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Afrique

Un second groupe séparatiste du Cabinda revendique l'attaque contre le bus togolais

Texte par Dépêche

Dernière modification : 12/01/2010

Un deuxième groupe rebelle de l'enclave du Cabinda revendique le mitraillage du bus de la sélection togolaise de football, vendredi dernier. Il s'agit du Flec-FAC, le principal mouvement séparatiste cabindais.

AFP - Un deuxième groupe indépendantiste du Cabinda a revendiqué mardi l'attaque meurtrière contre le convoi de l'équipe de foot du Togo, en expliquant dans un entretien téléphonique avec l'AFP tirer sur les convois escortés par des forces de sécurité angolaises.

Cette nouvelle revendication émane du principal mouvement séparatiste de ce territoire angolais, le Front de libération de l'Etat du Cabinda-Forces armées cabindaises (Flec-FAC).

"Nous ne sommes pas des terroristes, l'attaque n'était pas dirigée contre nos frères togolais... A chaque fois que les Forces armées cabindaises voient un convoi angolais, elles tirent toujours", a assuré Jean-Claude N'Zita, conseiller du président du Flec-FAC s'exprimant depuis la Suisse où il vit en exil.

"On dit qu'on ne peut pas s'attaquer à des innocents sans défense. Nous n'avons rien contre nos frères africains et nous aimons le football", a-t-il poursuivi.

L'attaque, qui a fait deux morts vendredi, avait immédiatement été revendiquée par les Forces de libération de l'Etat du Cabinda-Position militaire (Flec-PM), une faction dissidente du Flec-FAC.

"Ca n'engage que lui. Ce sont des opportunistes", a rétorqué M. N'Zita.

Par ailleurs, "les Forces armées cabindaises (FAC) ont décidé d'adopter une attitude responsable par rapport à la CAN-2010", écrit dans un communiqué transmis à l'AFP son chef d'Etat-major Miguel Boma.

Les FAC "s'abstiennent de tout acte de violence au Cabinda pendant son déroulement assurant ainsi la sécurité aux civils sans défense", poursuit M. Boma en appelant les autorités angolaises à "faire preuve de volonté pour chercher une solution par le dialogue".

Le président du Flec-FAC, Henrique N’zita Tiago, 82 ans, qui vit en exil en France, a ensuite confirmé à l'AFP par téléphone la teneur de ce communiqué.

"Moi, je ne connais pas le Flec-PM", a-t-il également lancé, en mettant en doute ses capacités militaires sur le terrain.
 

Première publication : 12/01/2010

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