Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

FACE À FACE

Martine Aubry, la gauche et ses frondeurs

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Magic on the moonlight" : la magie opère dans le dernier Woody Allen

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Ces étrangers qui partent combattre avec les Kurdes en Irak et en Syrie

En savoir plus

DÉBAT

La sentence de Pistorius est-elle "satisfaisante" ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Prisonnier Pistorius"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Mort d'un patron baroque"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Quel(s) patron(s) pour Total ?

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Christophe de Margerie, entre hommages et polémiques

En savoir plus

DÉBAT

Les patrons de l'énergie française à l'heure de la transition

En savoir plus

Amériques

Barack Obama fustige les ratés du renseignement américain

Texte par Dépêche

Dernière modification : 06/01/2010

Lors d'une réunion avec les responsables des services de renseignements américains, le président a de nouveau critiqué les failles du dispositif sécuritaire national. Il a par ailleurs confirmé le gel du renvoi de détenus de Guantanamo vers le Yémen.

AFP - Le président Barack Obama a pointé du doigt mardi les ratés des services de renseignement américains qui auraient, selon lui, pu empêcher un suspect muni d'explosifs d'entrer dans un avion de ligne à destination des Etats-Unis, et a exigé des réformes pour corriger ces erreurs.

Dans le même temps, dans la foulée de l'attentat manqué du 25 décembre dont l'auteur a été entraîné au Yémen par Al-Qaïda, le président a confirmé le gel du renvoi de détenus de Guantanamo vers ce pays, tout en répétant sa promesse emblématique de fermer cette prison.

A l'issue d'une réunion d'environ deux heures avec les dirigeants des services de renseignement, mais aussi le vice-président Joe Biden et plusieurs ministres de premier plan, c'est un M. Obama visiblement irrité qui a dressé un état des lieux sans concessions d'un "échec" qui aurait pu avoir des conséquences "désastreuses".

Lors de la réunion, M. Obama a adopté un ton encore plus musclé, selon ses propos rapportés à l'AFP par un haut responsable américain, remarquant que les Etats-Unis ont échappé "de justesse" à une catastrophe. L'attentat "a été empêché par des personnes courageuses et pas parce que le dispositif (de sécurité) a fonctionné, et cela n'est pas acceptable", a-t-il ajouté.

Le directeur du renseignement américain, Dennis Blair, a pris acte de ces critiques. "La communauté du renseignement a reçu le message du président aujourd'hui. Nous l'avons compris et nous faisons en sorte de répondre aux nouveaux défis", a-t-il répondu dans un communiqué, soulignant la nécessité de "maintenir une avance" sur les terroristes.

Le 25 décembre, un Nigérian de 23 ans, Umar Farouk Abdulmutallab, a réussi à monter avec des explosifs sur lui dans un avion de la compagnie Northwest reliant Amsterdam à Detroit (nord des Etats-Unis) avec 290 personnes à bord. Sa bombe artisanale n'a pas complètement fonctionné et il a été maîtrisé par des passagers.

L'enquête a montré que le père du suspect avait alerté en novembre la diplomatie américaine au sujet de la radicalisation de son fils, mais que ces informations n'ont été ni recoupées ni partagées par les différentes administrations.

"Le gouvernement américain avait suffisamment d'informations pour déjouer ce complot et peut-être empêcher l'attaque du jour de Noël, mais nos services de renseignement n'ont pas réussi à assembler les pièces, ce qui aurait mis le suspect sur la liste des personnes interdites de vol", a expliqué M. Obama.


Il a aussi souligné qu'il était de sa "responsabilité de découvrir pourquoi" ces échecs ont eu lieu, et de les "corriger".

Ce raté majeur est intervenu plus de huit ans après les attaques du 11-Septembre (près de 3.000 morts) et malgré des milliards de dollars investis par les Etats-Unis dans le renseignement et la sécurité, sans parler des opérations militaires en Afghanistan et en Irak.

Guantanamo : Washington suspend le transfert de détenus vers le Yémen

Le 5 janvier, au lendemain des menaces d'attaques visant leurs intérêts au Yémen, les Etats-Unis ont indiqué vouloir suspendre le transfèrement de nouveaux détenus de Guantanmo vers Sanaa.

"Tout en maintenant notre engagement à fermer l'établissement [le centre pénitentiaire de Guantanamo], nous avons décidé pour l'instant que tout transfert supplémentaire vers le Yémen n'était pas une bonne idée", a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs.

Le 22 janvier 2009, quelques jours après son entrée en fonctions, le président américain, Barack Obama, s'était donné un an pour fermer définitivement le très controversé centre de détention.

 

Depuis la tentative d'attentat, les Etats-Unis ont révoqué "plusieurs visas (...) à la suite d'informations liées à des affaires de terrorisme" a déclaré le porte-parole du département d'Etat, Philip Crowley.

Grièvement brûlé et arrêté après sa tentative, le suspect a quant à lui fourni des informations "utiles et exploitables" aux policiers qui l'interrogent, a indiqué le porte-parole de la Maison-Blanche, Robert Gibbs.

Le Parquet néerlandais a estimé que le suspect était déjà en possession des explosifs avant d'arriver à l'aéroport d'Amsterdam-Schiphol par lequel il a transité, ce qui signifierait qu'il a réussi à franchir les contrôles de sécurité d'au moins deux aéroports avec sa bombe artisanale.

Depuis dimanche, les autorités américaines ont passé en revue des listes de milliers de noms de personnes surveillées ou interdites de vol, tandis que des contrôles renforcés des passagers embarquant pour les Etats-Unis ont été mis en place à travers le monde.

Washington a en outre décidé d'imposer des contrôles accrus pour les passagers originaires ou en provenance de 14 pays considérés comme sensibles.

Le Nigeria a annoncé mardi qu'il allait demander à être retiré de cette liste.

Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqap), branche du réseau basée au Yémen, a revendiqué l'attentat manqué.

L'ambassade américaine à Sanaa a rouvert mardi après deux jours de fermeture consécutive à des menaces, et Washington a salué l'action des autorités qui ont tué ou arrêté depuis dimanche plusieurs membres présumés d'Al-Qaïda. Mais les chancelleries française et britannique restaient fermées.

 

Première publication : 06/01/2010

  • TERRORISME

    Le Yémen, nouvelle base arrière d'Al-Qaïda ?

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)