Dernière modification : 07/01/2010 

- Bernard Kouchner - Côte d'Ivoire - Élection présidentielle - France


Pas d'escale à Abidjan pour Kouchner

Pas d'escale à Abidjan pour Kouchner

Après l'annonce du président ivoirien Laurent Gbagbo de procéder à un nouveau report de la présidentielle, le ministre des Affaires étrangères français annule sa visite prévue dimanche à Abidjan.

Par Dépêche (texte)
 

AFP - Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a décidé jeudi de "reporter" sa visite prévue à Abidjan dimanche, au lendemain de la demande par le président ivoirien Laurent Gbagbo d'un nouveau délai dans le processus électoral.

"Compte tenu de cette annonce, Bernard Kouchner a décidé de reporter la visite qu'il avait prévu de faire à Abidjan dimanche prochain", a déclaré à Paris le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero.

M. Kouchner s'y rendra "dès que les listes électorales définitives seront publiées", a-t-il précisé, réitérant le souhait de la France de voir les élections se tenir "dans les meilleurs délais".

Le ministre français, qui avait effectué un premier déplacement à Abidjan en juin 2008, a entamé mercredi une tournée africaine, dont la Côte d'Ivoire devait être la dernière étape.

Cette visite devait permettre, "au moment de la clôture des listes électorales définitives", de "rappeler l'attachement de la France à ce que la Côte d'Ivoire retrouve la voie de la stabilité et du développement", avait expliqué le Quai d'Orsay en début de semaine.

Six fois reportée depuis la fin du mandat de M. Gbagbo en 2005, l'élection présidentielle est censée clore la grave crise née en 2002 du coup d'Etat manqué de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), qui a coupé le pays en deux.

Le scrutin a été fixé le 3 décembre à "fin février-début mars 2010".

Mais le chef de l'Etat ivoirien a jeté mercredi un doute sur ce calendrier, en réclamant une prolongation supplémentaire du traitement des contentieux sur la liste électorale provisoire, censé s'achever le même jour.

Il a mis en avant le fait que de nombreux Ivoiriens recensés n'ont pas vu leur inscription validée au cours de cette phase, ralentie par une grève des greffiers et de sérieuses difficultés d'organisation.

Fin décembre, la Commission électorale indépendante (CEI) avait fait état du traitement d'"un peu plus de 40% des réclamations attendues", sur environ 1,033 million de "cas litigieux" figurant parmi les quelque 6,4 millions de personnes enregistrées.

"On ne peut pas aller aux élections comme ça", a affirmé M. Gbagbo, en interpellant la CEI et le Premier ministre Guillaume Soro, chef des FN.

M. Soro, la commission et les autres acteurs du processus électoral devaient d'ailleurs se pencher sur la question dans l'après-midi, a-t-on appris auprès de l'entourage du chef du gouvernement.

Mercredi soir, la CEI a fait savoir qu'en raison de cas toujours en cours de traitement, le règlement des contentieux se poursuivrait "au moins" jusqu'à ce week-end. Mais au-delà de cette date, elle ne s'engageait pas sur le respect du calendrier électoral.

Alors que les relations entre la Côte d'Ivoire et l'ex-puissance coloniale française, même apaisées par rapport aux heures chaudes de la crise ivoirienne, restent sensibles, le report-surprise du déplacement de M. Kouchner n'a pas suscité de réaction officielle à Abidjan.

Sous couvert d'anonymat, deux sources gouvernementales ont affirmé à l'AFP que les autorités ivoiriennes étaient plutôt focalisées sur une visite - évoquée depuis plusieurs mois mais encore jamais annoncée - de Claude Guéant, plus proche collaborateur du président français Nicolas Sarkozy.

"Une visite de Guéant ou d'un autre responsable" est "prévue", a-t-on confirmé de source diplomatique française, sans toutefois avancer de date.

Bernard Kouchner s'était dit fin décembre convaincu que la présidentielle ivoirienne se tiendrait en 2010. Selon lui, Nicolas Sarkozy "en doute".
 

Commentaires (2)

A quelle sauce veut-elle ns manger????

La France doit savoir qu'on veut plus être mangé et cette histoire est terminée.Reporter son voyage en C.I.c'est mettre de l'eau ds son vin.Non ,on ne le veut plus en C.I.Dc il n'a qu'à boire son vin cru et offrir son talent d'humanitaire aux Français qui meurent de froid.

arretez-ça

la france doit apprendre à respecter les pays africains qui l'ont rendu aussi puissant,et eviter de les considerer comme une de ses provinces.la cote d'ivoire est un pays libre de pouvoir conduire son pays à de nouvelles elections.

a qui, profite le crime

les évènements qu'ont vécu les ivoiriens il y'a quelque années doivent être des instruments nécessaires qui pourraient justifier ce report qui selon moi est logique. la France a failli nous le savons tous lors de ces événement, le gouvernement chirac qui porte la responsabilité du sang ivoirien versé ne doit pas être pris comme un exemple pour la gestion de la situation ivoirienne . Laurent Gbagbo je le crois fortement aime son pays pour preuve tous les sacrifices consentis pour le retour de la paix justifient cette affirmation .Alors qu'en déplaisent aux français laissez les ivoiriens gérer leurs élections et occupez vous plutôt des actions que vous pourriez entreprendre afin que la cote d'ivoire redevienne le moteur économique qu'elle a été et que chirac et devilpin ont voulu terni parce qu'ils se prenaient pour des Dieux.

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