21 décembre 2009 - 13H42  

Les familles de trois Français retenus au Brésil en appellent à Sarkozy

AFP - Les familles de trois Français retenus au Brésil depuis le 7 décembre, passagers d'un avion Sao-Paulo/Paris bloqué plusieurs heures sur le tarmac "sans informations", ce qui avait provoqué une vive inquiétude et de la grogne à bord, en ont appelé lundi matin à Nicolas Sarkozy.

Les familles, qui se sont retrouvées lundi matin devant l'Elysée, demandent au président de la République d'intervenir pour faire libérer leurs proches avant Noël. Trois de leurs représentants ont été autorisés à y déposer un dossier, a constaté sur place une journaliste de l'AFP.

La veille, les familles avaient écrit à Carla Bruni-Sarkozy, l'épouse du président, ont-elles indiqué à la presse.

Michel Ilinskas, 63 ans, Antonio Nascimento, 60 ans, tous deux retraités, et Emilie Camus, 54 ans, gouvernante d'un hôpital à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), avaient été libérés sous caution (550 euros chacun), après cinq jours de détention dans des cellules bondées, pour les deux hommes.

Retenue pour sa part à la prison de l'aéroport, Mme Camus avait été transférée au bout de quatre jours, dont deux "sans boire ni manger" selon sa famille, dans une prison pour femmes à Sao Paulo.

Selon leurs proches, qui citent l'avocat brésilien chargé de leur défense commune, "on ne sait pas ce qui est reproché" à Mme Camus et M. Nascimento. M. Ilinskas est accusé d'outrage à agent.

Tous trois sont assignés à résidence par la justice brésilienne dans une maison de retraite à Sao-Paulo, trouvée par le consulat.

"Je n'ai plus d'espoir que dans une intervention au plus haut niveau", a confié Muriel Ilinskas, épouse de Michel Ilinskas. Pour Claudia Langou, fille de Mme Camus, "c'est un vrai cauchemar, on n'en voit pas la fin".

Les trois Français faisaient partie d'un groupe de touristes qui retournaient en France après deux semaines de croisière dans l'Atlantique. Ils avaient embarqué la nuit du 6 au 7 décembre à bord d'un avion de la compagnie brésilienne TAM. Mais l'avion avait été retenu au sol pendant trois heures, en raison d'un dysfonctionnement du système informatique de l'appareil.

Cette nouvelle avait affolé les Français qui avaient demandé à changer d'avion. Mme Camus, qui parle portugais, avait servi d'interprète entre l'équipage et les passagers.

Dans la nuit du 31 mai au 1er juin, un Airbus A330 d'Air France reliant Rio de Janeiro à Paris s'est abîmé dans l'Atlantique, provoquant la mort des 228 personnes à bord et suscitant une forte émotion en France.

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