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Trois nouvelles attaques contre des lieux de culte chrétiens

Texte par Dépêche

Dernière modification : 10/01/2010

Agitée par une vive polémique sur le droit des non-musulmans à utiliser le mot "Allah", la Malaisie voient le nombre d'attaques contre les édifices chrétiens se multiplier. Sept lieux de culte ont été pris pour cible depuis vendredi.

AFP - Trois nouvelles attaques contre des lieux de culte chrétiens sont survenues dimanche en Malaisie dans un contexte de vive polémique sur le droit des non-musulmans à employer le mot "Allah".

Il s'agit de la septième attaque d'édifices chrétiens depuis vendredi dans ce pays de 27 millions d'habitants qui compte 60% de musulmans et où l'islam est religion officielle.

Les attaques de dimanche, qui, comme les précédentes, n'ont pas fait de victimes, ont eu lieu à Taiping dans l'état septentrional de Perak.

Selon le chef de la police locale, Zulkifli Abdullah, un cocktail Molotov a été lancé tôt dimanche avant l'arrivée des fidèles contre l'église All Saints.

"Il y avait des traces noires sur le mur. Nous pensons qu'un petit incendie s'est déclaré, mais il n'y a pas eu de dégâts", a-t-il dit.

Par ailleurs, une bouteille de kérosène a été projetée dans une autre église sans faire de dégâts tandis qu'un couvent a été la cible de cocktails Molotov à Taiping.

Enfin, la vitre d'une église baptiste de l'Etat de Malacca (centre) a été recouverte de peinture noire, selon la police.

Les tensions se sont accrues en Malaisie depuis que la justice a autorisé la semaine dernière un journal catholique local, The Herald, à appeler "Allah" le dieu chrétien dans ses éditions en malais.

Le Herald, qui s'était vu refuser ce droit l'an dernier par le gouvernement, avait saisi la Haute cour en estimant que le mot arabe "Allah" était le plus adéquat pour désigner "Dieu" en langue malaise. L'hebdomadaire est édité à environ 14.000 exemplaires par semaine en quatre langues.

Face à la colère de groupes islamiques et aux pressions du gouvernement, qui a agité la menace de tensions interconfessionnelles, la Haute cour a finalement suspendu mercredi sa décision dans l'attente d'un jugement au fond de la Cour d'Appel.

Le gouvernement se prévaut d'une décision du Haut conseil national de la fatwa de mai 2008 statuant que le mot "Allah" ne peut être utilisé que par les seuls musulmans en Malaisie afin d'éviter des confusions.

"Je pense que la foi des gens dépasse les événements actuels, donc ils continuent d'aller à l'église et de prier pour eux et pour la nation", a déclaré à l'AFP Hermen Shastri, le secrétaire général du Conseil des Eglises de Malaisie.

Le pays compte 10% de chrétiens dont 850.000 catholiques.

Un milliers de fidèles se sont rassemblés dimanche à Kuala Lumpur dans l'église de l'Assomption, visée par une prédédente attaque.

"Je leur ai dit que nous ne cherchions à blâmer personne. Nous sommes pacifiques et nous sommes ici pour offrir nos prières à la nation", a déclaré le prêtre Philipps Muthu.

Samedi, le Premier ministre malaisien Najib Razak avait lancé un appel au calme. Effectuant une visite dans l'une des églises endommagées, M. Razak a cherché à apaiser les tensions dans ce pays multiculturel où cohabitent, à côté de la majorité musulmane, des minorités chinoise et indienne.

"L'islam nous interdit d'insulter ou de détruire toutes les autres religions, que ce soit physiquement ou en s'attaquant aux lieux de culte des autres religions", a-t-il dit.

"Tout le monde doit rester calme et ne pas agir sous l'emprise de l'émotion", a ajouté le dirigeant malaisien.

Première publication : 10/01/2010

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