Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Irak : comment lutter contre l'organisation de l'État islamique ?

En savoir plus

DÉBAT

UE - États-Unis - Russie : le double-jeu des sanctions

En savoir plus

SUR LE NET

La Toile boycotte la vidéo de l'exécution de James Foley

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Nos étoiles contraires", sortez vos mouchoirs !

En savoir plus

FOCUS

La bataille du salaire minimum aux États-Unis

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Benjamin Stora : "Les Français connaissent assez mal l’histoire de l’immigration"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Barbarie"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"La constance, c'est la confiance"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

La fermeture de restaurants Mac Donald's en Russie : scandale sanitaire ou pression politique ?

En savoir plus

  • Ebola : les deux Américains traités au sérum ZMapp sont guéris

    En savoir plus

  • Mohamed Deif, plus que jamais ennemi juré d'Israël

    En savoir plus

  • Sans surprise, Erdogan choisit Davutoglu au poste de Premier ministre turc

    En savoir plus

  • Ebola : "Moi, je refuse de faire un vol vers Conakry"

    En savoir plus

  • La Tunisie et l'Égypte ferment leurs frontières aériennes avec la Libye

    En savoir plus

  • À Bangui, plusieurs centaines de manifestants réclament le départ des soldats français

    En savoir plus

  • Yémen : ultimatum de la rébellion chiite qui exige la démission du gouvernement

    En savoir plus

  • Gaza : trois commandants du Hamas tués dans un raid israélien

    En savoir plus

  • Présidentielle au Brésil : la candidature de Marina Silva menace Dilma Rousseff

    En savoir plus

  • Syrie - Irak : le pape François tantôt pacifiste, tantôt interventionniste

    En savoir plus

  • Cécile Rol-Tanguy : "Je représente les résistantes qui ont été oubliées"

    En savoir plus

  • Ukraine : "C’est le début de la Troisième Guerre mondiale"

    En savoir plus

  • Assassinat de James Foley : les États-Unis ont tenté de le libérer

    En savoir plus

  • Benjamin Stora : "Les Français connaissent assez mal l’histoire de l’immigration"

    En savoir plus

  • Darius, ce jeune Rom lynché en juin et SDF en août

    En savoir plus

Planète

Pour Gordon Brown, trouver un accord sera "très difficile"

Vidéo par Christophe DANSETTE

Texte par Dépêche

Dernière modification : 16/12/2009

Bien que "déterminé à travailler avec tous les pays", le Premier ministre britannique - à l'instar de la présidente danoise de la conférence - s'est montré réservé sur la conclusion d'un accord pour lutter contre le réchauffement climatique.

AFP - La session ministérielle de la conférence de l'ONU visant à conclure un accord mondial sur le climat a débuté mardi après-midi à Copenhague par des mises en garde répétées sur le risque d'échec en raison du blocage persistant dans les négociations.
   

A trois jours du sommet qui doit rassembler quelque 120 chefs d'Etat et de gouvernement pour clore la conférence, les ministres de l'Environnement ont formellement entamé leurs travaux, en présence du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, venu donner un coup de fouet à des pourparlers enlisés dans les querelles entre pays riches et en développement sur les objectifs et les financements. Ce sommet constitue un "moment déterminant dans l'histoire", a-t-il affirmé.
   
La présidente danoise de la conférence, Connie Hedegaard, a averti les ministres: "Je dois vous le dire, nous pouvons échouer. Si nous voulons réussir - et nous allons réussir ! - nous devons changer de vitesse. Cela signifie que le mot clé des deux prochains jours doit être +compromis+".
   
"Nous sommes presque à court de temps", a lancé le responsable de l'ONU chargé du climat, Yvo de Boer, déplorant qu'il y ait eu "des progrès mais pas suffisamment pour pouvoir présenter Copenhague au monde comme un succès".
   

Un webdocumentaire FRANCE 24 - RFI

Un cri d'alarme déjà lancé la veille par M. Ban, qui a souligné mardi à Copenhague que le financement pour "venir en aide aux pays les plus vulnérables" constituerait un "élément clé" d'un accord.
   
