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Economie

Le président promet qu'Icesave paiera ses créanciers, mais défend l'idée d'un référendum

©

Vidéo par France 3

Texte par Dépêche

Dernière modification : 08/01/2010

Le président islandais Olafur Ragnar Grimsson précise à la BBC que l'Islande compte bien rembourser les créanciers de la banque Icesave. Il défend aussi l'idée d'un référendum comme moyen de donner la parole aux Islandais dans ce dossier.

AFP - Le président islandais a défendu jeudi son veto à la loi sur le remboursement des clients étrangers de la banque faillie Icesave, qualifiant de "démocratique" sa décision qui a suscité la colère du Royaume-Uni et des Pays-Bas.

"Des référendums ont eu lieu aux Pays-Bas et dans de nombreux pays européens pour décider sur des problèmes importants. Je ne vois pas pourquoi la voie démocratique, via référendum, ne serait pas valable", a déclaré M. Grimsson au Financial Times paru jeudi.

Olafur Ragnar Grimsson a également promis que l'Islande honorerait ses obligations sur Icesave, mais que les questions concernaient les modalités, dans des interviews à plusieurs médias.

Le président islandais a refusé mardi de ratifier l'accord très impopulaire de remboursement en faveur des clients d'Icesave, essentiellement britanniques et néerlandais, qu'il entend soumettre à un référendum qui pourrait avoir lieu le 20 février.

"L'idée mise en avant que nous n'allons pas remplir nos obligations est complètement fausse", a-t-il déclaré à la BBC.

"La seule chose que j'ai décidée, c'est d'accorder le dernier mot au peuple islandais via un référendum qui est compatible avec nos principes démocratiques fondamentaux", a-t-il ajouté.

"L'Islande reconnaît pleinement ses obligations et sa responsabilité à payer, mais la loi (Icesave) dont nous parlons et qui sera l'objet d'un référendum concerne seulement la méthode, la forme et les conditions" de ce paiement, a-t-il également déclaré à la radio publique suédoise (SR).

Le veto présidentiel a fait entrer l'Islande dans une période d'incertitudes économiques et politiques, notamment pour sa candidature à l'Union européenne et dans ses relations avec ses bailleurs, Fonds monétaire international et pays nordiques en tête, tandis que les grandes agences de notation financière ont baissé leur note ou fait des commentaires négatifs sur la dette islandaise.

La loi Icesave, adoptée à une très courte majorité par le Parlement dans la nuit du 30 au 31 décembre, est destinée à rembourser 3,8 milliards d'euros avancés par le Royaume-Uni et les Pays-Bas pour indemniser plus de 320.000 de leurs citoyens lésés par la faillite de la banque islandaise.

Une pétition rassemblant 60.000 signatures islandaises, soit un quart de l'électorat, avait été remise au président dans la foulée pour lui demander de ne pas ratifier le texte.

Première publication : 07/01/2010

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