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FRANCE

La nièce d'un ministre britannique condamnée à 15 ans de prison pour meurtre

Vidéo par Julie GUILLOT

Texte par Dépêche

Dernière modification : 13/01/2010

Jessica Davies, nièce du secrétaire d'État britannique à la Défense, a été condamnée à 15 ans de prison pour le meurtre en 2007 d'un jeune homme rencontré dans un bar à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines).

AFP - La cour d'assises des Yvelines a condamné mardi à Versailles Jessica Davies, nièce du millionnaire et secrétaire d'Etat britannique à la Défense Quentin Davies, à 15 années de réclusion criminelle pour le meurtre en 2007 d'un jeune homme rencontré dans un bar.

Sa peine a été assortie d'une obligation de suivi socio-judiciaire de 10 ans, qui comporte notamment une injonction de soins et l'interdiction de fréquenter les débits de boisson, alors que la meurtrière a agi sous l'emprise d'un mélange d'alcool et de médicaments.

La cour est allée au-delà des réquisitions de l'avocate générale, qui avait réclamé plus tôt douze ans de réclusion, assortie d'une injonction de soins.

Pour l'avocat de la jeune femme, Me Daniel Soulez-Larivière, "c'est la peur qui domine" et qui "aggrave" la peine prononcée.

"Le crime rationnel finit par être moins grave que le crime irrationnel", selon l'avocat, qui a dit envisager de faire appel.

Avant que la cour ne se retire pour délibérer, Jessica Davies avait tenu à exprimer "l'étendue de son remords" et dit "assumer ses responsabilités".

La jeune Franco-britannique de 30 ans comparaissait depuis lundi devant la cour d'assises pour le meurtre en 2007 à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) d'Olivier Mugnier, un jeune homme de 24 ans rencontré quelques heures plus tôt dans un bar.

Dans ses réquisitions, l'avocate générale, Myriam Quemener, avait demandé aux jurés de tenir compte de l'altération du discernement de la jeune femme au moment des faits en raison de ses troubles de la personnalité.

La magistrate a toutefois tenu à "relativiser" les difficultés de la jeune femme, issue d'un milieu aisé et appartenant à la "jeunesse dorée".

Elle a également "déploré" la mémoire de "plus en plus sélective" de la jeune femme, "qui zappe les détails qui font désordre".

Le 11 novembre 2007, un dimanche au petit matin, Jessica Davies, alors âgée de 28 ans, avait appelé la police, qui avait découvert à son domicile un jeune homme nu, poignardé.

Le corps de la victime présentait deux plaies, dont une mortelle au thorax, profonde de douze centimètres et ayant touché la colonne vertébrale.

Ivre au moment des faits, Jessica Davies, n'a pas fourni d'explication à son geste, évoquant un "trou noir". Lundi, elle a répété ne pas se souvenir du moment du drame et avoir "l'impression qu'il (lui) manque une demi-heure".

Selon les experts psychiatre et psychologue, cette amnésie, qui pourrait agir comme "un mécanisme de refoulement", "paraît authentique".

En fin de matinée, la jeune femme a dit "garantir que plus jamais elle ne prendrait une goutte d'alcool". "Ce que j'ai fait me terrifie, je n'ose même pas demander pardon à la famille d'Olivier", a-t-elle poursuivi.

Pour son avocat, Me Daniel Soulez-Larivière, son acte a aussi un arrière-plan "suicidaire", l'accusée ayant utilisé trois mois avant les faits le couteau ayant servi au meurtre pour se taillader les veines.

Dans sa plaidoirie, l'avocate de la famille de la victime, Me Martine Bouccara, a insisté pour sa part sur "la large part de libre arbitre" au moment des faits de Mlle Davies.

Me Bouccara a qualifié de "chronique d'une mort annoncée" le décès d'Olivier Mugnier en raison de la "combinaison" chez Mlle Davies des effets de son traitement anti-dépresseur et d'alcool.

La jeune femme, présentée par des proches comme une "sulfureuse séductrice", a également été décrite comme "fragile" et "perturbée par les difficultés familiales", avec notamment une grand-mère maternelle maniaco-dépressive et un oncle paternel souffrant de schizophrénie.

Un autre oncle de Jessica Davies est le multi-millionnaire Quentin Davies, député et secrétaire d'Etat à la Défense pour l'équipement et le soutien logistique.

Première publication : 12/01/2010

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