- CAN-2010 - Football - Togo
Deux personnes arrêtées à la suite du mitraillage du bus des Éperviers
Si la sélection togolaise est rentrée à Lomé, hier, certaines voix affirment qu'elle pourrait encore participer à la compétition. De son côté, l'Angola annonce l'arrestation de deux rebelles impliqués dans le mitraillage du bus des Éperviers.
À quelques heures du coup d'envoi du match que le Togo devait disputer contre le Ghana, ce lundi, dans le cadre de la Coupe d'Afrique des nations (CAN), le procureur de la province angolaise de Cabinda a annoncé l'arrestation de deux personnes qui auraient pris part au mitraillage du bus des Éperviers, vendredi, au cours duquel deux membres de la sélection ont été tuées.
Dans un communiqué assez vague, le procureur Antonio Nito annonce : "Deux militants du Flec ont été capturés sur les lieux de l'incident, la route vers Massabi, qui relie (l'Angola au Congo-Brazzaville)". Il pourrait s’agir de membres du Front de libération de l’enclave du Cabinda-Position militaire (Flec-PM), le groupe séparatiste qui a revendiqué l’attaque meurtrière de vendredi. L’information doit toutefois être prise avec précaution : il pourrait s’agir en effet d’un moyen utilisé par Luanda pour faire retomber la tension et atténuer la polémique née avec l'affaire.
"C'est le moment le plus pénible de ma vie"
Endeuillée, la sélection togolaise est arrivée dimanche soir à Lomé, la capitale togolaise. Présente à l’aéroport international Général Gnassingbé Eyadéma, la correspondante de FRANCE 24 au Togo, Emmanuelle Sodji, a pu y voir "beaucoup de membres du gouvernement, les familles des victimes, des supporters de l’équipe, et des anonymes".
"C'est le moment le plus pénible de ma vie. Nous sommes vraiment très touchés", a déclaré à la presse l’international togolais Emmanuel Adebayor. "Nous ne sommes pas déçus. Le gouvernement a pris la décision de rappeler sa sélection nationale parce que les menaces persistent", a-t-il indiqué.
Si l’attaquant de l’équipe anglaise de Manchester City évoque une "décision du gouvernement", c’est que le retrait de la sélection togolaise de la CAN n’a pas été chose facile… et n’est, en fait, pas totalement définitif.
Depuis le mitraillage du bus togolais, la participation des Éperviers à la compétition a effectivement donné lieu à toutes les spéculations. Les joueurs ont d’abord annoncé leur retrait de la CAN et tenté de convaincre les autres équipes de leur poule (Ghana, Côte d’Ivoire, Burkina Faso) d'en faire autant. Puis ils ont fait volte-face quelques heures plus tard, annonçant dans la nuit de samedi à dimanche leur intention de disputer le tournoi "en mémoire des disparus", avant de se conformer finalement à la décision de leur gouvernement qui leur a intimé l'ordre de rentrer au bercail, hier, estimant que les risques d'agression persistaient à Cabinda.
Les ultimes tentatives du comité organisateur de la CAN pour faire rester les joueurs togolais n’y ont rien fait. Le Togo n’a pas officiellement annoncé son retrait de la compétition, font toutefois remarquer certains, laissant planer l'idée que les Éperviers pourraient la réintégrer. C’est en tout cas en ce sens que l'on peut interpréter les propos tenus hier par le ministre des Sports togolais, Christophe Tchao : "Nous avons décrété une période de deuil de trois jours. Les joueurs partent avec nous et avec les corps de leurs frères tombés. Mais nous avons demandé à la CAF [Confédération africaine de football, ndlr] de trouver un arrangement pour qu'on puisse rattraper la compétition."
Quel avenir pour la poule B ?
Quoi qu'il en soit, le retrait de la sélection togolaise met la CAF dans l’embarras. Le comité organisateur de la Coupe d’Afrique des nations 2010 fait déjà l'objet de nombreuses critiques depuis l’attaque de vendredi. "On a vu des supporters remontés contre l’Angola, contre la CAF et contre son président", constatait dimanche soir Emmanuelle Sodji à Lomé. Pour eux, "la CAF n’a pas à faire pression sur les joueurs, c’est au Togo de décider".
Certaines voix se sont également élevées pour critiquer l’organisation des matchs du groupe B - celui du Togo - dans une région secouée par une lutte armée. "On est tous un peu choqués : on se demande pourquoi la CAN se déroule à Cabinda. Comment peut-on organiser un tournoi dans un pays en guerre ?", déclarait ainsi le joueur togolais Thomas Dossevi.
