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FOCUS

Un reportage tourné par nos correspondants sur un sujet qui fait l’actualité dans leur pays, suivi du décryptage de notre invité. Du lundi au vendredi, à 14h15.

Dernière modification : 10/12/2009

À Ciudad Juarez, le racket systématique des commerçants

A Ciudad Juarez, on dénombre 2 500 meurtres en 2009, et ce sans compter les extorsions, menaces, séquestrations, maisons et commerces brûlés. Les commerçants de la ville sont des cibles de choix pour les organisations mafieuses que sont les cartels de la drogue.

Jean Rivelois, professeur à l’Institut des hautes études de l'Amérique latine, et Laurence Cuvillier, notre correspondante à Mexico, sont les invités de ce Focus. 

A Ciudad Juarez, près de 2500 meurtres ont été commis en 2009. Deux cartels de la drogue, qui s’y livrent une guerre sordide, ont créé un désordre dans lequel se sont infiltrés des centaines de bandes criminelles. Les commerçants sont parmi les premières victimes : extorsions, menaces, incendies et séquestrations… Le crime organisé profite du fait que les autorités soient complètement débordées par la situation. A tel point que, mi-novembre, un syndicat de patronat de la ville a envoyé une requête au gouvernement mexicain pour demander l’intervention de l’ONU dans cette ville connue pour être la plus dangereuse du monde.

“Soit je paie mes impôts, soit je paie la ‘cuota’, confie un garagiste lors de la manifestation du 6 décembre. Je n’ai pas les moyens de payer les deux. Et puis, au nom de quoi devrais-je donner mon argent à l’Etat s’il ne fait rien pour nous.” La ‘cuota’, un mot qui désigne la somme d’argent que réclament les cartels de la drogue ou les organisations criminelles aux commerçants de la ville. Un système de racket qui s’est généralisé en deux ans : 70 à 80 % des commerçants de Ciudad Juarez en seraient victimes. Et cela va du vendeur de burritos dans la rue, au PDG de maquilarora… “La plupart des commerçants refusent d’avouer qu’ils la paient, commente un journaliste local. Ils ont honte. De toutes façons, ceux qui ne la paient pas, c’est qu’ils collaborent d’une autre manière avec une organisation criminelle…”

Rafale de mitraillette

Scénario classique : le premier jour, un groupe inconnu arrive dans une voiture aux vitres fumées. Ils font savoir au propriétaire qu’il a 24 heures pour payer. La somme peut aller jusqu’à 1 000 euros par mois pour un commerce moyen. Le lendemain, si le commerçant n’a pas payé, le groupe repasse et lance une rafale de mitraillette sur la façade. Un signe qui veut dire : “Paie. On ne plaisante pas.” Parfois, entre-temps, le commerçant a prévenu la police. Des agents sont passés, ont constaté les faits, mais disent qu’il est impossible de prouver que cette rafale était dirigée contre lui – les coups de feu sont si fréquents ici. Au mieux, une enquête est lancée, mais à savoir quand les premières démarches auront lieu… Le troisième jour, si le commerçant n’a pas payé, les malfaiteurs mettent le feu à son négoce.

Pourquoi les autorités ne réagissent-elles pas? “S’ils ne portent pas plainte, nous ne pouvons rien faire, explique le chef de la police municipal. Mais quand un commerçant porte plainte, bien sûr, nous mettons tous les moyens en œuvre pour le protéger, en lui donnant une escorte s’il faut.” Ce qu’il ne dit pas, c’est que l’escorte sera facturée au plaignant. A un prix souvent prohibitif que peu de personnes peuvent débourser…


 

Par Laurence CUVILLIER

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