- Rallye Dakar
En Amérique du Sud, "on a tout et ça vaut bien le Sahara"
Pour la deuxième année consécutive, le Dakar s'est exilé en Amérique du Sud. Et pour le public argentin, féru de sports mécaniques, il est hors de question que la course reparte en Afrique comme l'a laissé entendre l'organisation.
Sur la rampe de départ de Buenos Aires, c'est une nuée d’Argentins, téléphones à la main, qui immortalisent la scène. Et dès que le premier véhicule arrive, tout le monde se précipite pour voir les “engins”.
L’accident, samedi, qui a endeuillé cette nouvelle édition, ne fait qu’illustrer l’enthousiasme débordant de la population. Sur la partie argentine du parcours, on n’attend pas moins de deux millions de spectateurs.
"Il y est… Qu’il y reste !", s’exclamait déjà Roberto Piña, la veille du départ. Ce fanatique veut conjurer les rumeurs de retour du rallye vers son berceau d'origine. "Ici on a tout : les montagnes, le sable, les pistes de pierres et des paysages incroyables. Ça vaut bien le Sahara !"
Un gros coup de pub pour l'Argentine
Pourtant plus accoutumés aux compétitions de Touring car, les héritiers de Fangio font un très bon accueil au raid africain. Et les organisateurs le savent. “Ils ont de l’huile dans le sang !”, plaisante-t-on dans les camions de transmission. Tout en étant bien conscient de l’avantage commercial de la popularité d’un public peu échaudé.
À chaque heure la télé se fait écho du plus petit événement. On se gargarise en pensant aux retombées. “Imaginez qu’en ce moment, toutes les télés du monde nous regardent. Quelle publicité pour notre fantastique pays”, lance le présentateur de Tele Noticias, un brin grandiloquent. De Buenos Aires jusqu’au Chili, aller puis retour, les concurrents auront parcouru 8 600 kilomètres à travers la Patagonie, la Cordillère des Andes et le désert d’Atacama... en attendant une prochaine édition.



























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