Dernière modification : 08/01/2010 

- Aéronautique - Air France-KLM - Transports


Les ambitions de la "low cost" irlandaise Ryanair

La crise a des répercussions inégales sur les compagnies aériennes. Forte d'une hausse de 13 % de son trafic aérien en 2009, la "low cost" Ryanair pourrait, en 2010, dépasser Air France-KLM, qui transporte le plus grand nombre de passagers par an.

Par France 2 (vidéo)
FRANCE 24 avec dépêches (texte)
 

Ryanair a le vent en poupe. En 2010, la compagnie irlandaise à bas coûts pourrait devancer Air France-KLM, l'actuel numéro 1 mondial du secteur en termes de nombre de passagers transportés, selon le quotidien économique français "Les Échos".

Crée en 1985, Ryanair a affiché une santé insolente en 2009, annonçant une hausse de 13 % de son trafic, soit un gain de 610 000 passagers par mois (pour un total de 65,3 millions de personnes transportées durant l'année). De quoi en irriter plus d’un, dont la compagnie franco-néerlandaise Air France-KLM... Pour 2009, celle-ci devrait en effet annoncer une baisse du nombre de passagers transportés de 4 % environ, soit un recul de 350 000 passagers par mois (pour un total de 71 millions de d'individus transportés dans l'année).

Ryanair, qui n'hésite pas à se qualifier de compagnie préférée des voyageurs, confirme en tout cas le succès du modèle "low cost" sur les vols court-courriers européens. La compagnie British Airways a ainsi vu son trafic européen (sur une zone d'activité équivalente à celle de Ryanair) plonger de 4,7 % en décembre, et de 3,6 % depuis le début de l'année financière, qui a commencé en avril.

À l'occasion d'une réunion d'investisseurs, hier, le directeur général de Ryanair, Michael O'Leary, a estimé que son entreprise "était en forte croissance et était bien partie pour transporter plus de 66 millions de passagers sur l'actuelle année financière". Le taux de remplissage de ses avions a effectivement atteint 81 % au mois de décembre - en hausse de deux points par rapport à la même période en 2008 - et 82 % sur l'année.

Malgré divers surcoûts, la politique de prix agressive de la compagnie irlandaise lui permet de dominer l'autre grande "low cost" présente sur le marché européen, la britannique Easyjet, dont le trafic a augmenté de 9,3 % en décembre et de 3,4 % sur la totalité de l'année 2009, avec un peu plus de 46 millions de passagers.

Commentaires (1)

ryanair et les subventions du contribuables

ryainair ne ferai moins la fière si les contribuables francais cessaient de lui verser des subventions qui frisent parfois l'illégalité
ex :En 2009, le budget promotion avait frôlé, au total, 2,1 M€. Cette enveloppe avait été alimentée par le conseil régional de l'herault à hauteur de 586 000 €
http://www.observatoiredessubventions.com/
en 2008 le Conseil régional du Centre a attribué une subvention de 270 000 € à la la société d’économie mixte qui gère l’aéroport Tours-Val de Loire (appelée SEMAVAL) dont le principal bénéficiaire sera ryanair
en voici d'autres :
Des aides par millions
A titre d’exemple, Ryanair a obtenu de la chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Tours 2 177 000 euros d’aides diverses en trois ans. A Carcassonne, on parle de 4 millions d’aide marketing, à quoi s’ajoute une participation au budget de l’aéroport de 3 millions d’euros. A Nîmes, des accords rétroactifs ont été signés pour justifier le versement de 1 004 275 euros, effectué par la collectivité à Ryanair à titre de publicité. Entre 2004 et 2006, pas moins de 4 millions d’euros auront donc été versés à la compagnie irlandaise, sans parler des charges non comptabilisées, comme celles des services d’accueil ou de réservation. « Des “contributions” qui ne reposent pas sur des dépenses effectives engagées par Ryanair », renchérit la CRC de Bretagne.
A Carcassonne, la CRC s’interroge sur la valeur juridique des engagements de la CCI. A Brest, même point de vue : « ce sont des contrats juridiquement contestables ». Dans ce même aéroport, « c’est un tarif dérogatoire qui est accordé à Ryanair en matière de prestations d’assistance », note encore la CRC.
A Rodez, le cas s’avère encore plus éloquent puisque, entre 2004 et 2006, les trois collectivités locales ont versé un total de 1 956 664 euros alors que Ryanair ne respectait pas les termes de son contrat, lequel prévoyait « un service de transports aériens quotidiens entre l’aéroport de Rodez et celui de Londres Stansted ». La CRC note que « le nombre de rotations assurées actuellement par Ryanair se situe très en deçà d’une moyenne quotidienne. Pour la période d’octobre 2006 à mars 2007, Ryanair affiche un maximum de trois vols hebdomadaires, limité à un seul vol au cours du mois de janvier ».
A Poitiers, la CRC révèle que « rien ne permet d’assurer que les tarifs publics des redevances soient fixés à un niveau suffisamment élevé pour couvrir les dépenses associées ».
En l’absence de ces tarifs spécialement négociés, la compagnie Ryanair aurait assumé une charge supplémentaire de 280 000 euros. Les CRC s’étonnent aussi que de nombreux contrats soient rédigés en anglais. « La CCI de Brest s’est affranchie des règles d’ordre public sur la rédaction des contrats en français, ce qui fait peser un risque juridique supplémentaire », note la CRC de Bretagne.
je pense que la cours des comptes du regretter P.Seguin ou à bruxelles à la commission de la concurence devrait plus se pencher sur le problème, elles qui fait si bien la chasse aux subventions alloués aux agriculteurs francais

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