- Irak - Pétrole
Vente aux enchères de dix champs pétroliers, Shell remporte celui de Majnoun
En tout, quarante-quatre compagnies pétrolières sont intéressées par la vente aux enchères organisée par le Premier ministre irakien. Shell-Petronas a déjà remporté le champ pétrolier géant de Majnoun et le chinois CNPC celui d'Halfaya.
La séance d'enchères pour l'attribution à des compagnies étrangères de cinq champs pétroliers irakiens s'est ouverte vendredi à 09H40 (06H40 GMT) à Bagdad, a constaté un journaliste de l'AFP.
C'est le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki qui a ouvert la séance au ministère du Pétrole en présence de représentants des 44 compagnies pétrolières en lice, dont les grandes majors internationales.
Au total, les enchères concernent 10 champs pétroliers (cinq vendredi et cinq samedi).
Le premier mis à l'encan est celui de Majnoun, dont les réserves sont estimées à 12,58 milliards de barils et qui ne produit actuellement que 45.900 b/j. C'est le consortium composé de l'Anglo-Néerlandais Shell et du Malaisien Petronas qui a remporté cette exploitation du sud de l'Irak, a annoncé vendredi à Bagdad le ministre irakien du Pétrole Hussein al-Chahristani.
Shell (60%) et Petronas (40%) ont proposé d'être rémunérés 1,39 dollar par baril et de porter la production à 1,8 million de barils/j d'ici six ans.
Le prix de la rémunération offert par ce consortium est un peu plus bas que celui envisagé par le ministère du Pétrole.
"Il a obtenu 100 points contre 75 à son concurrent donc nous pouvons annoncer que le cartel mené par Shell a gagné", a indiqué le ministre irakien.
Shell-Petronas a battu le Français Total, associé au Chinois CNPC (43%), qui proposait d'être rémunéré 1,75 dollar par baril et de porter la production à 1,405 baril/j.
Parmi les quatre autres qui doivent être attribués figurent Bagdad-est, à la périphérie de la capitale, avec des réserves estimées à 8,1 milliards de barils, et Halfaya, dans le sud, près de la frontière avec l'Iran, avec des réserves de 4,1 milliards de barils. Le consortium conduit par le Chinois CNPC a remporté vendredi le champ pétrolier de Halfaya, dans le sud de l'Irak, dont les réserves sont estimées à 4,09 milliards de barils.
Ce cartel, dont le chef de file est CNPC (50%), compte également dans ses rangs le Français Total (25%) et le Malaisien Petronas, a annoncé vendredi à Bagdad le ministre irakien du Pétrole Hussein al-Chahristani.
Ils ont proposé d'être rémunérés 1,40 dollar par baril et de porter la production à 535.000 barils/j d'ici six ans, contre 3.100 b/j actuellement.
Deux autres champs plus petits sont également proposés: Eastern Fields (est), avec des réserves de 0,36 milliard de barils, et Qaiyarah (nord) avec 0,80 milliard de barils.
La réunion se poursuivra donc samedi avec l'attribution des cinq derniers champs dont celui de Qourna-Ouest 2, qui recèle 12,8 milliards de barils.
Les réserves mises en jeu s'élèvent au total à 41,2 milliards de barils et, si ces enchères sont réussies, l'Irak peut devenir d'ici six ans l'égal des grands producteurs mondiaux de brut.


























Commentaires (1)
vente des puits de petrole irakien
Cela prouve une fois de plus que les américains on déclaré la guerre à l'Irak uniquement pour s'approprier les réserves de pétrole irakien.
Bonne initiative
C'est le signe que les richesses de l'Irak appartiennent maintenant à son peuple et sont gérées par ceux qu'il a élu contrairement dans le passé où elles étaient aux mains de l'ex dictateur ,de sa famille et de ses proches qui les ont lapidées dans l'armement, les guerres , les annexions et l'entretien de sa clientèle de "pétrole contre nourriture" aussi dans l'acquisition de biens de luxe:palais des mille et une nuit, des résidences en Europe conduisant l'Irak à se mettre par l'ONU sous l'article 7 et à son endettement de plus 120 milliards de $. L'organisation de vente par les enchères publiques, où participent environ 44 sociétés internationales spécialisés dans les hydrocarbures, est une garantie de transparence. Souhaitons que ce pays arrivent, par ces nouvelles capacités d'exportation et donc de recette, à résorber les cumuls des désastres socio-économiques de l'ancien régime.
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