Dernière modification : 17/12/2009 

- Nicolas Sarkozy - Réchauffement climatique - Sommet de Copenhague


Nicolas Sarkozy demande l'organisation d'une réunion d'urgence

Craignant que le sommet de Copenhague n'aille "à la catastrophe", le président français a demandé la tenue, dès ce jeudi soir, d'une réunion de travail des principaux dirigeants pour parvenir à un accord final sur le réchauffement climatique.

Par Achren VERDIAN (vidéo)
FRANCE 24 avec dépêches (texte)
 

Alors que les négociations semblent plus que jamais dans l’impasse à moins de 48 heures de la fin du sommet de Copenhague sur le climat, une centaine de chefs d’Etat et de gouvernement se sont retrouvés, ce jeudi, dans la capitale danoise pour tenter de donner une dernière chance au processus.

"Nous allons droit à la catastrophe"
Nicolas Sarkozy, président de la République française

A la tribune du Bella Center, le président français, Nicolas Sarkozy, a affirmé que le sommet allait "à la catastrophe" et a demandé un "changement de braquet". "La conférence de Copenhague ne peut pas consister en une succession de discours qui ne se confrontent jamais. Nous ne sommes pas ici pour un colloque sur le réchauffement climatique, nous sommes ici pour prendre des décisions", a-t-il martelé.

Pour hâter les choses, le numéro un français a réclamé l'organisation d'une réunion dès ce jeudi soir, après le dîner des chefs d'Etat, chez la reine du Danemark. Objectif : "discuter sérieusement" et "trouver un texte de compromis" d'ici à vendredi pour lutter contre le réchauffement climatique. 

Prenant à contre-pied l’Union européenne (UE), Nicolas Sarkozy a proposé de maintenir le protocole de Kyoto. "Les gens veulent garder Kyoto. Très bien, gardons Kyoto. Mais trouvons quelque chose qui concerne tout le monde," a-t-il demandé.

L’UE souhaite que les discussions débouchent sur un nouveau traité qui remplacerait celui de Kyoto. De fait, ce dernier ne concerne que les 38 pays industrialisés, dont l'Union européenne, qui l'ont ratifié.

"Les dés ne sont pas jetés"
Nicolas Hulot, écologiste

Washington promet de contribuer à un fonds en cas d'accord

Plus tôt dans la journée, d’autres leaders mondiaux avaient, eux aussi, ouvertement exprimé leurs inquiétudes face aux blocages menaçant l'accord contre le réchauffement de la planète que près de 120 chefs d'Etat et de gouvernement doivent adopter vendredi.

La secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, s'engage sur une participation financière de son pays à une enveloppe globale de 100 milliards de dollars par an d'ici 2020 pour lutter contre le réchauffement.

Mais, précise Jennifer Knock, l'envoyée spéciale de FRANCE 24 à Copenhague, "Hillary Clinton n’a pas précisé quelle serait l’exacte contribution des Etats-Unis au 100 milliards". "Malgré tout, commente la journaliste, cette annonce est très positive."

La Chine en ligne de mire

La secrétaire d'État américaine a toutefois subordonnée cette contribution à "un accord dans lequel toutes les principales économies engagent des actions significatives de réductions des émissions de gaz à effet de serre", avec des engagements de transparence sur leur mise en œuvre.

Hillary Clinton accuse les grandes économies émergentes de faire "marche arrière" sur l'adoption de mécanismes permettant de vérifier et de contrôler les efforts mis en œuvre pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. 

Un webdocumentaire FRANCE 24 - RFI

Les Etats-Unis sont soucieux de pouvoir vérifier, mesurer et contrôler les efforts engagés notamment par la Chine contre le changement climatique.

Les délégués de 193 pays sont désormais saisis de deux textes rédigés par les responsables des Nations unies, portant sur les engagements à venir au titre de la Convention climat de l'ONU et sur l'ouverture d'une deuxième phase du protocole de Kyoto, à partir de 2013.

Commentaires (4)

COPENHAGUE

Il faudrait être nul pour comprendre le système du vote de Copenhague qui par le vote était déjà voué à l'échec. Pour que le vote des pays soit ok il suffisait qu'un sel vote soit négatif pour tout annuler. Il était obligatoire de savoir que le somment de Copenhaque serait un échec total puisque sur le nombre de pays il était certain qu'au moins un pays soit en contradiction. Ils nous prennent pour des nonos!

fautes

"l’exacte contribution des Etats-Unis au 100 milliards"
"La secrétaire d'État américaine a toutefois subordonnée"
au moins deux fautes d'orthographe dans cet article

l'accord

Il aura bien un accord plus ou moins bon, plus ou moins safisfaisant, mais le problème est dans son application. Pas seulement dans les moyens de controle, mais dans la positiond ela communauté internationale face aux dissidents. L'exemple des accords de l'ONU et de leurs applications ou plutot de leur non-application est frappant à ce sujet. Par quel moyen pourrait -on contraindre un pays qui ne respecte pas ses engagement à le faire.

BRAVO SARKO

SARKOZY a donné le cap il faut signer la feuille de route.
Bonne chance à l'humanité.

COPENHAGUE

M. Sarkosy Copenhague était déjà une réunion d'urgence pour la planète je crois sauf si je suis nul. Mais vous croyez que l'ont peut changer d'un coup de Copenhague avec des clowns qui ne pensent qu'à leur peau et qui se disent bof dans cinquante ans je serais hors de la planète les autres se démerd.....Mais nos enfants et petits enfants alors que vont-ils devenir?

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