Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN

Teddy Riner : "Je suis allé chercher ma deuxième médaille d’or avec les tripes"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Rio c'est parti, Lille c'est fini !

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Mort d'Adama Traore : la troisième autopsie n'aura pas lieu

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Burkini : le Conseil d'état tranche, le débat politique continue

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

L'offensive turque en Syrie - Arrêté anti-burkini suspendu

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Les secrets de l'Hôtel des Invalides

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Fiscalité, épargne, travail : les promesses économiques du candidat Sarkozy

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Le patriotisme économique prôné par Montebourg peut-il fonctionner ?

En savoir plus

FOCUS

Présidentielle au Gabon : bataille électorale à Port-Gentil

En savoir plus

FRANCE

Le gouvernement maintient sa volonté d'intégrer 30 % de boursiers dans les grandes écoles

Texte par FRANCE 24 avec dépêches

Dernière modification : 05/01/2010

Le ministre français de l'Éducation a répondu à la Conférence des grandes écoles, qui refuse l'instauration d'un quota d'élèves boursiers dans ses établissements. Le gouvernement "imposera" sa politique en la matière, a affirmé Luc Chatel.

Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a affirmé mardi être "profondément choqué" par la position de la Conférence des grandes écoles (CGE) sur l'ouverture aux étudiants boursiers, en assurant que le gouvernement avait la volonté d'"imposer" sa politique en la matière.

"Je partage l'avis de Yazid Sabeg", le commissaire à la Diversité et à l'Egalité des chances, "je suis profondément choqué", a déclaré M. Chatel sur France Info, en référence à la position de la CGE qui ne veut pas voir imposés des "quotas" de boursiers dans ses établissements.

Interrogé pour savoir si cela pouvait être imposé aux grandes écoles, M. Chatel a répondu: "Oui, je le crois, je le souhaite, et c'est la volonté du gouvernement de le faire."

"Imaginer que cela abaisserait le niveau parce qu'on ferait appel à des élèves de milieux défavorisés, je trouve ça profondément choquant", a-t-il dit.

Dans une position de fin décembre, la CGE "désapprouve d'une manière générale la notion de quotas". "Tout en reconnaissant que des soutiens individualisés doivent être apportés aux candidats issus de milieux défavorisés", elle estime que "toute autre politique amènerait inévitablement la baisse du niveau moyen".

Après avoir fixé un objectif de 30 % de boursiers en classes préparatoires, le gouvernement a assigné récemment le même objectif aux grandes écoles.

De son côté, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, a déclaré sur Europe 1 aux grandes écoles de "ne pas avoir peur" de faire évoluer leurs méthodes de recrutement, pour atteindre l'objectif gouvernemental de 30 % d'étudiants boursiers.

"Aujourd'hui, il n'y a pas assez d'ouverture sociale dans le recrutement des grandes écoles", a déclaré Mme Pécresse. "Soyez volontaristes, n'ayez pas peur" de faire évoluer les méthodes de recrutement pour accueillir d'avantage d'étudiants boursiers, a-t-elle déclaré.

"Je suis contre les quotas à l'entrée dans les grandes écoles, mais cela n'exclut pas le volontarisme, la volonté de changer les choses", a-t-elle dit.

Dans cette perspective, Mme Pécresse "pense aujourd'hui qu'on doit réfléchir aux contenus des concours". Elle estime que les épreuves orales devraient mieux mesurer "l'intensité, la valeur du parcours" des étudiants, en particulier ceux venus des quartiers défavorisés.

Au ministère de l'Enseignement supérieur, on considérait hier qu'il s'agissait d'une "fausse querelle". "On n'a pas parlé de quotas, mais d'objectifs", dit le ministère.

 

Première publication : 05/01/2010

COMMENTAIRE(S)