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Yémen, la route de l’espoir
Tous les jours, des Somaliens et des Ethiopiens fuyant la guerre ou la misère débarquent sur les plages du Yémen : un exode massif quand la mer est calme. Certains marchent vers l’Arabie Saoudite voisine, d’autres tentent de refaire leur vie dans un des pays les plus pauvres au monde.
Un matin de novembre, sur la côte sud du Yémen. En face, de l’autre côté du Golfe d’Aden, une des régions les plus tourmentées du monde : la corne de l’Afrique. La guerre civile en Somalie, la misère en Ethiopie. Ceux qui peuvent payer le passage vers le Yémen fuient. Pour une centaine de dollars, ils achètent une place à bord d’une barque de fortune, et risquent leur vie en mer. De l’autre côté, il faudra tout recommencer à zéro : travail, logement, nourriture. Ce sont eux que nous attendons ce matin.
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Dans le 4X4 qui nous mène vers le sud du pays, Saber (à gauche sur la photo, avec notre chauffeur), fouille dans sa sacoche. Il sort une feuille du ministère des communications. En bas, il ajoute la date et la signature de son chef. Sans nous arrêter il tend le document au militaire qui tient le check point sur la route. "Tamen" (c’est bon) nous lance le soldat tout sourire laissant apparaitre une gencive imposante à laquelle il manque quelques molaires. D’un geste de la main nous le remercions : "Choukran".
Fier de lui, Saber se tourne vers nous : "Tant que vous êtes avec moi, vous n’aurez pas de problèmes". Sous-entendu : sans moi vous ne pourrez pas travailler. Saber, c’est notre " tuteur" yéménite. Notre minder. Notre guide.
Le jeune homme de 24 ans nous été fortement conseillé par le ministère de la communication pour "faciliter" notre reportage au Yémen. Pas le choix, sinon pas de tournage. Le contrat n’est pas négociable.
Apres le premier check point, nous roulons une bonne heure mais soudain, nous devons nous arrêter. Saber nous explique qu’il en a pour cinq minutes... Et là nous comprenons vite en apercevant un pick up qui déborde de soldats yéménites, la peau tannée par le soleil du désert. Les militaires sont heureux de nous voir. Ils vont nous escorter sur la route moyennant quelques rials et un repas.

























Commentaires (2)
Excellent. Keep
Excellent. Keep going.
Christine, bouge toi les fesses pour mesurer et valoriser l'audience. Il faut du pognon pour que cela continue à tourner.
bonsoir
bonsoir merci pour mesage et bonne annee 2010ok
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