AFP - Un millier de délégués se retrouvent à Nantes à partir de lundi et jusqu'à vendredi pour le 49e congrès de la CGT, où Bernard Thibault, qui sera réélu sans surprise, va devoir répondre à des militants parfois en proie au doute sur l'orientation de leur centrale syndicale.
Le secrétaire général va tenter, malgré des résistances affichées, d'enraciner sa stratégie de compromis et de remédier à la sclérose de l'organisation interne menaçant l'avenir même du plus ancien syndicat français.
Pour la première fois depuis qu'il est secrétaire général (1999), Bernard Thibault et son orientation politique, que certains chercheurs qualifient de "Gorbatchev de la CGT", sont ouvertement contestés par un collectif de communistes orthodoxes et militants d'extrême gauche - "où va la CGT?" - formé derrière un responsable du Nord, Jean-Pierre Delannoy.
Mais la candidature de son opposant n'est que symbolique faute de satisfaire aux exigences statutaires, et Bernard Thibault, est assuré d'être réélu pour un quatrième mandat. A part le renouvellement des cadres, l'un des principaux défis du congrès sera de chercher à élargir la base du syndicat, surtout dans des secteurs comme les services, où la CGT peine à s'implanter, alors que ses bastions industriels traditionnels subissent la crise de plein fouet.
La centrale se penchera aussi sur le problème de l'engagement syndical des jeunes, freiné par la précarité de l'emploi, et devrait proposer d'orienter d'avantages de moyens pour eux.
Lundi est prévu le vote sur le rapport d'activité, qui permettra de jauger l'ampleur des résistances internes à la mutation engagée.
La CGT est le premier syndicat français en terme de résultat aux élections professionnelles, avec 33,8% des voix aux prud'homales de 2008. Mais, avec 654.500 adhérents, elle se trouve derrière la CFDT en matière d'effectifs revendiqués (814.000).






