Dernière modification : 11/01/2010 

- Clotilde Reiss - Iran


Nouvelle comparution de Clotilde Reiss devant la justice le 16 janvier

Nouvelle comparution de Clotilde Reiss devant la justice le 16 janvier

La prochaine audience du procès de la jeune française arrêtée en Iran en juillet dernier devant le tribunal révolutionnaire de Téhéran a été fixée au 16 janvier. Clotilde Reiss est accusée d'espionnage par l'Iran.

Par Dépêche (texte)
 

AFP - La prochaine audience du procès de la jeune Française Clotilde Reiss, arrêtée le 1er juillet en Iran après avoir participé à des manifestations contre la réélection controversée du président Mahmoud Ahmadinejad, aura lieu le 16 janvier, a annoncé lundi son avocat.

"Le tribunal a fixé la date du 16 janvier pour la poursuite de l'examen du dossier", a déclaré Me Mohammad-Ali Mahdavi Sabet, l'avocat de la jeune Française, cité par l'agence Isna.

Clotilde Reiss, lectrice à l'université d'Ispahan (centre de l'Iran), est accusée par les autorités iraniennes d'avoir rassemblé des informations et des photos qu'elle aurait remises à l'attaché scientifique de l'ambassade de France, lors de rassemblements dans cette ville les 15 et 17 juin.

A l'issue de l'audience précédente le 23 décembre devant le juge chargé d'examiner les accusations contre la jeune Française, Me Sabet avait indiqué que la nouvelle audience devait lui permettre de présenter "la dernière partie" de sa plaidoirie.

Ces audiences à huis clos devant le tribunal révolutionnaire de Téhéran se tiennent en présence de l'avocat de la jeune femme et du procureur.

Clotilde Reiss, libérée sous caution le 16 août à condition de rester à l'ambassade de France à Téhéran, était apparue une première fois le 1er août devant le tribunal révolutionnaire de la capitale lors d'une séance télévisée, en compagnie de plusieurs personnalités réformatrices accusées d'avoir pris part aux manifestations.

Elle avait alors "reconnu" avoir participé "pour des motifs personnels" aux manifestations et avoir rédigé un rapport pour un institut dépendant du service culturel de l'ambassade de France.

Elle avait demandé "pardon" en espérant être "graciée". D'autres responsables s'étaient également "repentis" lors de cette session, mais les milieux d'opposition avaient dénoncé des aveux arrachés sous la pression.

Sa première comparution officielle devant le juge a eu lieu le 17 novembre.

Les autorités françaises ont toujours affirmé que Mlle Reiss était innocente et qu'aucune charge ne pouvait être retenue contre elle.

Le 31 décembre, le président français Nicolas Sarkozy a profité des fêtes de fin d'année pour téléphoner à Clotilde Reiss et lui exprimer son "soutien total" et "son espoir de la voir revenir rapidement parmi les siens en France".

La France a par ailleurs écarté officiellement la possibilité d'un échange, proposé par Téhéran selon Paris, de Mlle Reiss contre des Iraniens détenus en France, notamment d'Ali Vakili Rad, condamné en 1994 pour l'assassinat en 1991 de l'ancien Premier ministre iranien Chapour Bakhtiar.

Téhéran n'a jamais reconnu publiquement l'existence d'une telle proposition. L'avocat de Vakili Rad a cependant indiqué en décembre qu'un tribunal français devrait examiner fin janvier une requête de mise en liberté de son client, tout en démentant tout lien avec l'affaire Clotilde Reiss.
 

Commentaires

le gouv. iranien s'amuse de nous !!!

le "gouvernement totalitaire iranien " s'amuse de nous , nous nargue en menant de proçès en proçès , cette jeune fille Mlle Reiss , pour montrer au monde entier qu'ils sont intouchables .

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