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Paris ne veut pas d'une Clio produite en Turquie
La perspective d'une éventuelle délocalisation par Renault de la production de la Clio en Turquie provoque une levée de boucliers au sein du gouvernement. L'État, actionnaire de Renault, s'y oppose.
AFP - Le gouvernement a haussé le ton mardi face à Renault, dont il est le premier actionnaire, en le sommant de renoncer à une éventuelle délocalisation de la production de la Clio en Turquie qui suscite de très nombreuses critiques.
A la veille d'une rencontre entre le ministre de l'Industrie Christian Estrosi et le directeur général de Renault Patrick Pélata, le constructeur a tenu à réaffirmer dans un communiqué qu'aucune "décision n'avait été prise à ce stade" concernant le lieu de production de la prochaine Clio.
Mais le ton de la discussion avait d'ores et déjà été donné.
Le ministre de l'Industrie a été très clair sur le message qu'il va délivrer mercredi au constructeur: l'Etat n'acceptera pas de délocalisation. Il s'était déjà dit "choqué" d'un tel projet, dévoilé par la presse.
"Nous nous ne laisserons pas la Clio 4 être produite en Turquie. La Renault sera produite en France pour être vendue en France", a déclaré le ministre à l'Assemblée nationale en réponse à une question du député socialiste Jean-René Marsac.
"Lorsqu'une voiture française est destinée à être vendue en France, elle doit être produite en France. Lorsque nous soutenons à hauteur de 6 milliards d'euros à la fois PSA et Renault pour leur permettre de faire face à la crise (...) l'Etat a à dire ce qu'il a à dire", a martelé M. Estrosi.
Le secrétaire d'Etat à l'emploi Laurent Wauquiez a suivi les pas du ministre de l'Industrie intimant l'ordre à Renault de ne pas dépasser une "ligne rouge", à savoir de ne décider "aucune fermeture de site, aucun licenciement" en France.
"Il faut que Renault connaisse ce qui est pour nous la ligne rouge absolue parce qu'ils se sont engagés sur le Pacte automobile; elle est simple: aucune fermeture de site, aucun licenciement" en France. "Renault n'est pas une entreprise comme une autre, parce que l'Etat est actionnaire à 15% et ce n'est pas juste pour être spectateur, et parce que c'est une entreprise qu'on a beaucoup aidé pendant la crise", a noté M. Wauquiez.
Ces deux avertissements sans frais ont clôturé une volée de critiques émanant de l'UMP, du PS ou du monde syndical depuis la révélation vendredi de cette éventuelle délocalisation.
Mais l'Etat, bien qu'actionnaire, a-t-il les moyens d'empêcher le constructeur de prendre une telle décision? Cela ne semble pas aussi simple.
"En théorie, l'Etat ne peut pas faire grand chose, a assuré à l'AFP un analyste du secteur automobile. Les engagements en contre-partie du prêt de l'Etat pour soutenir la filière automobile concernaient des restructurations d'usines et non la production de la Clio."
"Il y avait des engagements et des promesses liés au prêt qui étaient tellement larges qu'elles sont aussi faciles à respecter qu'à contourner, explique Carlos da Silva, analyste du secteur. L'Etat n'a pas les moyens a priori d'infléchir la décision de Renault, mais il a d'autres moyens de pression."
"L'Etat n'est pas un actionnaire comme les autres, a-t-on indiqué au cabinet du ministre de l'Industrie. Face à la crise subie de plein fouet par les constructeurs automobiles, l'Etat a pris ses responsabilités. Maintenant Renault doit prendre les siennes".
Renault avait précisé dès vendredi que quel que soit le lieu de production choisi, cela n'aurait aucune incidence sur l'emploi et la pérennité du site de Flins. En 2009, l'usine française a produit 140.000 Clio.


























Commentaires (6)
L'automobile en France
Cela continue/ après avoir raté nos hauts de gamme (pourquoi), on décide qu'on ne peut plus fabriquer les petites voitures. Les Twingo en Slovénie, des Mégane en Turquie, il restait des clios. Pareil, on ne peut plus. Il ne nous reste que des Laguna. Elles sont très bien ces Lagunas, mais la réputation du modèle précédent s'est détérioré. Il ne nous reste donc que quelques petites niches. Et il y a pourtant plus de 10000 personnes dans le site de la belle vallée de Chevreuse pour étudier des voitures. Qui est responsable: Les dirigeants européens, qui ont stupidement introduit les japonais qui nous vendent et ne nous achètent pas; les pays de l'est dont les coûts de revient leur permettraient, avec notre aide, de mettre, au profit de leurs salariés, tous les nôtres au chômage; les chefs d'entreprise, incapables de développer des hauts de gamme, comme les allemands (où sont les R 25, les XM?° - les acheteurs de ces voitures étrangères (plus de 50%, et même près des 2/3 chez les parisiens, grosses berlines Audi, Volkswagen en surnombre, Autobus, corbillards, ambulances...allemands (déficit du Commerce extérieur: 57 Milliards €. LA DETTE, C'EST EUX!). Bravo, continuez? Mais vous, les autres, dites-le.
Mais ça ne date pas d'hier !!!
Bonjour,
Qui parmi vous ou autour de vous possède ou a possédé une Clio 2 ?? Cette voiture était fabriquée en Slovénie !!! Et cela n'a ému personne à l'époque.
Par contre, le tissu équipementier est toujours en France pour partie pour le moment et là il y a des emplois (même basiques) à préserver !!!! Car une usine d'assemblage automobile ça ressemble + à un film du type "Transformers" qu'à l'atelier de Papy ...
A ma connaissance, à aujourd'hui, les seuls constructeurs industriels à avoir des usines d'assemble en France sont Renault, Peugeot, Citroën, Smart et Toyota. Ca ne laisse guère de choix pour "acheter Français" ...
Cordialement
clio
Arretons que les usines delocalisent ailleurs ceux qui decident de quitter la france et revendre leurs produits sur notre territoire taxons les le maximun
Soutien total aux ministres
Soutien total aux ministres sur ce sujet. Ne peut on pas faire un boycott en France des voitures Renault construites à l'étranger et demander à tous ces constructeurs de restituer l'argent public versé lors de la crise.
et apres
et apres ca veux qu'on achète Français ......vu que l'industrie fou le camps et n'enrichie que les "déjà" riche Alor que le peuple luis n'a que le chômage pour avenir il serait temps que l'état ce bouge pour la France "son pays"
jalousi
la démocracie est en danger par le gouvernement..
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