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Amériques

Obama suspend le transfert de détenus de Guantanamo vers le Yémen

Vidéo par Pauline SIMONET

Texte par Dépêche

Dernière modification : 05/01/2010

Le président américain, Barack Obama, a exclu tout nouveau transfert de détenus yéménites de Guantanamo vers Sanaa. Une décision qui ne remet pas en question la fermeture du centre pénitentiaire à laquelle il s'était engagé en janvier 2009.

AFP - Barack Obama réunissait mardi les responsables du renseignement américain pour faire le point de l'enquête sur l'attentat manqué contre un avion le 25 décembre, dont l'auteur a fourni des informations "utiles" selon la Maison Blanche.


Guantanamo : Washington suspend le transfert de détenus vers le Yémen

Le 5 janvier, au lendemain des menaces d'attaques visant leurs intérêts au Yémen, les Etats-Unis ont indiqué vouloir suspendre le transfèrement de nouveaux détenus de Guantanmo vers Sanaa.

"Tout en maintenant notre engagement à fermer l'établissement [le centre pénitentiaire de Guantanamo], nous avons décidé pour l'instant que tout transfert supplémentaire vers le Yémen n'était pas une bonne idée", a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs.

Le 22 janvier 2009, quelques jours après son entrée en fonctions, le président américain, Barack Obama, s'était donné un an pour fermer définitivement le très controversé centre de détention.

 

Au Yémen, où Al-Qaïda a revendiqué cette tentative d'attaque, l'ambassade américaine à Sanaa a rouvert après deux jours, et Washington a salué l'action des autorités qui ont tué ou arrêté depuis dimanche plusieurs membres présumés du réseau d'Oussama ben Laden. Mais les chancelleries française et britannique restaient fermées.

Une vingtaine de hauts responsables américains, ministres ou chefs de services du renseignement, devaient participer à partir de 14H30 (19H30 GMT) à cette réunion dans une salle ultra-sécurisée de la Maison Blanche.

Parmi eux figurent Dennis Blair, directeur du renseignement (DNI), le directeur de la centrale du renseignement (CIA) Leon Panetta, celui de la police fédérale (FBI) Robert Mueller et leur homologue de l'Agence de sécurité nationale (NSA), Keith Alexander.

Outre M. Obama et le vice-président Joe Biden, la secrétaire d'Etat Hillary Clinton et son collègue de la Défense Robert Gates, ainsi que les ministres de la Sécurité intérieure, de la Justice et de l'Energie, devaient être présents.

M. Obama a prévu de s'adresser à la presse à l'issue de la réunion, vers 16H00 (21H00 GMT). Selon son porte-parole Robert Gibbs, le président va communiquer aux Américains une "mise à jour franche" sur les mesures prises depuis Noël "pour renforcer la sécurité, en particulier dans les aéroports".

Plus de huit ans après les attaques du 11-Septembre et malgré des milliards de dollars investis dans le renseignement et la sécurité, Umar Farouk Abdulmutallab, un Nigérian de 23 ans, a réussi à monter avec des explosifs à bord d'un avion transportant 290 personnes entre Amsterdam et Detroit (nord) le jour de Noël.

L'enquête a montré que le père du suspect avait alerté en novembre la diplomatie américaine au sujet de son fils, mais que ces informations transmises aux services de renseignement n'ont été ni recoupées ni partagées par les différentes administrations.

Le suspect n'avait pas été placé sur la liste des personnes interdites de vol à destination des Etats-Unis et son visa n'avait pas été révoqué.

Depuis la tentative d'attentat, les Etats-Unis ont révoqué "plusieurs visas (...) à la suite d'informations liées à des affaires de terrorisme" a déclaré pour sa part mardi le porte-parole du département d'Etat, Philip Crowley.

Grièvement brûlé et arrêté après sa tentative, le suspect a fourni des informations "utiles et exploitables" aux policiers du FBI qui l'interrogent, a indiqué M. Gibbs.

De son côté, le parquet néerlandais a estimé que le suspect était déjà en possession des explosifs avant d'arriver à l'aéroport d'Amsterdam-Schiphol par lequel il a transité, ce qui signifierait qu'il a réussi à franchir les contrôles de sécurité d'au moins deux aéroports avec sa bombe artisanale.

Depuis dimanche, les autorités américaines ont passé en revue des listes de milliers de noms de personnes surveillées ou interdites de vol, tandis que des contrôles renforcés des passagers embarquant pour les Etats-Unis ont été mis en place à travers le monde.

Washington a en outre décidé d'imposer des contrôles accrus pour les passagers originaires ou en provenance de 14 pays considérés comme sensibles.

Le Nigeria a annoncé mardi qu'il allait demander à être retiré de cette liste, car "un simple incident impliquant un Nigérian ne peut pas faire de tous les Nigérians des criminels", selon le ministre de la Justice Michael Aondoaaka.

Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqap), branche du réseau basée au Yémen, a revendiqué l'attentat manqué et les Etats-Unis, comme la Grande-Bretagne, ont annoncé leur intention d'aider le Yémen à renforcer ses capacités antiterroristes.

M. Gibbs a indiqué mardi qu'à la lumière des derniers développements, les Yéménites encore présents dans la prison militaire de Guantanamo ne seraient pas renvoyés dans l'immédiat dans leur pays, contredisant ce qu'avait affirmé dimanche le conseiller de M. Obama pour l'antiterrorisme, John Brennan.

Les experts de l'aviation de l'Union européenne devaient eux se réunir jeudi pour évaluer les leçons à tirer de l'attentat manqué. Plusieurs pays européens prônent désormais l'installation de scanners corporels dans les aéroports.

 

Première publication : 05/01/2010

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