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Clinton craint que "l'instabilité au Yémen" ne menace l'équilibre de la région
Par crainte d'attaques d'Al-Qaïda, Washington a fermé son ambassade au Yémen. Elle rouvrira "quand les conditions le permettront", a indiqué la secrétaire d'État américaine. Paris et Londres ont également fermer leur représentation.
AFP - Les mesures de sécurité renforcées décidées par les Etats-Unis après l'attentat manqué contre le vol Amsterdam-Detroit, revendiqué par la branche yéménite d'Al-Qaïda, sont entrées en vigueur lundi alors que la France, après Londres et Washington, a fermé au public son ambassade au Yémen.
Ces trois pays ont fait état de menaces d'attaques contre des intérêts étrangers au Yémen de la part de groupes se réclamant du réseau d'Oussama ben Laden, dix jours après la tentative d'attentat à Noël contre l'avion de la Northwest Airlines.
Le Nigeria, pays d'origine d'Umar Farouk Abdulmutallab, l'auteur de l'attentat manqué revendiqué par Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqap), groupe basé au Yémen, a jugé lundi "injuste" la décision des Etats-Unis de le placer sur la liste des pays à surveiller.
Washington avait annoncé la veille un renforcement des contrôles de "tous" les passagers embarquant sur des avions à destination des Etats-Unis, originaires ou en provenance de 14 pays considérés comme des soutiens au terrorisme, dont le Nigeria, le Yémen, le Pakistan, l'Afghanistan, la Libye, la Somalie.
Les ambassades américaine et britannique à Sanaa, la capitale du Yémen, étaient fermées pour la deuxième journée consécutive et les autorités yéménites ont renforcé leur dispositif de sécurité dans la ville.
L'ambassade américaine sera rouverte "quand les conditions le permettront", a déclaré la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, jugeant que "l'instabilité au Yémen menace la stabilité régionale et même mondiale".
Deux membres présumés d'Al-Qaïda ont par ailleurs été tués lundi dans une opération des forces yéménites au nord de Sanaa, selon le ministère de la Défense.
La France, faisant état de "menaces" contre des représentations étrangères, a elle aussi annoncé lundi sa décision de fermer au public son ambassade jusqu'à nouvel ordre.
Le conseiller pour la lutte antiterroriste du président américain Barack Obama, John Brennan, avait affirmé dimanche que "selon certaines indications, Al-Qaïda prépare un attentat contre une cible à Sanaa, qui pourrait être notre ambassade".
M. Obama, qui a dénoncé les carences "inacceptables" ayant permis à Al-Qaïda de s'en prendre à un avion de ligne américain, alors même que le père du suspect avait alerté les autorités américaines sur son fils, devait réunir mardi les responsables des services de renseignement américains. Certains médias spéculaient sur la possibilité qu'il exige des démissions.
En attendant, des agents du FBI, la police fédérale américaine, étaient lundi au Ghana pour enquêter sur le séjour dans ce pays d'Umar Farouk Abdulmutallab, juste avant qu'il ne prenne un vol pour Amsterdam.
Les membres de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants américaine doivent être informés au cours d'une audition le 13 janvier sur les progrès dans l'enquête.
Les listes de personnes soupçonnées d'être proches de la mouvance terroriste élaborées par les Etats-Unis ont été profondément remaniées et "des milliers de noms" ont été passés en revue, a dit un porte-parole de la Maison Blanche.
Les mesures renforcées décidées par Washington se mettaient en place, comme au Pakistan où les passagers embarquant à l'aéroport d'Islamabad pour les Etats-Unis étaient soumis à des contrôles stricts.
Dans la capitale yéménite, le dispositif de sécurité comprenant des agents des renseignements en civil était visible autour des chancelleries occidentales, en particulier des Etats-Unis et de Grande-Bretagne. Les barrages de police se sont également multipliés sur la route de l'aéroport.
Après l'Espagne, qui a restreint l'accès du public à sa représentation de Sanaa, l'Allemagne a elle aussi renforcé la sécurité de son ambassade et le Japon a fermé le consulat de son ambassade au Yémen.
En revendiquant l'attentat manqué du 25 décembre, l'Aqap a promis la mort à "tous les croisés", menace prise au sérieux dans les capitales occidentales.
Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont annoncé leur intention d'aider le Yémen à renforcer les capacités de ses unités antiterroristes. L'auteur de l'attentat manqué avait été entraîné dans ce pays par l'Aqap.



























Commentaires
Et moi je crains
que l'instabilité mentale et guerrière des états-unis ne menace le monde entier...
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