Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

FOCUS

Immigration en Méditerranée : prêts à risquer leur vie pour rejoindre l’Europe

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Margaret Atwood, la reine du roman d’anticipation est de retour !

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCONOMIE

Vote de confiance : Manuel Valls sera-t-il soutenu par sa majorité ?

En savoir plus

TECH 24

Apple, IFA, cours de code : c'est la rentrée high-tech !

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Coalition contre l'EI : "L'Iran doit participer"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

PDG de Netflix : "Nous sommes un grand exportateur de films français"

En savoir plus

SUR LE NET

Certains médias accusés de faire le jeu de l'EI

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

La Libye : terre d'accueil des jihadistes?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Combien de rêves naufragés?"

En savoir plus

  • En direct : Manuel Valls en quête de confiance face aux députés

    En savoir plus

  • EI, EIIL, Daech, comment appeler les jihadistes en Irak et en Syrie ?

    En savoir plus

  • Ligue des champions : un Monaco diminué retrouve l'Europe dix ans après

    En savoir plus

  • Les étrangers désormais interdits de travail au Soudan du Sud

    En savoir plus

  • L’inavouable alliance des États-Unis et de l’Iran contre l’EI

    En savoir plus

  • Exposition : Niki de Saint Phalle, une sacrée nana, au Grand Palais

    En savoir plus

  • Air France : la grève se durcit, les négociations "bloquées"

    En savoir plus

  • Yannick Agnel, la fin du rêve américain

    En savoir plus

  • Deux branches d’Al-Qaïda appellent les jihadistes à s’unir contre la coalition anti-EI

    En savoir plus

  • Nouvel appel des musulmans de France contre l’EI

    En savoir plus

  • Washington frappe des positions de l'État islamique près de Bagdad

    En savoir plus

  • Les députés ukrainiens ratifient l’accord d’association avec l’UE

    En savoir plus

  • Coalition contre l'EI : "L'Iran doit participer"

    En savoir plus

  • Ebola : Obama envoyent 3 000 soldats en Afrique de l’Ouest

    En savoir plus

  • Près de 500 migrants portés disparus après un naufrage en Méditerranée

    En savoir plus

  • PDG de Netflix : "Nous sommes un grand exportateur de films français"

    En savoir plus

Asie - pacifique

L'ONU authentifie une vidéo montrant des exécutions sommaires de Tamouls

Texte par Dépêche

Dernière modification : 08/01/2010

Selon l'ONU, la vidéo diffusée en août par la chaîne britannique Channel 4, dans laquelle un homme en uniforme abat d'une balle dans la nuque deux prisonniers tamouls, est authentique.

AFP - Un haut responsable de l'ONU a affirmé jeudi l'authenticité d'une vidéo de 2009 montrant des exécutions sommaires de Tamouls par des militaires sri-lankais, et a exigé une enquête impartiale pour déterminer si elle constitue la preuve de crimes de guerre.

Trois experts indépendants ont conclu que la vidéo, diffusée en août dernier en Grande-Bretagne était authentique, a affirmé Philip Alston, rapporteur spécial de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires.

"La conclusion est claire: la vidéo est authentique", a dit M. Alston lors d'une conférence de presse.

"Chacun des trois experts a conclu que rien ne permettait d'indiquer que la vidéo était un faux" comme l'a affirmé le gouvernement sri-lankais, a-t-il ajouté.


M. Alston a appelé à l'ouverture "d'une enquête indépendante et impartiale pour déterminer si des crimes de guerre et d'autres violations graves du droit international humanitaire et des droits de l'homme ont été commis au Sri Lanka".

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, approuve cette position, a ensuite indiqué son porte-parole, Martin Nesirky. M. Ban a informé Colombo qu'il envisageait de "nommer une commission d'experts pour le conseiller et aider le gouvernement sri-lankais" à prendre les mesures nécessaires, a dit M. Nesirky.

La vidéo avait été diffusée le 25 août par la chaîne de télévision britannique Channel 4. Elle montre un homme en uniforme militaire tirant dans la nuque d'un homme nu, attaché et les yeux bandés, près d'un champ boueux dans lequel gisent plusieurs corps masculins. Un autre homme est abattu de la même manière vers la fin de la vidéo.

Le document aurait été envoyé à Channel 4 par un groupe s'intitulant Journalistes pour la démocratie au Sri Lanka.

Il aurait été tourné vers la fin des opérations lors desquelles les forces gouvernementales sri-lankaises ont écrasé les rebelles séparatistes tamouls qui contrôlaient le nord et le nord-est de l'île. L'armée et le gouvernement avaient alors été accusés de violence excessive pour en finir avec la rébellion, sans considération pour des milliers de civils pris entre deux feux.

En mai, Colombo a annoncé la défaite totale des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) après 37 ans d'une guerre qui a fait entre 80.000 et 100.000 morts. Les LTTE étaient considérés comme un groupe terroriste par le gouvernement sri-lankais et par les pays occidentaux.

M. Alston avait noté à l'époque le démenti catégorique par Colombo des allégations relatives à la vidéo, mais avait jugé nécessaire l'ouverture d'une enquête.

Colombo, a-t-il indiqué, avait chargé quatre experts sri-lankais, dont deux membres des forces armées, d'enquêter sur le film. Le gouvernement avait ensuite affirmé que leur rapport, jamais entièrement rendu public, concluait que la vidéo était "un faux".

M. Alston avait alors mis publiquement en doute l'indépendance et l'impartialité de cette enquête sri-lankaise et avait décidé de faire appel à trois experts indépendants.

Ces experts, Daniel Spitz, Peter Diaczuk et Geoff Spivack, sont basés aux Etats-Unis et n'avaient jamais été impliqués auparavant dans les affaires relatives au Sri Lanka, a-t-il indiqué. Ils sont spécialisés respectivement en médecine légale, analyse de vidéos et armes à feu.

Selon M. Alston, M. Diaczuk a conclu que "le recul, le mouvement de l'arme et du tireur et les gaz échappés du canon lors des deux apparentes exécutions sont compatibles avec un tir à balles réelles et non avec des cartouches à blanc".

Pour sa part, M. Spivack "n'a pas trouvé de preuve de rupture dans la continuité de la vidéo, ni d'autres manipulations de l'image."

Première publication : 07/01/2010

COMMENTAIRE(S)