Dernière modification : 04/01/2010 

- Afghanistan - Enlèvement - Journalisme


Les Taliban nient toute implication dans le rapt des deux journalistes français

Six jours après l'enlèvement de deux journalistes français de la chaîne France 3, un responsable du groupe France Télévisions, Paul Nahon, est arrivé à Kaboul pour rencontrer les autorités afghanes. Les Taliban nient toute implication dans le rapt.

Par David THOMSON (vidéo)
Dépêche (texte)
 

AFP - Le responsable des magazines d'information de la chaîne de télévision française France Télévision, Paul Nahon, est arrivé lundi matin à Kaboul pour rencontrer les autorités afghanes au sixième jour de l'enlèvement de deux journalistes français au nord-est de Kaboul.
   
"Je suis là pour rencontrer toutes les autorités afghanes", a simplement déclaré M. Nahon peu après son arrivée à Kaboul.
   
Le responsable de France Télévision doit être informé à l'ambassade de France de l'évolution de la situation.
   
Aucune nouvelle n'a filtré sur la situation des deux journalistes français de la chaîne publique France 3 enlevés mercredi.
   

"Cette déclaration sème le trouble"
Par François CARDONA, correspondant à Kaboul

Dimanche, les talibans ont nié toute implication dans l'enlèvement des journalistes et de leurs trois accompagnateurs afghans.
   
"Nous ne sommes pas impliqués", a déclaré à l'AFP Zabihullah Mujahid, un porte-parole des talibans joint par téléphone et s'exprimant d'un lieu inconnu.
   
Les talibans communiquent régulièrement mais leurs messages doivent souvent être pris avec précaution. Loin d'être homogènes, ils sont une nébuleuse de groupes parfois autonomes et pas toujours en lien avec le commandement.
   
Véronique Veber, consoeur des journalistes kidnappés et présente à Kaboul, avait elle affirmé à l'AFP que les ravisseurs étaient des "talibans".
   
Partis mercredi matin de Kaboul, les deux journalistes, qui travaillent pour le magazine Pièces à conviction, auraient dû rentrer dans l'après-midi dans la capitale afghane.
   
Mais les cinq hommes "ont été enlevés sur la route entre Surobi et Tagab", dans la province de Kapisa, a indiqué Mme Veber à l'AFP.
   
Selon elle, ils ont été enlevés par "des talibans qui leur ont tendu un guet-apens" dans le village d'Omarkheyl, à une dizaine de km au sud de Tagab où se trouve la base militaire française la plus proche.

 

Commentaires (1)

Il faut que les journalistes

Il faut que les journalistes envisagent de penser qu'enfin qu'il y ait beaucoup de gens qui ne les aiment pas !!!!!!!!

Qui parle, au nom de qui ?

Groupuscule, cellule, groupe armé, personne ne sait rien et peut-être même les talibans qui se prononcent aujourd'hui n'en savent rien eux-mêmes.

Qui et au nom de quoi s'expriment les ravisseurs dans ce pays où la légitimité s'arrête aux marches du palais présidentiel,
Il pourrait s'agir, simplement, si je peux écrire cela, d'un enlèvement crapuleux avec comme seule motivation d'obtenir une rançon

La boîte de Pandore a été ouverte et tout est incompréhensible.
Et comme dans la légende, seule reste au fond de la boîte, "l'espérance"
Mais que diable allaient-ils faire dans cette galère ?

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