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La police déloge le militant de Greenpeace enchaîné à une voie ferrée

Texte par Dépêche

Dernière modification : 07/12/2009

La police a évacué ce matin un militant qui s'était enchaîné la veille à une voie ferrée à Cherbourg. Greenpeace voulait ainsi empêcher l'arrivée d'un convoi nucléaire en provenance de Russie mais celui-ci est finalement parvenu à bon port.

AFP - Les forces de l'ordre ont procédé lundi matin à l'évacuation d'un militant de Greenpeace qui s'était enchaîné dimanche soir à la voie ferrée à Cherbourg pour empêcher l'arrivée d'un train transportant de l'uranium à destination de la Russie, a constaté un correspondant de l'AFP.

Une trentaine de gendarmes mobiles et de policiers ont participé à cette délicate opération, encore en cours vers 6h00. En effet, le militant, allongé sur la voie, avait les deux bras placés dans un manchon rigide passant sous les rails.

Greenpeace demande un moratoire sur les exportations d'uranium vers la Russie tant que les enquêtes commanditées par le ministre de l'environnement Jean-Louis Borloo sur le devenir de ces exportations vers ce pays ne sont pas achevées.

Un navire battant pavillon maltais est attendu "dans les tout prochains jours" à Cherbourg où il doit embarquer une cargaison d'uranium appauvri en provenance de l'usine Areva de Pierrelatte (Drôme) pour l'acheminer vers la Russie, avait confirmé dimanche Areva.

Selon Areva, l'uranium appauvri est acheminé en Russie pour y être réenrichi avant d'être de nouveau expédié en France où il servira à fabriquer du combustible nucléaire.

Mais selon Greenpeace, qui fait état d'un rapport présenté comme officiel, "depuis 2006, 33.000 tonnes d'uranium ont été exportées vers la Russie (dont 23.540 tonnes d'uranium appauvri) et seulement 3.090 tonnes ont été réexpédiées en France" et le reste "abandonné sur place".

Première publication : 07/12/2009

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