Dernière modification : 17/12/2009 

- Aéronautique - Grèves - Justice - Royaume-Uni


British Airways obtient l'interdiction de la grève de Noël votée par ses salariés

La justice britannique a donné raison à la direction de British Airways qui contestait la légalité d'une grève votée à plus de 92 % par son personnel navigant et qui menaçait de perturber le trafic de la compagnie durant les fêtes de fin d'année.

Par Florence VILLEMINOT (vidéo)
Dépêche (texte)
 

AFP - La compagnie aérienne British Airways, qui contestait la légalité du vote d'une grève par son personnel navigant, qui aurait pu paralyser son trafic à Noël et au Nouvel An, a obtenu jeudi l'interdiction par un jugement en référé de cet arrêt de travail.

"Nous nous réjouissons pour nos clients que la menace d'une grève à Noël ait été levée" par la Haute Cour de Londres, qui avait été appelée à trancher sur la légalité de cette grève par la compagnie aérienne.

"C'est une décision qui va être saluée par des centaines de milliers de familles au Royaume-Uni et dans le monde", a ajouté la compagnie aérienne.

Le personnel navigant de BA s'était prononcé lundi à 92,49% en faveur d'une grève, pour protester contre des suppressions de postes et d'autres mesures d'austérité que veut imposer la direction du groupe.

Le syndicat Unite, à l'origine du scrutin, avait aussitôt déposé un préavis en vue d'une grève de 12 jours, du 22 décembre au 2 janvier, menaçant ainsi de clouer au sol les appareils de BA en pleines vacances de Noël et du Nouvel An, durant lesquelles la compagnie prévoit de transporter autour d'un million de passagers.

Un tel arrêt de travail aurait été le premier depuis 1997 chez BA, et le plus long de l'histoire du secteur aérien britannique.

Mais BA avait décidé de porter l'affaire devant la justice, car elle estimait que le scrutin organisé par Unite avait été entaché d'irrégularités. Elle contestait notamment le fait que des employés en cours de licenciement aient pris part au scrutin.

Les codirigeants de Unite, Derek Simpson et Tony Woodley, ont à l'inverse estimé que "c'est un jour triste pour la démocratie", et ont regretté "qu'une décision prise par les employés avec une aussi forte majorité et par un vote à bulletin secret, ait été annulée par un tribunal".

Le syndicat a indiqué qu'il allait examiner ses options, mais a prévenu que ce jugement ne mettait pas fin au conflit, et qu'à moins qu'il ne soit résolu par des négociations, "un nouveau vote sur une grève serait inévitable".
 

Commentaires (1)

gréve des personnels de British Airways

pour moi c'est simple c'est la dictature qui a parler

Où sont les commentaires ?

Ne les diffusez-vous plus ?

Enfin un pays adulte et raisonnable !

Enfant, il ne me serait jamais venu à l'idée de prendre mes parents et ma famille en otage pour un caprice de gamin ! J'aurais trouvé à qui parler !
Heureusement qu'il existe encore des pays adultes pour réfréner les ardeurs de quelques centaines de personnes, prêtes à exposer l'existence de milliers et millions d'autres sur de simples lubies et caprices d'immatures !
L’exemple ferait bien de faire école chez nous, notamment dans ce même domaine, celui des transports ! Quelle Honte d’avoir à subir de telles avanies sociales dans un monde qui se dit « civilisé » !
C’est vrai que les banques et les traders ont abusé et que certaines révoltes sont compréhensibles, mais je n’ai pas l’impression que, les grévistes devenant traders, ils fassent mieux que ceux-ci dans l’âpreté au gain et le non partage des richesses. Le mal est endémique. Qui sera le moins « gamin » pour arrêter la lutte interminable : un abus, une grève, un conflit… un abus, une grève, un conflit… Je suis las de nos guerres perpétuelles. Ne pourrions-nous pas réfléchir à d’autres solutions, notamment en cette période de Noël, symbole de paix et de salut ? Ne pourrions-nous pas déjà revoir l’éducation et l’exemple que nous donnons à nos enfants, plutôt que de les disposer à l’affrontement, de par les conflits qui règnent souvent au sein des foyers ?
Des valeurs spirituelles ont été données à l’homme, pourquoi leur tournons-nous continuellement le dos ? On préfère aujourd’hui parler de social et de politique, plutôt que de famille et d’éducation. Jusques-à quand ?...

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