- ONU - Réchauffement climatique - Sommet de Copenhague
Le sommet de Copenhague s'achève sans répondre aux espoirs qu'il avait soulevés
Les pays présents à la conférence de l'ONU ont refusé d’approuver le texte préparé hier par une trentaine d'entre eux. Ils en ont simplement "pris note". Cet accord a minima, non-contraignant, est très critiqué.
AFP - La conférence climat de Copenhague a frôlé la catastrophe avant d'accoucher samedi d'un accord aux ambitions limitées pour lutter contre le réchauffement, loin de combler les attentes exprimées par la mobilisation sans précédent qu'elle a suscitée.
"Ce n'est peut-être pas tout ce que nous espérions mais cette décision de la conférence des parties est une étape essentielle", a estimé le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, après deux semaines de tractations chaotiques, un sommet à 130 chefs d'Etat et une nuit de débats acides.
Samedi matin, la conférence a "pris note" de l'Accord de Copenhague, adopté vendredi soir par les chefs d'Etat de 28 pays industrialisés et émergents. Un terme juridiquement et politiquement moins engageant qu'une adoption formelle.
L'"Accord de Copenhague", un peu vite annoncé comme acquis vendredi soir par les présidents américain Barack Obama et français Nicolas Sarkozy, a le mérite pour la première fois d'enrôler les deux plus grands pollueurs de la planète, Chine et Etats-Unis.
Bien que jugé "insuffisant" par MM. Obama et Sarkozy - ce dernier y voyait cependant "le meilleur accord possible" - le document de trois pages à peine fixe comme objectif de limiter le réchauffement planétaire à 2 degrés par rapport aux niveaux pré-industriels, sans décliner le mode d'emploi pour y parvenir.
Pour le climatologue français Hervé Le Treut, "le risque désormais c'est le coup de blues post-Copenhague, la démobilisation, l'effilochement des opinions publiques", après la mobilisation enthousiaste à travers le monde, à l'approche du rendez-vous danois.
Pendant une grande partie de la nuit, le Premier ministre danois Lars Loekke Rasmussen, épuisé, a donné la parole aux délégués qui ont dénoncé, pour certains en termes agressifs, cet accord conclu selon eux dans leur dos.
Cet accord revient à proposer "une poignée de petite monnaie pour trahir notre peuple et notre avenir", a lancé, très remonté, le délégué du petit archipel de Tuvalu, dans le Pacifique sud, directement menacé par la montée des eaux liée au réchauffement de la planète.
Si cet "accord de Copenhague" a suscité des débats houleux, c'est qu'il a été négocié en secret, derrière des portes closes, en contradiction avec les règles multilatérales des Nations unies, par une sorte de G-20 élargi -- Etats-Unis, Europe et grands pays émergents comme la Chine, l'Inde, l'Afrique du Sud et le Brésil --, soit les principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre.
Cet accord a minima appelle les pays industrialisés et les pays en développement à affirmer leurs engagements de réduction de gaz à effet de serre par écrit d'ici à la fin janvier et prévoit des mécanismes garantissant la transparence de leur mise en oeuvre. Mais il ne fixe pas de date pour un "pic" au-delà duquel les émissions commenceraient à décroître.
Il prévoit également 30 milliards de dollars à court terme (années 2010, 2011 et 2012), puis une montée en puissance pour arriver à 100 milliards de dollars d'ici à 2020, destinés en priorité aux pays les plus vulnérables afin de les aider à s'adapter aux impacts du dérèglement climatique.
Nombre d'ONG environnementales ont dénoncé un fiasco: "Pas de contrainte, aucun objectif à 2020 ni à 2050: difficile d’imaginer pire conclusion pour la conférence de Copenhague", déplorait Greenpeace.
Déception cruelle pour nombre de négociateurs engagés dans le processus: le paragraphe stipulant la nécessité d'aboutir à un traité "légalement contraignant" d'ici la conférence climat de Mexico fin 2010, un temps envisagé, a disparu du document final.
La chancelière allemande Angela Merkel a proposé d'accueillir une conférence de mi-parcours, en juin à Bonn.
"C'était d'une tristesse incroyable à l'intérieur de cette salle", déplorait au petit matin le climatologue français Jean Jouzel sortant de la réunion plénière. Et de souligner le contraste saisissant avec la fébrilité prometteuse dans laquelle s'était conclue, il y a deux ans, la conférence de Bali. Celle qui avait lancé "la feuille de route" jusqu'à Copenhague.



























Commentaires (18)
Quel gâchis!
Je n'est que 14 ans mais j'ai envie de m'exprimer sur ce sujet.Je trouve ça complètement inutile. A quoi va servir cette tour? Je me le demande! Tout cet argent gaspillé pour faire la plus grande tour du monde pour "faire beau" et faire parler de cà! Franchement je me demande où va le monde!!
Le brumes de la Baltique
Ils ont essayé de nous faire croire qu’il y aurait une réunion au sommet, à Copenhague, mais tout le monde sait que cette région est extrêmement plate, et qu’il n’y a que les brumes de la Baltique pour y figurer le relief.
