AFP - Le président de Panama, Ricardo Martinelli, a présidé jeudi aux cérémonies de commémoration du 10e anniversaire de la cession à son pays par les Etats-Unis du canal unissant les océans Atlantique et Pacifique, qui fait l'objet de travaux pharaoniques d'agrandissement.
L'ouvrage bâti entre 1904 et 1914 par les Américains, après une première tentative française, est resté sous contrôle des Etats-Unis jusqu'au 31 décembre 1999, avant d'être confié à l'Autorité du canal de Panama (ACP), une entité indépendante.
Ce transfert fut le fruit d'accords signés 22 ans plus tôt entre les présidents américain et panaméen de l'époque, James Carter et Omar Torrijos.
"Nous avons réussi. Aujourd'hui, le canal est géré de manière efficace et rentable. C'est un motif de fierté non seulement pour les Panaméens, mais aussi pour la communauté internationale", a estimé M. Martinelli.
Selon l'administrateur de l'ACP, Alberto Aleman Zubieta, le canal a rapporté plus de 4,7 milliards de dollars (3,3 milliards d'euros) au fisc panaméen depuis 2000, contre seulement 1,8 milliard de dollars entre 1914 et 1999, lorsqu'il était géré par les Etats-Unis.
Cette cérémonie survient quatre mois après le début des travaux d'agrandissement du canal de Panama, avec la construction d'une troisième voie d'eau pour éviter un engorgement inéluctable à l'horizon 2012 selon les autorités locales.
Les nouvelles écluses de trois niveaux permettront le passage des navires post-Panamax, les bateaux les plus larges, qui transportent 12.000 conteneurs, au lieu de 5.000 actuellement.
Les travaux, dont le coût est évalué à plus de 5,2 milliards de dollars, devraient être achevés en août 2014, cent ans après l'inauguration de l'un des plus grands ouvrages d'ingénierie civile de l'histoire, survenue quelques jours après le début de la Première Guerre mondiale.
Depuis, un million de navires ont parcouru les 80 km de long du canal, qui voit transiter chaque année 5% du commerce mondial.






