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Moyen-orient

Washington et Londres veulent renforcer leur action au Yémen et en Somalie

Vidéo par Florence VILLEMINOT , Carlotta RANIERI

Texte par Dépêche

Dernière modification : 03/01/2010

Conséquence de l'attentat manqué contre un avion de ligne américain, Washington et Londres vont intensifier leur coopération dans la lutte anti-terroriste au Yémen et en Somalie, en créent notamment une unité spéciale dans la péninsule arabique.

AFP - La Grande-Bretagne et les Etats-Unis vont renforcer leur action contre le terrorisme au Yémen et en Somalie à la suite de l'attentat suicide manqué du 25 décembre contre un avion de ligne américain, a annoncé dimanche Downing Street.

"Downing Street et la Maison Blanche ont décidé d'intensifier l'action conjointe du Royaume-Uni et des Etats-Unis pour contrer la menace terroriste émergente au Yémen et en Somalie, après le complot terroriste manqué de Detroit", indique un communiqué des services du Premier ministre britannique Gordon Brown.

Le Nigérian Umar Farouk Abdulmutallab a tenté le jour de Noël de faire exploser un avion de la compagnie Northwest Airlines avec près de 300 personnes à bord peu avant son atterrissage à Detroit (Etats-Unis). Il a déclaré après son arrestation avoir été entraîné et équipé par le réseau terroriste Al-Qaïda au Yémen.

M. Brown et le président américain Barack Obama ont eu depuis le 25 décembre une série d'entretiens téléphoniques pour discuter des actions requises par la situation, indique le communiqué de Downing Street.

Pour la première fois samedi, M. Obama a accusé une branche d'Al-Qaïda, Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA), d'avoir entraîné et équipé Abdulmutallab au Yémen.

Le centre américain de surveillance des sites islamistes SITE a annoncé dès lundi dernier qu'Al-Qaïda dans la péninsule arabique avait revendiqué l'attentat manqué du vol Amsterdam-Detroit.

"Parmi les initiatives sur lesquelles le Premier ministre (Gordon Brown) s'est mis d'accord avec le président (Obama) figure un financement américain et britannique pour une unité spéciale de police anti-terroriste au Yémen", déclare Downing Street.

Les deux responsables estiment aussi qu'il est nécessaire de fournir un soutien plus important aux garde-côtes yéménites.

Les Etats-Unis ont déjà annoncé la semaine dernière qu'ils allaient fortement augmenter leur aide militaire et économique au gouvernement du Yémen.

M. Brown demandera également, selon le communiqué, que l'Union européenne discute de la situation au Yémen et il plaidera pour une action énergique envers ce pays de la part de la Force d'action financière (FATF), organisme intergouvernemental qui lutte contre les transactions financières illégales.

"En Somalie, le Premier ministre et le président considèrent qu'une force de maintien de la paix plus importante est nécessaire et ils soutiendront cette position au Conseil de sécurité des Nations unies", poursuit le communiqué de Downing Street.

Une force de paix de l'Union africaine, l'Amisom, est actuellement déployée en Somalie. Elle compte quelque 5.300 soldats.

Selon Sebastian Gorka, un "expert américain en opérations spéciales qui entraîne des officiers yéménites", cité par la chaîne de télévision américaine CBS, "les récentes attaques contre les positions d'Al-Qaïda au Yémen, y compris des frappes de missiles de croisière, ont été menées par les Etats-Unis". 60 militants islamistes avaient été tués lors de ces attaques lancées les 17 et 24 décembre.

"Des camps d'entraînements ont été frappés, des leaders éliminés, des complots déjoués", avait indiqué le président Obama dans son allocution hebdomadaire radio-télévisée depuis son point de villégiature à Honolulu (Hawaï).

Les shebab, des islamistes radicaux proches d'Al-Qaïda, se sont rendus maîtres de vastes parties du pays, et le fragile gouvernement de transition soutenu par l'Amisom ne contrôle plus que quelques quartiers de la capitale Mogadiscio.

L'annonce faite dimanche par Downing Street intervient deux jours après que M. Brown a appelé à la tenue d'une conférence internationale sur le Yémen et sur la lutte contre le terrorisme le 28 janvier à Londres, en parallèle à la conférence sur l'Afghanistan déjà organisée le même jour.

En lançant vendredi cette proposition, le Premier ministre britannique a souligné que l'attentat manqué du 25 décembre montrait que le terrorisme demeurait une menace mondiale "très réelle", huit ans après les attentats d'Al-Qaïda le 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.

Première publication : 03/01/2010

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