L'accord obtenu est un début encourageant
Un accord même au minima est plus important qu' aucun accord d'autant plus que c'est la première fois que les pays industrialisés et ceux qui sont entrain de le devenir, au point qu'un de ces pays autrefois sous développé occupe maintenant la deuxième place de puissance industrielle, se sont mis d'accord pour participer à l'effort de réduction des gaz qui agisse en effet de serre additionnel au normal. Le réchauffement progressif de la terre est certes un constat mais reste à mettre tout les scientifique d'accord sur les causes déterminantes. En plus du gaz carbonique d'autres gaz agissent fortement il s'agit notamment du méthane et des oxydes d'azote.Un autre phénomène est à prendre en compte il s'agit du "forcing astronomique" succession de longs cycles de réchauffement et de refroidissement de la terre. Nos scientifiques devront nous expliquer comment et depuis des siècles des étendues sahariennes des zones autrefois humides se sont formées en absence d'une activité humaine fort émettrice de G.A.S; comment aussi expliquer par les seules variations des émissions du gaz carbonique les fortes chutes actuelles des températures.Il reste encore des rounds de négociation pour arriver enfin à un accord de réduction chiffrée et accessible à tous du fait que toute réduction est un coût d'adaptation qui devrait être pris en compte par les différentes économies en compétition pour des parts de marché international.
mini sommet de copenhague
les plus grands pollueurs de la planête n'ont accepté qu'un accord à minima.Nous consommateurs pouvons"les aider" et agir en reduisant nos achats de produits en provenance de la chine et de l'inde (dont certains sont de la m..... EN PARTICULIER LES JOUETS)
Utilisons nos chomeurs victimes de la délocalisation poour réparer nos appareils et organisons la collecte des choses qui ne nous sont plus utiles pour ceux qui en ont besoin.
accord de copenaghe
il fallait déjà commencer par un accord avec tous les pays pollueurs et les amener à comprendre le danger.
Et les pays africains en patissent
cet échec! les pays africains sont les plus offerts au risque non!
et quid du principe pollueur payeur?
idee
PENSEZ a l`avenir,refflechissez sur un point d`accord pour la sante des hommes de demain et non sur ce qui peut generer des revenues economiques voir le developpemt de vos pays
copenhague
pas surpris du résultat ,sans appels en plus en france notre nicolas hulot a mélanger ecologie et politique ,ex !lors des dernières elections avant !il a dit j'attends de voir ,il aurait mieux fait de dire je me lance que de faire confiance aux sarkozystes et écouter conh bendith aux europeennes
Obama
Il aurqit miux fait de rester aux USA plutôt que de venir 5 heures.
Et combien tous ces déplacements de personnes ont-ils coûtés en carbone et seront-ils compensés, et par qui...question bête n'est-ce pa?
De la nécessité du changement
Cela nous démontre à quel point l'économie mondiale est devenue une immense fuite en avant, pour qu'une poigner de bourgeois puisse profiter maintenant d'un mode de vie absurde et futile, et ce au détriment du sort des générations futures. Mais ne nous décourageons pas, car cet échec prépare le terrain pour notre prochaine révolution ; révolution qui pour une fois ne sera pas le fruit d’une quelconque idéologie, mais simplement de la responsabilité humaine à l’égard de son environnement.
Copenhague
Tant que chaque pays lorgne sur son nombril rien ne se fera.On réagira à l'asphixie générale et encore!!!
Copenhague
Merci pour tous les participants qui ce sont battus pour que le sommet ne soit pas un échec cuisant. Cependant si la Chine est restée dans ses positions bloquant l'aboutissement d'un climat de réussite du sommet de Copenhague tout en étant l'un des plus grands pays pollueur de la planète, elle sera responsable de tout ce qui adviendra dans l'avenir.
DOMMAGE
c 'est vraiment dommage que ce sommet est accouché d'une souris
COPENHAGUE
Votre serviteur Nostradamus avait toujours écrit l'échec de se sommet.Sans plus de commentaires.
échec, je veux bien, mais pourquoi ?
Ce n'est pas clairement expliqué pourquoi la Conférence de Copenhague est un échec, car on ne sait pas trop ce qui a été décidé, ce qui aurait été une réussite et pourquoi cela n'a pas été fait.
Copenhague
Je peux comprendre que mettre autant de pays d'accord ne soit pas chose facile, cependant, il ne s'agit que de bonne volonté et surtout d'esprit ouvert, pour arriver à un véritable accord apportant des solutions concrètes, des montants concrets etc...
La Chine n'admettant aucun contrôle de l'argent que lui prêterait les Etats-Unis, ce que j'estimerais normal, comme toujours avec suffisance et orgueil se croit au dessus de tout !
Je pense que B. OBAMA était prêt à faire un pas de plus, si la Chine avait accepté ces contrôles. Si cela avait été en ce sens, la volonté de SARKOZY et de LULLA, ainsi que de l'Allemagne, je pense que cela aurait pu faire basculer la donne et arriver à "accoucher" de prises de décisions que des millions de personnes dans le monde entier espéraient.
Ceci n'est qu'une opinion personnelle bien sûr et l'on ne peut peut-être pas tout miser sur Chine/USA ? je n'étais pas là !
C'est lamentable. Je pense que nous paierons tous très cher cet échec malheureusement.
....de Belgique.
Mais ou allons nous ? Comment
Mais ou allons nous ? Comment es-ce que l'ont peut ne pas prendre des mesures excepetionnelles pour réduire massivement la poluttion et sauver notre planète ?!! C'est une honte !
les financements politique
pour la quète des financements politique
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