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Afrique

Al-Qaïda réclame une rançon pour libérer l'otage français capturé au Mali

Texte par FRANCE 24 avec dépêches

Dernière modification : 11/01/2010

Al-Qaïda au Maghreb islamique exige "beaucoup d'argent" pour libérer Pierre Camatte, qu'elle a menacé d'exécuter. Les six otages occidentaux enlevés à la fin novembre au Mali, dont le Français, seraient aux mains de trois groupes différents.

AFP - Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) réclame une importante rançon pour libérer l'otage français Pierre Camatte enlevé fin novembre dans le nord du Mali, a-t-on appris lundi à Bamako, de source proche des intermédiaires négociant la libération du Français.

Des sources sécuritaires maliennes et étrangères ont également indiqué, lundi, que les six otages européens détenus par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), dont le Français Pierre Camatte, sont aux mains de trois groupes différents.

"Aqmi demande aussi une rançon, beaucoup d'argent, pour libérer l'otage de la France. Ils (islamistes) demandent ça en plus de la libération de leurs quatre prisonniers au Mali", a déclaré cette source, qui n'a pas précisé le montant de cette rançon.

Aqmi menace d'exécuter Pierre Camatte si quatre de ses prisonniers au Mali ne sont pas libérés dans un délai de 20 jours, avaient auparavant affirmé les centres américains de surveillance des sites islamistes SITE et Intelcenter.

"Il y a plus d'une semaine, les Maliens et les Français ont été informés. Nous avons amené la nouvelle et les preuves de vie du Français", a affirmé à l'AFP la même source proche des intermédiaires.

Agé de 61 ans et domicilié dans les Vosges (est de la France), M. Camatte avait été kidnappé le 26 novembre par des inconnus en pleine nuit dans un hôtel de Ménaka, au nord-est du Mali, près de la frontière nigérienne.

Il est détenu par un groupe d'islamistes dirigé par l'Algérien Abdelhamid Abou Zeïd, l'un des émirs les plus radicaux d'Aqmi et auteur de l'assassinat, il y a quelques mois, d'un otage britannique, selon les sources sécuritaires maliennes et étrangères.

Selon ces sources, il a été enlevé par des "autochtones" de la région de Ménaka, proche de la frontière avec le Niger, avant d'être "vendu" à la branche maghrébine d'Al-Qaïda.

Les trois humanitaires espagnols enlevés en Mauritanie le 29 novembre sont entre les mains de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, alias Belawar. Il serait réfugié dans des grottes dans une zone désertique malienne, située non loin de la frontière algérienne.

Le couple italien kidnappé en Mauritanie le 17 décembre, dont la femme a également la nationalité burkinabé, serait, quant à lui, détenu par Abou Yaya Amane, un lieutenant de Abou Zeïd, voulant marquer son propre territoire.

Par le passé, les otages occidentaux ont généralement été libérés après le versement de rançons, même si les gouvernements concernés ne faisaient jamais officiellement état de transactions financières.

Mais, début juin, Aqmi avait annoncé avoir tué, pour la première fois, un otage occidental, le touriste britannique Edwin Dyer qu'elle détenait depuis janvier, Londres ayant refusé de céder au chantage des combattants islamistes.

Première publication : 11/01/2010

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