Ce financement est un des points majeurs sur lesquels s'affrontent pays industrialisés et en développement, avec les objectifs chiffrés et la répartition des efforts.
   
Mardi, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton soulignait ainsi que la pression ne peut reposer exclusivement sur les pays industrialisés, qui doivent certes montrer la voie, car "pratiquement toute la croissance des émissions dans les 20 années à venir viendra des pays en développement".
   
Ce point oppose notamment les Etats-Unis et la Chine, les deux plus gros pollueurs de la planète. Tous deux ont réitéré mardi leurs positions, irritant l'Union Européenne.
   
"Il y a deux pays qui représentent la moitié des émissions mondiales", a lancé le ministre suédois de l'Environnement, Andreas Carlgren, dont le pays préside actuellement l'UE. "Nous attendons toujours de leur part qu'ils relèvent leur niveau d'ambition en termes de réduction d'émissions".
   
Mais Pékin s'est à nouveau refusé à débattre de ses objectifs d'émissions de gaz à effet de serre, qui ne prévoient pas de réduction en volume absolu afin de ménager sa croissance.
   
Et l'émissaire américain à la conférence, Todd Stern, a lui aussi exclu de revoir à la hausse à Copenhague les objectifs de réduction à l'horizon 2020, soulignant que le Congrès doit encore adopter une loi en la matière.
   
Mardi matin, un nouveau projet d'accord, laissant de côté les objectifs chiffrés de réductions, confiés à des groupes de travail, a été soumis aux délégués. Et un nouveau projet d'accord global, rédigé par la présidence danoise, était attendu mercredi.
   
L'idée reste de limiter le réchauffement de la planète à + 2 degrés. Ce qui implique des réductions drastiques et rapides des émissions.
   
Le sentiment d'urgence s'accroît d'heure en heure, avant le sommet de vendredi.
   
Une conférence téléphonique pour faire le point a eu lieu dans l'après-midi entre Mme Merkel, le président américain Barack Obama, le président français Nicolas Sarkozy et le Premier ministre britannique Gordon Brown.
   
A son arrivée dans la capitale danoise, M. Brown a estimé qu'il sera "très difficile" d'aboutir à un accord.
   
L'avenir du protocole de Kyoto, seul traité international contraignant contre le réchauffement, dont la première période d'engagement s'achève fin 2012, reste aussi sujet de tensions. Y voyant la seule garantie crédible d'un engagement contraignant des pays riches, les pays en développement y sont farouchement attachés.
   
L'Union africaine a ainsi averti mardi que Copenhague risquait de déboucher sur "l'arrêt de mort du protocole de Kyoto", ce qui entraînerait "la mort de l'Afrique".
   
Mais l'intransigeance sur Kyoto irrite d'autres pays. "C'est inquiétant. La conférence ne progresse pas à cause de cela", a estimé le ministre japonais de l'Environnement, Sakihito Ozawa.
   
D'ores et déjà, l'ancien vice-président américain et prix Nobel de la Paix Al Gore a réclamé mardi à Copenhague un sommet dès juillet 2010 à Mexico pour finaliser l'accord contre le réchauffement, que pourraient adopter vendredi plus de 110 chefs d'Etat et de gouvernement.
   
Pour assurer la sécurité des dirigeants mondiaux, attendus d'ici à vendredi pour la fin du sommet, la police danoise a accentué mardi son dispositif et prôné la fermeté en cas de nouvelles manifestations de protestation. Une trentaine de militants d'ONG ont été arrêtés mardi après-midi à la veille d'une action de désobéissance civile prévue devant le Bella center.

Première publication : 16/12/2009

  • SOMMET DE COPENHAGUE

    Ban Ki-moon presse les négociateurs à "redoubler d'efforts"

    En savoir plus

  • SOMMET DE COPENHAGUE

    Les pays du Sud tentent de peser sur les négociations

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)