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FRANCE

Abandon du test de la souris pour les huîtres du Bassin d'Arcachon

Texte par Dépêche

Dernière modification : 02/01/2010

Après des années de contestation, les ostréiculteurs se félicitent de la décision du ministère de l'Agriculture de cesser les injections d'huîtres à des souris, dont le taux de mortalité décidait jusqu'ici des multiples interdictions de vente.

AFP - Ostréiculteurs et élus du Bassin d'Arcachon se réjouissaient samedi de l'abandon par le ministère de l'Agriculture du test souris, contesté par les ostréiculteurs à la suite des multiples interdictions de vente de leurs huîtres depuis 2005.

L'abandon du test de la souris, pour décider de l'interdiction ou non de la vente des huîtres, au profit du test chimique est "opérationnel sur l’ensemble du territoire national, dès le 1er janvier 2010", a indiqué samedi le ministère de l'Agriculture et de la Pêche, dans un communiqué.

"C'est une énorme nouvelle, je suis ravi car enfin des promesses d'un politique sont tenues, il y a longtemps que toute la profession attendait cela", s'est félicité Olivier Laban, président de la section régionale conchylicole d'Arcachon.

"Nous ne pouvons que nous satisfaire de cette décision. Le passage des tests biologiques (de la souris, ndlr) aux tests chimiques est une demande de notre part depuis des années", a pour sa part déclaré Goulven Brest, président du Conseil national de la conchyliculture (CNC).

Un sentiment partagé par l'ensemble des élus bassin d'Arcachon, à l'image de François Deluga, député-maire PS du Teich (Gironde). "C'est une grand victoire pour notre territoire mais avant tout pour les ostréiculteurs qui vont enfin pouvoir travailler sereinement et reconquérir les marchés perdus", a affirmé à l'AFP, M. Deluga.

"Je suis très heureuse de cette annonce, la profession va enfin pouvoir se consacrer à ses vrais problèmes, comme la mortalité des naissains", a affirmé la sénatrice-maire UMP de Gujan-Mestras, Marie-Hélène des Esgaulx, tout en saluant le ministre Bruno Le Maire "qui a tenu ses engagements".

L'ancien président de la section régionale conchylicole, qui s'est battu jusqu'en 2008 pour dénoncer la non fiabilité des tests souris, ne cachait cependant pas samedi son amertume.

"Ces fermetures à répétition ont mis la profession arcachonnaise à genoux et certains, comme moi, ne pourront pas se relever", a expliqué Marc Druart, estimant qu'une centaine d'ostréiculteurs ont déposé le bilan, en raison notamment de la perte de marchés dans la grande distribution.

C'est au printemps 2005, que les ostréiculteurs ont connu les premières interdictions de vente de leurs produits, provoquant la colère de leur profession.

"Je n'oublierai jamais quand en septembre 2006, le ministre de l'Agriculture Dominique Bussereau nous a annoncé le décès de deux personnes ayant consommé des huîtres du bassin d'Arcachon", s'est souvenu M. Druart.

Deux mois plus tard, l'enquête avait conclu que ces décès n'étaient pas liés à la consommation d'huîtres: "on n'a jamais eu d'excuses, je l'ai encore en travers", a souligné cet ostréiculteur désormais à la retraite.

Le premier test chimique entrera en application sur le bassin d'Arcachon lors des prochains prélèvements prévus le 18 janvier, selon M. Laban.

Il "décidera désormais des ouvertures ou fermetures de bassin, mais le test souris est maintenu comme dispositif de vigilance" vis-à-vis des toxines inconnues ou émergentes, a-t-on précisé au ministère de la Pêche.

Les "tests de la souris" consistent à injecter des extraits d'huîtres à des souris pour déceler la présence éventuelle de micro-algues toxiques pour l'homme. Si deux souris sur trois meurent dans les 24 heures, les coquillages sont interdits à la vente.

La modification de la réglementation européenne --aujourd'hui seul le test souris est reconnu par Bruxelles-- sera adoptée "dans les prochaines semaines", selon le ministère, qui souligne que la France souhaite que "les choses aillent vite".
 

Première publication : 02/01/2010

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