- Environnement - Gaz à effet de serre - Noël
Votre dinde de Noël est-elle éco-responsable ?
Après le dîner de Noël, l'heure sera au bilan calorique, financier et... écologique. Mais comment éviter d'exploser votre facture carbone ? Petit guide écolo.
Dans quelques jours, le dîner du réveillon de Noël… et sa cohorte de chiffres indigestes. Après avoir additionné les calories et digéré le coût de ces agapes, il faudra aussi, réchauffement climatique oblige, en établir le bilan carbone. Ce qui ne sera pas une mince affaire.
Si aujourd'hui beaucoup de marques affichent l’indice carbone de leurs produits, les méthodes pour le mesurer restent pour le moins floues. En attendant l’étiquetage carbone sur les produits alimentaires et de grandes consommations, qui pourrait devenir obligatoire en France dès le 1er janvier 2011, il va falloir faire appel à une dose de bon sens et un soupçon d’imagination pour l’élaboration de menus écolo-responsables.
5 kg de CO2 par jour et par personne
D’abord, un premier constat. Le bilan carbone de chaque individu en France est de 9 tonnes de CO2 par personne par an. Pour espérer stabiliser les émissions de gaz à effet de serre dans le monde, il faudrait qu'il passe à 2 tonnes, comprenant entres autres les transports, l’habillement, le chauffage, l’habitation… et l’alimentation.
Or, le bilan carbone d’un repas comptabilise à la fois les émissions de gaz à effet de serre consécutives au transport des denrées mais aussi celles liées à leur fabrication : chauffage des locaux d'élevage, culture des céréales mangées par les vaches, culture des légumes, carburant nécessaire à la confection d' engrais, consommation des tracteurs… On frise l’indigestion.
Quelques règles simples
Dans la bataille contre les émissions de CO2, la production locale sort vainqueur, puisqu’elle réduit à son strict minimum l’acheminement des denrées jusqu’à l’assiette du consommateur. Pensez ensuite à privilégier les produits avec le moins d’emballage, en évitant en particulier le verre qui, certes est recyclable, mais pèse plus lourd, donc plus cher en transport. Les légumes, eux, ne doivent être bien évidement pas exotiques mais de saison...
Si vous aimez la viande, locale ou pas, bio ou non, il va falloir assumer : l'industrie du bétail produit à elle seule plus de gaz à effet de serre que les transports. La volaille – dont le traditionnel chapon –, la plus acceptable des viandes en matière d’environnement, équivaut à 0,4 kg de carbone par kilo, soit 7 km en voiture…
Le poisson, meilleur pour la ligne, l’est aussi pour l’atmosphère, à condition de ne pas choisir une espèce menacée – le thon rouge par exemple. Quant au saumon, plutôt que de le prendre d'élevage, optez pour le sauvage et labellisé Marine Stewardship Council (MSC). Il aura été pêché dans le respect des ressources marines.


























Commentaires (6)
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Excellent post .I like perceive it. Every female all over the world is willing to be unique, but does not get know the way to do it. But millions of guys serch for college essay.
Manger éco-responsable
Pour réagir à l'article sur l'éco-responsabilité à l'occasion des fêtes de Noël : puisque la démonstration vise à nous inciter à manger local (disons français pour être clair) pour éviter les coûts écologiques du transport, il faudra donc que nous évitions aussi d'exporter nos productions à l'étranger (vins, champagnes et autres fiertés nationales) pour rester éco-responsables jusqu'au bout... Qui est pour ?
Alain
le CO2, on entend que ca...
Réchauffement climatique ou pas, nous devrions tous consommer de façon raisonnable et responsable. Alors oui a la dinde de noel, mais on est pas obligé de manger de la viande tous les jours.
Mais demandons nous ou vont tous nos dechets...menace aussi reelle que le co2.
Et le défilé du 14 juillet? combien de CO2?
Dinde 2009.....
ma dinde était bonne et le sera encore tant que je vivrais !Merci et basta les conneries.Il faudra supprimer tous les élevages et ON bouffera quoi alors???
Pensée unique !
Combien de "Climategate" vous faudra-t-il pour comprendre que nos activités n'ont aucun lien avec le climat ?
Mouais
Le coup du "Le poisson, meilleur pour la ligne, l’est aussi pour l’atmosphère, à condition de ne pas choisir une espèce menacée – le thon rouge par exemple" est un peu déplacé, une espèce menacée ne dégage pas plus de CO2 qu'une autre durant la production des produits dérivés ... (Si vous voulez un article mêlant la propagande écologiste concernant le climat et concernant les espèces menacés, il faudrait que ce soit un peu plus distinct afin de ne pas tourner au ridicule).
Sinon personnellement, une dinde, comme toujours.
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