Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN

"Il faut que Pékin réévalue ses politiques dans les régions tibétaines"

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Uruguay : la vie après Guantanamo

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Turquie : les Alévis, des musulmans à part

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Tunisie : vieux président pour jeune démocratie

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Comédies musicales, friandises, illuminations : les réjouissances de fin d'année !

En savoir plus

SUR LE NET

L'Unicef invite les enfants de Gaza à dessiner leur futur

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Gabon : un vent de contestation

En savoir plus

DÉBAT

Gabon : l'opposition demande le départ du président Ali Bongo

En savoir plus

DÉBAT

Trois attaques en France en 48 heures : un effet de mimétisme ?

En savoir plus

Planète

Quand les climato-sceptiques s'invitent dans les débats

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 08/12/2009

Les thèses remettant en cause le lien entre le réchauffement climatique et l'activité humaine ont le vent en poupe au Royaume-Uni. À tel point que les services météorologiques britanniques ont dû sortir l'artillerie lourde.

A l’heure où la planète entière s’est donné rendez-vous à Copenhague, au Danemark, pour tenter de juguler le réchauffement climatique, la presse britannique se repaît des nombreux rebondissements qui jalonnent  ce qu’elle appelle le "Climategate". Dernier épisode en date, la réponse du service météorologique du Royaume-Uni aux climato-sceptiques. Soucieux de tordre le cou à des thèses que le scandale n’a fait que raviver, l’organisme a promis, samedi, de publier sur Internet 150 années de données censées apporter la preuve de l’inquiétante montée du mercure. Pas sûr que cela suffise à apaiser la polémique.

Un webdocumentaire FRANCE 24 - RFI

Tout a commencé à la fin novembre lorsque des milliers de mails rédigés par les scientifiques de la prestigieuse Unité de recherche climatique (CRU) de l’université d’East Anglia, à Norwich, ont été publiés sur Internet. Des échanges électroniques qui prouveraient que les chercheurs n’ont pas hésité à "manipuler" des données pour surévaluer le risque d'un réchauffement climatique dû à l'activité humaine.

Cette fuite, que l’on doit à un hacker non identifié, a tôt fait d’affoler les nombreux adeptes des théories du complot sur la Toile et, plus largement, les climato-sce

ptiques. Les sites consacrés à cette affaire ont fleuri en ligne. Sur l’encyclopédie participative Wikipédia, l’entrée "Climategate" a fait son apparition. Le site de micro-blogging Twitter a également été largement mis à contribution. La plupart des intervenants remettent en cause ce qu’ils appellent le "consensus mondial" et espère que le sommet de Copenhague sera l’occasion d’un débat sur la question.

"On-nous-ment-on-nous-cache-tout"

Le dossier de TV5MONDE

Au-delà du traditionnel "on-nous-ment-on-nous-cache-tout", les tenants de la thèse conspirationniste affirment que les données ont été modifiées par des scientifiques en quête de substantielles subventions. D'autres croient voir la main de la Russie qui n’aurait aucun intérêt industriel à ce qu’un accord émerge du sommet de Copenhague.

Mais contrairement à bon nombre de thèses farfelues qui circulent sur le Net, ce dernier lièvre levé par les internautes s’est largement invité dans le débat public. L’université d’East Anglia a lancé une enquête, indépendante de celle menée par la police, pour débusquer le délinquant à l’origine de la fuite. Pour le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), le piratage est bien "trop sophistiqué pour être l’œuvre d’un amateur". Mais serait plutôt celle de "mercenaires russes du piratage informatique". Un travail de sape qui, quelqu’en soient ses auteurs, remporte un certain succès.

 

 

Plusieurs pays ou responsables politiques se sont en tout cas emparés de la thèse défendue par les "climato-sceptiques". Tel ce responsable saoudien chargé des négociations sur le réchauffement climatique qui a affirmé sur la BBC que cette affaire aurait un "énorme impact" sur les débats à Copenhague. Aux Etats-Unis, des élus du Congrès ont également repris ces arguments pour s’opposer à une loi contre le réchauffement climatique.

 

Quelque soit l’origine du scandale, son retentissement se fait déjà ressentir auprès des populations, notamment au Royaume-Uni. Un sondage publié, dimanche, dans le "Sunday Telegraph", montre que 39 % des Britanniques pensent que le réchauffement climatique n’est pas dû à l’activité humaine…
 

Première publication : 06/12/2009

  • ÉCOLOGIE

    Petit guide sur les logos verts pour éviter les arnaques

    En savoir plus

  • LITTÉRATURE

    L'écologie expliquée aux plus jeunes est prolixe... mais radote déjà

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)