Dernière modification : 11/01/2010 

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Le lycéen soupçonné d'avoir poignardé Hakim mis en examen

Le lycéen soupçonné d'avoir poignardé Hakim mis en examen

Décrit comme un jeune "en rupture familiale", le lycéen soupçonné d'avoir poignardé son camarade Hakim dans l'enceinte d'un établissement scolaire du Kremlin-Bicêtre n'avait pas d'antécédents judiciaires.

Par Dépêche (texte)
 

AFP - Le lycéen de 18 ans soupçonné d'avoir poignardé vendredi un camarade, Hakim, dans leur lycée du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), a été mis en examen lundi, alors que lycées et collèges sont invités à observer une minute de silence mardi à la mémoire de la victime.
   
Le suspect, déféré dimanche soir après 48H de garde à vue, a été mis en examen pour "homicide volontaire". Il devait être présenté dans l'après-midi à un juge des libertés et de la détention en vue de son éventuelle incarcération, a-t-on appris de source judiciaire.
   
Décrit comme un jeune "en rupture familiale" mais dépourvu d'antécédents judiciaires, Islam, 18 ans, est accusé d'avoir tué de trois coups de couteau vendredi vers 10H40 un camarade du même âge, Hakim, dans un couloir du lycée Darius-Milhaud du Kremlin-Bicêtre.
   
Selon le parquet de Créteil, qui a requis son placement en détention provisoire, il encourt jusqu'à 30 ans de réclusion criminelle.
   
Lors de ses voeux au monde de l'éducation et de la recherche, le président de la République, Nicolas Sarkozy, s'est déclaré lundi "profondément bouleversé" par la mort d'Hakim et a promis de "tout mettre en oeuvre pour empêcher que de tels actes se reproduisent".
   
"Cette tragédie est d'autant plus odieuse, d'autant plus inacceptable, qu'elle s'est déroulée au coeur même d'un établissement scolaire. S'il y a bien un lieu qui doit être protégé de toute forme de violence, un lieu qu'entre tous il faut sanctuariser, c'est bien l'école", a assuré le chef de l'Etat.
   
Une marche silencieuse doit avoir lieu vendredi au Kremlin-Bicêtre, à la mémoire de la victime. Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a par ailleurs proposé "à l'ensemble des proviseurs de lycée et des principaux de collège de faire respecter une minute de silence à la mémoire d'Hakim" mardi.
   
Cette initiative, que chaque établissement est libre d'organiser ou non, doit permettre aux élèves de "réfléchir collectivement (à) la fraternité, (au) respect de l'autre et (à) la dignité de la personne humaine", selon M. Chatel.
   
Réagissant à cette proposition, la CGT-Educ'action, seconde organisation syndicale du 2nd degré dans l'académie de Créteil, a souligné qu'elle ne voulait pas "d'une minute de silence mais des moyens pour éduquer".
   
"Les personnels ne réclament ni vidéo-surveillance, ni +portiques de sécurité+, mais des personnels d'enseignement et des personnels non enseignants en nombre suffisant et formés", a précisé l'organisation.
   
Selon Luc Chatel, interrogé lundi matin sur i-Télé, trois postes de médiateurs scolaires ont été créés à la rentrée 2009 au lycée Darius-Milhaud.
   
"L'année dernière, nous avons ouvert 5.000 postes de médiateurs scolaires et il y en a aujourd'hui 3.800 qui ont d'ores et déjà été créés. Dans le lycée Darius-Milhaud, il y avait 3 médiateurs créés à la rentrée", a-t-il dit, jugeant "tout à fait inexact" le manque de moyens dénoncé par le syndicat.
   
"Le drame que nous vivons se reproduira encore si rien n'est fait pour mettre en oeuvre un réel partenariat Police-Education nationale", a réagi pour sa part Luc Deramond, secrétaire régional du syndicat Alliance police nationale. Il a qualifié de "tarte à la crème" le partenariat actuellement en place pour prévenir les violences dans les établissements scolaires.
   
Lundi matin, un jeune homme a été légèrement blessé à la cuisse par un coup de couteau lors d'une rixe devant un lycée de Chennevières-sur-Marne (Val-de-Marne), selon une source policière. Ses jours ne sont pas en danger, a  indiqué cette source, en précisant que la victime a eu "trois points de suture".
 

Commentaires

des lycéens livrés à eux mêmes!

En ce qui concerne les mesures à prendre, la communauté scolaire peut prendre une minute de silence, le ministre peut imposer des cameras d esurveillance, mais rien ne remplacera janais la présence des surveillants dans les couloirs d'un établissement. Il ya des urveillants mais leur nombre s'est réduit à une peau de chagrin depuis plusieurs années. Question de coût naturellement. Ce sujet n'a même pas été abordé par les médias par contre, fait étrange, j'ai noté que le meurtre avait eu lieu dans les couloirs, puis dans la cour, puis dans un couloir. L'incertitude est étrange pour un tel évènement. J'ai été durant mes études surveillante d'externat et nous surveillions constamment les couloirs aux interclasses,les cours aux récréations et bien sûr intervenions promptement à chaque querelle. Maintenant les élèves sont seuls dans la cour dans les couloirs car les quelques surveillants sont débordés par les tâches administratives.
Une enseignante récemment à la retraite

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