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Asie - pacifique

L'action de Japan Airlines chute de 81 % à la Bourse de Tokyo

Texte par Dépêche

Dernière modification : 13/01/2010

Criblée de dettes, la première compagnie aérienne asiatique devrait prochainement être contrainte de déposer son bilan. Cette perspective a entraîné la chute brutale de son action à la Bourse de Tokyo.

AFP - L'action Japan Airlines (JAL) s'est effondrée mercredi de 81% à la Bourse de Tokyo, perdant pratiquement toute valeur face à la perspective imminente du dépôt de bilan de la première compagnie aérienne asiatique criblée de pertes et de dettes.

Les détenteurs de titres JAL se sont rués pour les vendre, faisant chuter le cours à son minimum technique pour la journée, fixé à 7 yens (5 centimes d'euros). L'action avait déjà plongé de 45% mardi.

La compagnie japonaise, lourdement endettée et déficitaire, devrait être forcée de déposer son bilan le 19 janvier à la demande du gouvernement nippon, ont rapporté les médias, avant de subir un redressement judiciaire.

"La vente est irrésistible", a prévenu Hideaki Higashi, un analyste de la banque SMBC Friend Securities, estimant que l'action pourrait tomber jusqu'à 1 yen jeudi.

Selon les médias, la procédure devant les tribunaux serait accompagnée d'une restructuration draconienne orchestrée par un organisme semi-public chargé de sauver les entreprises en détresse, l'Etic.

L'Etic prévoirait de supprimer 15.600 emplois en trois ans, d'injecter massivement des capitaux publics, d'effacer les dettes du groupe et d'accorder des prêts d'urgence à JAL pour que ses avions puissent continuer de voler malgré ces turbulences.

Ces apports de fonds publics seraient précédés d'une réduction de 100% du capital existant, ce qui entraînerait la radiation de JAL de la Bourse de Tokyo et la perte de leur mise pour les actionnaires.

Selon l'agence Kyodo, l'Etic envisagerait en outre de transformer les lignes internationales non rentables de JAL en lignes à bas coût desservant des destinations touristiques.

L'influent quotidien économique Nikkei s'est montré critique envers la gestion de cette crise par le gouvernement, estimant que son "incapacité à présenter un plan de soutien clair à JAL entraînait la confusion du marché".

L'entreprise est dans le rouge depuis le début 2009 mais les nouvelles autorités de centre-gauche, arrivées au pouvoir en septembre, tardent à présenter le plan de restructuration.

"Si la situation perdure, la valeur de JAL va continuer de baisser et le gouvernement devra utiliser encore plus d'argent du contribuable que les 1.000 milliards de yens (7,5 milliards d'euros) de prêts prévus", s'inquiète le Nikkei.

La presse nippone rapporte toutefois que le gouvernement a rallié mardi les banques créancières du groupe à son idée du dépôt de bilan, auquel elles s'opposaient par crainte de conséquences néfastes pour l'image de JAL.

L'ancienne compagnie nationale privatisée en 1987 a déjà été sauvée trois fois de la faillite par les pouvoirs publics depuis 2001. Elle est victime de la crise économique mondiale, mais aussi d'erreurs stratégiques et d'un système de retraites complémentaires onéreux.

JAL aurait d'ailleurs obtenu l'accord des deux tiers de ses employés et retraités pour réduire les pensions, selon les médias, ce qui va lui permettre de réduire ses coûts.

Ces négociations internes sont doublées de discussions avec les compagnies américaines Delta Air Lines et American Airlines, qui lorgnent chacune sur les lucratifs créneaux horaires de JAL en Asie et restent intéressées par une entrée dans son capital. L'Etic pencherait toutefois pour une simple alliance commerciale avec l'une d'entre elles.

JAL a subi au premier semestre de l'exercice 2009-2010 une perte nette de 131,2 milliards de yens (près d'un milliard d'euros), et affichait fin septembre un endettement net de 1.523,45 milliards (11,5 milliards d'euros).

 

Première publication : 13/01/2010

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