Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Afrique du Sud : violentes manifestations à Mahikeng

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

La fin d'une ère : Arsène Wenger quitte Arsenal

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Contestation sociale en France : l'impossible concertation ?

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

Dans la peau d'un batelier du Nord

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Le géant américain Starbucks accusé de racisme

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Emmanuel Macron peut-il réformer la Zone euro ?

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Café en capsules : "L'impact écologique est considérable"

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Qui a peur de la dette ?

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Le succès des monnaies locales

En savoir plus

FOCUS

Un reportage tourné par nos correspondants sur un sujet qui fait l’actualité dans leur pays, suivi du décryptage de notre invité. Du lundi au vendredi, à 14h15.

Dernière modification : 10/12/2009

À Ciudad Juarez, le racket systématique des commerçants

A Ciudad Juarez, on dénombre 2 500 meurtres en 2009, et ce sans compter les extorsions, menaces, séquestrations, maisons et commerces brûlés. Les commerçants de la ville sont des cibles de choix pour les organisations mafieuses que sont les cartels de la drogue.

Jean Rivelois, professeur à l’Institut des hautes études de l'Amérique latine, et Laurence Cuvillier, notre correspondante à Mexico, sont les invités de ce Focus. 

A Ciudad Juarez, près de 2500 meurtres ont été commis en 2009. Deux cartels de la drogue, qui s’y livrent une guerre sordide, ont créé un désordre dans lequel se sont infiltrés des centaines de bandes criminelles. Les commerçants sont parmi les premières victimes : extorsions, menaces, incendies et séquestrations… Le crime organisé profite du fait que les autorités soient complètement débordées par la situation. A tel point que, mi-novembre, un syndicat de patronat de la ville a envoyé une requête au gouvernement mexicain pour demander l’intervention de l’ONU dans cette ville connue pour être la plus dangereuse du monde.

“Soit je paie mes impôts, soit je paie la ‘cuota’, confie un garagiste lors de la manifestation du 6 décembre. Je n’ai pas les moyens de payer les deux. Et puis, au nom de quoi devrais-je donner mon argent à l’Etat s’il ne fait rien pour nous.” La ‘cuota’, un mot qui désigne la somme d’argent que réclament les cartels de la drogue ou les organisations criminelles aux commerçants de la ville. Un système de racket qui s’est généralisé en deux ans : 70 à 80 % des commerçants de Ciudad Juarez en seraient victimes. Et cela va du vendeur de burritos dans la rue, au PDG de maquilarora… “La plupart des commerçants refusent d’avouer qu’ils la paient, commente un journaliste local. Ils ont honte. De toutes façons, ceux qui ne la paient pas, c’est qu’ils collaborent d’une autre manière avec une organisation criminelle…”

Rafale de mitraillette

Scénario classique : le premier jour, un groupe inconnu arrive dans une voiture aux vitres fumées. Ils font savoir au propriétaire qu’il a 24 heures pour payer. La somme peut aller jusqu’à 1 000 euros par mois pour un commerce moyen. Le lendemain, si le commerçant n’a pas payé, le groupe repasse et lance une rafale de mitraillette sur la façade. Un signe qui veut dire : “Paie. On ne plaisante pas.” Parfois, entre-temps, le commerçant a prévenu la police. Des agents sont passés, ont constaté les faits, mais disent qu’il est impossible de prouver que cette rafale était dirigée contre lui – les coups de feu sont si fréquents ici. Au mieux, une enquête est lancée, mais à savoir quand les premières démarches auront lieu… Le troisième jour, si le commerçant n’a pas payé, les malfaiteurs mettent le feu à son négoce.

Pourquoi les autorités ne réagissent-elles pas? “S’ils ne portent pas plainte, nous ne pouvons rien faire, explique le chef de la police municipal. Mais quand un commerçant porte plainte, bien sûr, nous mettons tous les moyens en œuvre pour le protéger, en lui donnant une escorte s’il faut.” Ce qu’il ne dit pas, c’est que l’escorte sera facturée au plaignant. A un prix souvent prohibitif que peu de personnes peuvent débourser…


 

Par Laurence CUVILLIER

COMMENTAIRE(S)

Les archives

20/04/2018 Pakistan

Pakistan : un printemps pachtoune ?

Environ 30 millions de Pachtounes vivent au Pakistan, soit 15% de la population. Pris en étau entre les terroristes et l’armée pakistanaise, ils sont très souvent discriminés....

En savoir plus

19/04/2018 Liban

Face à une crise des déchets qui s’éternise, des Libanais se mobilisent

Au Liban, la gestion des déchets empoisonne la vie des Libanais depuis plusieurs années. En particulier à Beyrouth et sur le littoral, où les poubelles s'amoncellent, provoquant...

En savoir plus

18/04/2018 Amériques

Vidéo : la fin du règne des frères Castro à Cuba

Une page se tourne à Cuba. L'Assemblée nationale cubaine se réunit mercredi et jeudi pour désigner le nouveau président de l'île, ouvrant la voie à une transition historique....

En savoir plus

17/04/2018 Trafic de drogue

L’Andalousie, porte d'entrée du haschisch en Europe

Plus de 70% du cannabis qui circule en Europe passe par l'Andalousie, dans le sud de l’Espagne. La drogue transite depuis le nord de l'Afrique via des hors-bords. A une trentaine...

En savoir plus

16/04/2018 Afrique

Vidéo : dans le nord du Mali, avec l'armée française

Alors que le Mali a connu un nouveau week-end de violences avec une attaque contre la Minusma et la force Barkhane à Tombouctou, nos reporters Claire Paccalin et Fanny Allard se...

En savoir plus