Dernière modification : 12/01/2010 

- Irak - Politique britannique - Tony Blair


Blair a privilégié la diplomatie en Irak, affirme son ancien conseiller

Alastair Campbell, l'ancien conseiller en communication de Tony Blair, a affirmé lors de son audition devant la commission d'enquête sur la guerre en Irak que l'ancien Premier ministre avait privilégié jusqu'au bout la diplomatie.

Par Karim YAHIAOUI / Valérie DEFERT (vidéo)
Dépêche (texte)
 

AFP - L'ex-conseiller en communication de Tony Blair, Alastair Campbell, a défendu pied à pied l'ex-Premier ministre mardi devant la commission d'enquête sur la participation britannique à la guerre en Irak, affirmant que Londres avait tout fait pour obtenir une solution diplomatique.

"Tony Blair a pensé, jusqu'au (vote donnant le feu vert à la participation du Royaume-Uni à une action militaire à la chambre des) Communes, que cela pourrait être résolu pacifiquement", a assuré M. Campbell. Les députés ont voté en faveur de l'engagement militaire le 18 mars 2003, l'opération internationale menée par les Etats-Unis a été lancée le 20.

M. Campbell est la première personnalité de poids à être interrogée par la commission menée par John Chilcot, un ancien haut fonctionnaire. Il a témoigné pendant cinq heures, au lieu des trois initialement prévues. Tony Blair, très critiqué en son pays sur les conditions de son ralliement à "la guerre de Bush", comparaîtra fin janvier ou début février.

Par Bénédicte PAVIOT, correspondante FRANCE 24 à Londres
"Alastair Campbell a plusieurs fois accusé Paris"

M. Campbell a souligné à maintes reprises que M. Blair souhaitait obtenir un démantèlement, au travers de l'ONU, des armes de destruction massive (ADM) dont l'Irak était --à tort-- accusé de disposer: "Le Premier ministre a dit clairement tout au long du processus que le désarmement de Saddam Hussein devait se faire au travers des Nations unies".

"Mais lorsque les Français se sont retirés (de la démarche anglo-américaine à l'ONU, NDLR), c'est à ce moment que l'action militaire est devenue la seule option", a souligné M. Campbell.

Selon lui, Tony Blair ne s'est pas engagé auprès du président George W. Bush à contribuer à une intervention militaire, lors de la rencontre des deux hommes dans le ranch du président américain, à Crawford (Texas), en avril 2002, contrairement aux nombreuses dépositions recueillies au cours des premières semaines de la commission d'enquête.

"Son instinct était que nous devions être aux côtés des Américains. Est-ce que cela signifie que vous bâtissez votre politique pour correspondre à la leur ? Non", a souligné M. Campbell.

Mais, M. Blair a considéré avec le temps que si Saddam Hussein refusait de détruire ses ADM, un face-à-face était inévitable. "C'était sa véritable conviction qu'il fallait affronter l'Irak à cause de son attitude continuelle de défi envers les Nations unies".

Le témoignage de M. Campbell était particulièrement attendu à propos d'un "dossier" décisif, présenté le 24 septembre 2002 comme émanant des services de renseignements et utilisé par M. Blair comme la preuve que l'Irak disposait d'ADM susceptibles d'être déployées en 45 minutes.

M. Campbell a démissionné en août 2003, à l'issue d'une virulente polémique avec la BBC qui l'accusait d'avoir "rendu plus sexy" le dossier et dramatisé le risque pour justifier l'entrée en guerre des troupes britanniques.

"A aucun moment, personne, du Premier ministre jusqu'à ses subordonnés, n'a dit à quiconque au sein des services de renseignement : +Vous devez modifier ceci ou cela pour refléter une position ou une autre. Ca ne s'est jamais produit", a-t-il ajouté.

"Je ne pense pas que le dossier, en aucun cas, a déformé la situation", a-t-il poursuivi. Quant à dire que le Parlement a été induit en erreur par Tony Blair, il a répondu: "Je ne dirais pas ça". Le dossier aurait pu être "plus clair", a-t-il reconnu mais "j'en défends chaque mot".

Le cabinet britannique a examiné la légalité d'une intervention sans mandat de l'ONU au cours d'un "processus rigoureux" mais, a-t-il souligné, il s'agissait d'un problème "sans précédent".

Commentaires (1)

la question que je me pose

la question que je me pose pourquoi la France a envoyé des soldats dans le bourbier Afgan et verrons nous un jour Tony blair et buch jugés par un tribunal international pour crime de guerre comme le fut le président serbe ,sadam ou ceux qui ont massacrés en afrique tant que le monde ne prendra pas cette mesure le terrorisme aura des beaux jours surtout dans les pays musulmans q'ont conditionnent à coups de cassettes montrant des civils déchiquetés, des scènes de tortures et autres abus des autres pays qui ont suivis par chantage économique si la justice anglaise veut vraiment que des peuples crient en elle il faut que bair soit traduit devant le TPI ce machin créer pour les sous développés que nous sommes

Bush et Blair TPI de la Haye

Les Britaniques sont vraiment Utopique, apres avoir accuse la Russie, il n'y a pas si longtemps, maintenant c'est au tour de la France. Cela est vraiment deplace. Cette politique anglo-americaine a des consequences aujourd'hui. Ce qui est destabilisation du moyen-orient. Car cela disloque l'IRAK en trois Parties (les Chiites, les Sunites et les Kurdes) Mais l'autre consequence est la montee en puissance de l'Iran, car l'Iran n'a plus comme ennemi l'Irak. Et cette polique inresposable anglo-americain coute aujourd'hui la vie des Francais en Afganistan, car cette instablite a entraine le developpement du terrorisme en masse. Mais cela est la deuxieme fois que les Grandes puissances violent les lois de l'ONU, la premiere fut l'ex-yougoslavie et la deuxieme fois c'est l'Irak. Mais ce qui est le plus triste c'est que la GB est un pays de l'UE. Comme disait le general De Gaulle la GB est le Cheval de troie des USA, cela le confirme bien une fois de plus. Quand a Bush et Tony Blair, il devrait passer au TPI de la Haye pour crime contre l'humanite, car il y a bcp de civile qui sont mort dans cette Guerre et cela a developper le terrorisme.

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