En cas de retrait définitif du Togo de la compétition, qu’adviendra t-il du groupe B ? Il semble très improbable que le Maroc, quatrième de son groupe derrière les trois qualifiés (Cameroun, Gabon et Togo), soit appelé pour remplacer les Éperviers au pied levé, compte tenu des délais impartis (le Togo devait jouer aujourd'hui). Comme le précise l’envoyé spécial de FRANCE 24 dans l’enclave de Cabinda, Willy Bracciano, le comité organisateur devrait plutôt décider d’attribuer d’office trois points (normalement attribués en cas de victoire) aux équipes du groupe B qui devaient affronter le Togo... à moins qu'il ne décide d' organiser une poule à trois. Mais il s'agit là d'un dispositif difficile à mettre en place : jouer deux matchs de poule au lieu de trois avantagerait en effet les équipes concernées pour la suite de la compétition.


























Commentaires (7)
Issa Hayatou.. Quel dirigeant!!!!!!
"le temps ne nous permet pas de deplacer cette competions, elle ne sera pas deplacee, elle sera ici.Si une equipe veut elle reste , si elle ne veut pas elle peut partir, nous respecterons toute les decisions, mais la CAF ne peut pas accepter qu'on deplace cette competition". Tels etaient les propos tenus par Mr ISSA HAYATOU secretaire General de la CAF aux Journalists (actualite France 24 )
A ecouter l'intervention du secretaire general de la CAF je me demandes s'il merite cette position.
La CAF et son secretaire general pour des raisons d'ordre alimentaire ont preferer organiser l'edition de la CAN dans un pays comme l'Angola qui est en guerre depuis plus de 35 ans.
Et comme le pire etait premedite par la CAF, nous assistons a l'attaque d'une bande armee du FLEC. l'attaque qui aurait occasionnee la mort de deux ressortissants Togolais et des blesses.
Et apres le meutre de ses deux Togolais, les representants de la CAF, en particulier Monsieur Hayatou ne prennent pas de temps pour presenter les condoleances ainsi compatir a la douleur des Togolais, meme s'il fallait repousser legerement la date des competitions et enterrer dignement les deux morts.
Dites a Mr Hayatou que cette competion qui lui tient a coeur ne pouvait exister sans les hommes et la vie de l'homme est encore plus importante qu'une competition de football. Ce ne sont ni les billets de banque qui jouent au foot mais plutot 22 personnes sur un stade, sans ces derniers le foot n'allait jamais exister ..
drame Togo-Cabinda
Ce n'est pas par ce qui tout se passe en Afrique et au sein de la CAF de la FIFI doit se Taire. C'est un peux mechant et meme inhumain d'abandonner comme ca le Togo seul face a son sort. C'est en fait un probleme de grande envergure qu'on essaie de masquer et d'eluder. Meme s'ils ne partagent pas sort du Togo a cause du busness-fotbalistique, il faudrais du moins penser a la securite des autres equipe et delocaliser les matches de cabinda.
Where is my article gone? You
Where is my article gone? You have to be serious.
Retrait de l'équipe Togolaise
Le retrait de l'équipe Togolaise est normal, les joueurs ne peuvent jouer avec les morts enregistés ( Le chargé de communication et l'entraineur adjoint). La CAF ne pense qu'à la réussite de le CAN même s'il y a des morts.
C'est dommage pour l'Afrique.
l'attaque dans le cabinda
L'attaque de l'equipe togolaise à cabinda en angola n'honore pas le foot qui est le roi des sports en ce qu'il nous uni quelque soit nos problèmes et nos divergeances.Le foot a des mots et des émotions universelles: quand on a marqué un but tous disons :WHOOOOOO;tout le monde c'est la seule chose qui nous console en tout cas surtout pas et jamais la politique.Les séparatistes de cabinda doivent revoir leurs idéaux et savoir respecter les valeurs qui font que les gens puissent oublier les discours falacieux et démagogiques polititiennes.Les autorités angolaises doivent chercher à éduquer son peuple pour connaître une issue heureuse des assises footbalistiques dans son territoire;ils sont violents et repectent pas les gens.Deja le Mali a subi cela hier après la rencontre le peuble angolais doit cesser de faire vivre aux autres les attitudes de la guerre...merci Jean Noel de La RDC
cabinda
erreur des portugais au independance de l'angola et au mouvement de liberation du cabinda qui ont combatuent le portugal.
le gvnmt dv lesse le togo
le gvnmt dv lesse le togo jouer
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