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Enlèvement de deux journalistes français de la chaîne France 3

Vidéo par France 3

Texte par Dépêche

Dernière modification : 01/01/2010

Deux journalistes de la chaîne de télévision française France 3 et leurs fixeurs afghans ont été enlevés dans la province de Kapisa, une région de l'est du pays où sont déployées les troupes françaises participant à la mission de l'Isaf.

AFP - Deux journalistes français de la chaîne de télévision publique France 3 et leurs trois accompagnateurs afghans ont été enlevés mercredi par des talibans présumés au nord-est de Kaboul, a annoncé jeudi à l'AFP une consoeur des journalistes présente à Kaboul.

L'information n'a pas été confirmée ni par la chaîne de télévision ni par le ministre français de la Défense Hervé Morin, présent en Afghanistan, mais tous deux ont indiqué qu'on était sans nouvelles des journalistes depuis mercredi.

La province de Kapisa, au nord-est de la capitale Kaboul.

L'enlèvement s'est produit à une soixantaine de km de Kaboul, dans la province montagneuse de Kapisa où sont déployés environ 700 soldats des 2.800 soldats que la France compte sur le sol afghan au sein de la force de l'Otan.

"Les deux journalistes, accompagnés par leur traducteur afghan, le frère et le cousin du traducteur, ont été enlevés sur la route entre Surobi et Tagab", à une soixantaine de km de Kaboul, a déclaré à l'AFP une journaliste française qui travaille avec eux, sous couvert d'anonymat.

Selon elle, les cinq hommes ont été enlevés par "des talibans qui leur ont tendu un guet-apens" dans le village d'Omarkheyl, à mi-chemin entre Tagab et Surobi.

"On est sans nouvelles depuis 48 heures", a déclaré Paul Nahon, le directeur des magazines du groupe, ajoutant que le journaliste et son cameraman étaient venus Afghanistan pour une quinzaine de jours pour réaliser un magazine.

En visite sur les bases françaises en Afghanistan pour le nouvel an, le ministre Hervé Morin a également indiqué être "sans nouvelles de deux journalistes français" disparus depuis mercredi, en affirmant n'avoir reçu "aucune revendication d'aucun groupe".

"Aucune hypothèse n'est donc à exclure et nous mettons en oeuvre tous les moyens pour entrer en contact avec eux", a-t-il poursuivi sur la base française de Nijrab, au nord-est de Kaboul.

L'équipe de journalistes était arrivée mercredi matin dans le village de Surobi pour rencontrer un contact qui leur aurait permis d'aller ensuite sur la route menant à Tagab, dans la province de Kapisa, au nord-est de Kaboul.

"Le contact a prévenu les talibans qui ont tendu un guet-apens à nos journalistes", a précisé la journaliste française.

"Les militaires français utilisent le renseignement"
Les forces françaises déployées dans la province de Kapisa sont mobilisées pour les retrouver, ont-elles indiqué à l'AFP.

Les violences à Kapisa sont moins fréquentes que dans le sud du pays mais des incidents y sont régulièrement recensés, en particulier dans le district de Tagab, qui contrôle un accès stratégique à la capitale.

Quelques dizaines de ressortissants étrangers, dont plusieurs journalistes, ont été enlevés par des groupes criminels ou des rebelles talibans en Afghanistan depuis l'invasion occidentale qui a précipité la chute du régime des talibans à la fin 2001.

Beaucoup ont été libérés après quelques semaines de captivité mais certains ont dû attendre plusieurs mois, voire plus, avant d'être libérés.

A la mi-décembre, trois journalistes qui travaillaient pour le Guardian, deux Afghans et un Irakien, avaient été libérés après avoir été brièvement pris en otage dans l'est du pays, près de la frontière pakistanaise. En novembre, un journaliste norvégien et son interprète afghan avaient été retenus pendant une semaine dans la même région avant d'être libérés.

Première publication : 31/12/2009

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