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Chronologie de la "guerre sale"

Texte par Andres BERMUDEZ LIEVANO

Dernière modification : 10/12/2009

La junte qui a régné sur l'Argentine entre 1976 et 1983 est accusée d'avoir fait disparaître des milliers de personnes pendant la "guerre sale". Retour sur ces années noires, qui ont laissé des traces indélébiles dans l'histoire du pays.

1974 : Après la mort du président Juan Peron, sa veuve, Maria Estela Martinez, prend la tête de l’Argentine. Le pays plonge dans le chaos et le gouvernement échoue à contrer les attaques terroristes des groupes d’extrême gauche, comme l’Armée révolutionnaire du peuple (ERP) ou l'organisation politico-militaire des Montoneros. Soutenu par l'État, le premier escadron de la mort voit le jour.

1976 : Après le renversement du pouvoir en place, quatre juntes militaires se succédent à la tête du pays jusqu'en 1983. Les premiers dirigeants militaires proclament un "Processus de réorganisation nationale", qui est considéré comme le début de la dictature. Des centaines de personnes sont emprisonnées à travers tout le pays, alors que des milliers d'autres prennent la fuite.

1978 : La Coupe du monde de football est organisée en Argentine, alors que l'opinion internationale commence à peine à prendre conscience de la situation qui prévaut dans le pays.

Avril à juin 1982 : Face au mécontement populaire, le régime militaire au pouvoir envahit les îles britanniques des Malouines, espérant regagner ainsi le soutien de la population. Mais, après trois mois de guerre, Londres reprend le contrôle de l'archipel. La défaite de l'Argentine précipite la chute du régime en place à Buenos Aires.

Décembre 1983 : Rétablissement de la loi civile.

1984 : La Commission nationale sur la disparition des personnes publie son rapport sur les violations des droits de l’Homme durant la dictature. Elle estime à quelque 9 000 le nombre de personnes qui ont disparu pendant cette période. Intitulé "Plus jamais" ("Nunca mas"), le texte est l'ouvrage qui s'est le mieux vendu dans le pays durant la décennie.

1985 : Plusieurs chefs militaires écopent d'une peine de prison à vie lors du "Procès des juntes". 

1986-1987 : Soucieux de préserver une démocratie fragile, le président Raul Alfonsin signe les "lois du pardon", dites "Punto Final" ("Point final") et "Obediencia Debida" ("Devoir d'obéissance"). La première accorde une prescription anticipée à la plupart des militaires qui n'ont pas encore été jugés, la seconde disculpe les gradés ayant commis des atrocités sur ordre des dirigeants des forces armées.

1990 : Élu en 1989, le président Carlos Menem déclare un pardon général en vue d’amorcer une réconciliation nationale. Les chefs militaires détenus sont libérés. 

2003 : Le Congrès abolit les "lois du pardon", ouvrant la voie à une reprise des procès intentés aux officiers militaires accusés de violations des droits de l’Homme.

2005 : Le corps de Léonie Duquet, l'une des deux religieuses françaises disparues pendant la "guerre sale" est retrouvé dans un charnier. Celui d’Alice Domon est toujours introuvable.

2006 : L’ancien commissaire de police Miguel Etchecolatz est le premier militaire incarcéré depuis l’abolition des lois d’amnistie. Le verdict qualifie de génocide le terrorisme d’État pratiqué par la junte.

Première publication : 09/12/2009

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