Dernière modification : 08/01/2010 

- Iran


L'opposant Mehdi Karoubi visé par des tirs, selon son parti

L'opposant Mehdi Karoubi visé par des tirs, selon son parti

En visite à Qazvin, dans le nord de l'Iran, l'opposant Mehdi Karoubi a été la cible de tirs, selon le site Internet de son parti. Sahamnews.org précise toutefois qu'il n'a pas été blessé, puisqu'il se trouvait dans sa voiture blindée.

Par Dépêche (texte)
 

AFP - La voiture d'un des chefs de l'opposition iranienne Mehdi Karoubi, ex-président du Parlement, a été la cible de tirs dans la nuit de jeudi à vendredi à Qazvin (nord), a rapporté le site internet de son parti Sahamnews.org, précisant qu'il n'a pas été blessé.

Aucune confirmation des faits n'a pu être obtenue dans l'immédiat auprès des autorités.

Selon le site, M. Karoubi s'était rendu dans la ville de Qazvin pour participer à une cérémonie de deuil organisée par un ancien député réformateur.

"Quelque 500 membres du bassidj (milice islamique) et des habitants des villages environnants ont encerclé le lieu où il se trouvait et ont commencé à attaquer la maison à coups de pierres, cassant des vitres", a ajouté le site.

Au bout de quatre heures, les forces anti-émeutes et la police sont intervenues pour faire sortir M. Karoubi de la maison, selon la même source.

"Alors que sa voiture blindée quittait les lieux, elle a été attaquée et touchée par balles. Seules les vitres ont été cassées", a affirmé le site ajoutant que les gardes de M. Karoubi n'avaient pas répliqué.

"Mes gardes du corps n'ont pas répliqué car s'ils l'avaient fait, contrairement aux assaillants, on les aurait convoqués devant le tribunal pour les juger", a déclaré M. Karoubi, selon le site.

"Le sang qui coule dans nos veines est offert à notre guide" (ndlr: le guide suprême du régime islamique, l'ayatollah Ali Khamenei) ou encore "notre ville n'est pas une place pour les hypocrites", scandaient les assaillants, selon Sahamnews.org.

Mehdi Karoubi et Mir Hossein Moussavi, tous deux candidats lors de l'élection présidentielle du 12 juin 2009, avaient contesté la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad.

Les autorités ont accentué la pression sur l'opposition, en particulier depuis les manifestations du 27 décembre qui ont fait huit morts et plusieurs centaines de blessés.

Le pouvoir a déclaré qu'il ne tolérait plus aucune manifestation de l'opposition.

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