- Choléra - Paludisme - Tchad - Vaccin
Le Tchad sous l'eau
N’djamena est sous l’eau. Dans le 9ème arrondissement, tout le marché est parti à la dérive. Cette année, les pluies ont été torrentielles et le Tchad doit faire face aux inondations. Entre épidémie de choléra et regain de paludisme, la situation sanitaire est alarmante.
Au Tchad, cette année, les pluies ont tout emporté sur leur passage. Dans certains quartiers de N'djaména, des tentes ont été montées à la hâte pour accueillir les réfugiés, ils ont tout perdu dans les inondations. La situation sanitaire est précaire et dans les eaux qui stagnent, se multiplient les risques d’épidémie. Insalubrité, malnutrition et manque d’accès à l’eau potable, le choléra se répand dans les villages.
A Gîté, sur les rives du lac Tchad, les malades affluent vers le dispensaire de fortune où ils sont placés en quarantaine. Les médecins ont appris à identifier rapidement les symptômes du choléra : diarrhée blanche, vomissement, yeux exorbités et plis cutanées. Pour les malades les plus fragiles comme les enfants et les femmes enceintes, certains médicaments manquent cruellement. Il faut aussi sensibiliser les familles à respecter les règles élémentaires d’hygiène. Une tache longue et fastidieuse.
Les eaux stagnantes font aussi le nid du paludisme. Cette maladie est toujours la première cause de mortalité au Tchad. Elle est très difficile à soigner. D’autant plus que les populations ont développé une résistance à la plupart des traitements.
Si certains laboratoires pharmaceutiques annoncent un vaccin pour 2015. En Afrique, la meilleur rempart reste la protection : le gouvernement a annoncé la distribution de plus de 300 000 moustiquaires imprégnées d’anti-moustique. Le moyen le plus fiable pour combattre la maladie.
Enfin, nous allons voyager et nous rendre sur les rives du lac Tchad où le Dihé se révèle un trésor nutritionnel. Egalement appelée spiruline, cette micro algue présente des vertus nutritionnelles exceptionnelles. Riche en vitamine et en oligoéléments, cette algue a assuré la sécurité alimentaire des peuples vivant autour du lac. Elle est également très prisée en occident pour ses qualités exceptionnelles. Mohamed Sorto travaille à améliorer sa production pour lutter contre la malnutrition dans la région. La filière produit aujourd’hui 400 tonnes de dihé par an et fait vivre plus de 1500 femmes.































