- Allemagne - Banques
Près de 30 millions de cartes bancaires victimes du "bug de l'an 2010"
Plusieurs millions de cartes de paiement et de retrait allemandes ne sont plus acceptées depuis le 1er janvier 2010. À l'origine de la panne : un défaut de programmation de puces hérité du fameux "bug de l'an 2000".
Plusieurs millions de consommateurs allemands ne peuvent utiliser leurs cartes bancaires que difficilement, voire pas du tout, depuis le 1er janvier en raison d'un "problème retardé de l'an 2000", a annoncé dans un communiqué une fédération bancaire.
La panne, qui provient d'une série de puces électroniques n'ayant pas reconnu la nouvelle année 2010, concerne au total 23,5 millions de cartes Eurochèques (EC) et de cartes de crédit émises par les Caisses d'épargne et les banques régionales allemandes sur les 93 millions en circulation, précise la fédération du secteur DSGV. Ce type de carte, qui permet uniquement de débiter de l'argent de son compte courant, est le moyen de paiement le plus répandu en Allemagne, nombre de magasins refusant les cartes de crédit.
Une porte-parole de Commerzbank a indiqué à l'AFP qu'un "nombre restreint" de ses cartes était touché, et que la majorité fonctionnait dans "beaucoup" de ses distributeurs. La première banque de détail du pays, Postbank, est également victime du problème mais n'a pas révélé son ampleur.
Problèmes à l'étranger
Plus problématique : la panne touche les cartes des clients basés à l’étranger. "Pour les personnes à l’étranger, nous avons passé un accord avec Western Union, afin d’assurer le transit de fonds", rassure Constanze Stempel, porte-parole de la Caisse d’Épargne de Berlin.
Bien que le bug soit connu depuis plusieurs jours, l’étendue du phénomène n’a pu être réellement mesurée que lundi, la majorité des magasins ayant été fermée durant le week-end. "Les banques n’ont accepté de communiquer à ce sujet depuis aujourd’hui", explique Anne Mailliet, correspondante de FRANCE 24 à Berlin.
Les établissements concernés affirment avoir déjà procédé à la reprogrammation de plus de 25 000 distributeurs de banque, mais estiment qu’un tiers des terminaux détenus par les commerçants seraient toujours dans l’incapacité de lire ces cartes.
























Commentaires
le phising de la saint silvestre
Comment peut on faire des pareilles erreurs en ceette decnnie du 21ieme siecle au moment ou tous les secteurs ayant l'informatique comme facteur de change y songe dpuis 1999. en mon humble avis c'est un phising que l'on veut pas tout simplement avoue.
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