mohamud Rage, qui en a rejeté la responsabilité sur "le gouvernement apostat" du président cheikh Sharif Ahmed.

Au moins 19 personnes, en majorité des étudiants, ainsi que trois ministres du gouvernement de transition (TFG) et trois journalistes locaux, ont été tuées dans cet attentat suicide, commis lors d'une cérémonie de remise de diplômes à des étudiants.

L'attaque, qui a fait en outre plus de 60 blessés, a eu lieu dans la matinée à l'hôtel Shamo, dans la petite partie de la capitale somalienne encore sous contrôle du gouvernement.

Soutenu à bout de bras par la communauté internationale, le TFG du président cheikh Sharif Ahmed (au pouvoir depuis janvier 2009) ne contrôle que quelques quartiers de la capitale, avec le soutien des 5.300 soldats de l'Amisom, face aux insurgés shebab et du Hezb al-Islam.

Les membres du TFG sont régulièrement la cible d'attentats menés par ces insurgés islamistes, en particulier des shebab, qui se réclament d'Al-Qaïda et de son idéologie du jihad mondial.

Première publication : 04/12/2009

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