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FRANCE

La polémique sur la revente des stocks de vaccins contre la grippe A enfle

Vidéo par France 2

Texte par FRANCE 24 avec dépêches

Dernière modification : 04/01/2010

Politiques et scientifiques dénoncent un gâchis financier alors que la France cherche des acquéreurs pour son surplus de vaccins. PS et Nouveau Centre réclament une commission d'enquête parlementaire.

Les stocks de vaccins contre la grippe A (H1N1) donnent une poussée de fièvre aux politiques. Alors que la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, confirme que la France revend son surplus de stocks, plusieurs responsables, de gauche comme de droite, dénoncent un gâchis. PS et Nouveau Centre réclament même une commission d'enquête parlementaire.

La France aurait fourni des vaccins à l'Iran

L'Iran a acheté à la France deux millions de doses de vaccin contre la grippe A (H1N1), selon le ministère de la Santé iranien. Les livraisons remonteraient au 7 décembre. L'information n'a pas été confirmée côté français.

Téhéran a annoncé que le pays disposait d'un total de quatre millions de doses, achetées auprès de plusieurs pays, et que la campagne de vaccination allait commencer "dans les jours à venir".

Les autorités iraniennes ont recensé officiellement 3 762 cas de grippe A (H1N1) et ont fait part de 147 décès liés à la maladie.

Pour l’instant, la France est très loin d’avoir trouvé acquéreur pour ses 80 millions de doses en excès. Seul le Qatar a passé une commande ferme de 300 000 unités, ce qui représente 2,1 millions d’euros (les doses ont été revendues au prix auquel la France les a achetées, soit de 6,25 à 10 euros selon les produits). Les négociations seraient bien avancées avec l’Égypte, qui compterait acquérir 2 millions de doses pour 14 millions d’euros et "des contacts sont en cours avec le Mexique et l’Ukraine", selon Roselyne Bachelot. Dans cette course à la revente, la France se retrouve de plus en concurrence avec d’autres pays européens, comme l’Allemagne.

Décalage

Lorsque, l'été dernier, le gouvernement se prépare à l’épidémie, il joue à fond la carte du principe de précaution et vise les 100 % de la population vaccinée. Le pays achète 94 millions de doses pour 869 millions d’euros. En fin d’année, seulement 5 millions de personnes s’étaient fait vacciner, selon le dernier pointage de l’Institut national de veille sanitaire.

Un décalage entre les prévisions et la réalité qui a eu le don d’en énerver plus d’un.

"Les scientifiques et des politiques avaient prévenu dès le début, mais le gouvernement a décidé de dramatiser et surmédiatiser l’épidémie", dénonce le député PS Jean-Marie Le Guen. Les milieux scientifiques se montrent également critiques. Avec le Tamiflu, les masques et la communication, "la campagne a coûté près de 2 milliards d’euros, soit trois fois le montant alloué au plan cancer qui s’étale sur quatre ans", s'insurge Marc Gentilini, spécialiste des maladies infectieuses et ancien président de la Croix-Rouge française. A droite, certains sont tout aussi sceptiques. "Les sommes investies représentent la totalité des déficits des hôpitaux", indique à l’AFP le député UMP Bernard Debré.

De son côté, le gouvernement argue qu'il n'a appris qu'en novembre qu'il n'était pas nécessaire de faire deux vaccinations par patient comme cela avait été préconisé auparavant.

En Europe, une situtation moins problématique

Pourtant, la France n’est pas le seul pays à avoir trop acheté. En Europe, la plupart des pays, comme l’Allemagne ou les Pays-Bas, se retrouvent également avec des stocks importants à écouler. Une situation qui ne déclenche pas de telle polémique dans ces pays.

"C’est vrai que c’est un échec financier, mais la population a compris que la santé est plus importante que l’argent", affirme à France24.com Uwe Schultz, responsable de la communication du Land de Thuringe qui centralisait pour toute l’Allemagne les informations relatives à la grippe A jusqu’au 31 décembre. Mais contrairement à la France, les Allemands ont décidé de ne prévoir des stocks que pour vacciner 30 % de la population… sur les conseils des milieux scientifiques. "C’est sûr qu’on est dans une situation moins problématique que la France", conclut Uwe Schultz.

Première publication : 04/01/2010

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