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Moyen-orient

Riyad veut convaincre la Syrie de prendre ses distances avec l'Iran

Texte par Dépêche

Dernière modification : 14/01/2010

Depuis hier, le roi Abdallah d'Arabie saoudite reçoit le président syrien Bachar al-Assad à Riyad. Au menu des discussions entre les deux dirigeants : la position de Damas à l'égard de l'Iran et le processus de réconciliation inter-palestinien.

REUTERS - Le président syrien Bachar al Assad a entamé mercredi avec le roi Abdallah d'Arabie saoudite des discussions sur l'Iran et sur les tentatives de réconciliation entre le Hamas, soutenu par l'Iran, et l'Autorité palestinienne, appuyée par les Etats-Unis.

Agitant la carotte d'une aide financière et d'une reprise de ses investissements, Ryad tente de convaincre la Syrie de desserrer ses liens avec l'Iran au profit d'une politique étrangère plus centrée sur la sphère arabe.

L'influence croissante de l'Iran dans le monde arabe depuis l'invasion de l'Irak par les Etats-Unis, en 2003, et ses liens avec la Syrie, avec le Hezbollah libanais, avec le Hamas et avec divers groupes en Irak ont inquiété des alliés des Etats-Unis tels que l'Egypte et l'Arabie saoudite.

Eloigner la Syrie de l'Iran est considéré comme un élément susceptible d'amener la Hamas à assouplir sa position dans les discussions de réconciliation avec son frère ennemi, le Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas.

Le président syrien Assad est arrivé à Ryad et il restera "plusieurs jours" en Arabie saoudite, rapporte l'agence saoudienne SPA.

Lors d'une conférence de presse avec son homologue chinois, le prince Saoud al Fayçal, ministre saoudien des Affaires étrangères, a déclaré qu'Assad et le roi Abdallah discuteraient de "réconciliation arabe", mais il s'est refusé à dire si le président égyptien Hosni Moubarak se joindrait à eux.

 Participation égyptienne ?

Les efforts déployés par l'Egypte pour réconcilier les deux principales factions palestiniennes ont été freinés par ce que Le Caire considère comme une approche peu constructive de la Syrie.

"L'objectif est de réconcilier les Palestiniens avec l'aide des Syriens. Mais il s'agit d'un triangle: les Egyptiens devraient aussi être ici, ce qui signifie qu'il nous faut les réconcilier avec les Syriens. Si Moubarak se joint aux discussions, alors nous parviendrons à une percée", prédit Djamal Kachoggi, ancien diplomate saoudien et rédacteur en chef du journal al Watan.

Le Hamas a battu le Fatah aux élections législatives de 2006. Un accord de partage du pouvoir, négocié par Ryad en 2007, a éclaté et le Hamas a pris le contrôle de la bande de Gaza après avoir chassé les forces du Fatah fidèles au président Abbas.

Les autorités saoudiennes et égyptiennes redoutent que l'absence de progrès dans les discussions de paix israélo-palestiniennes - qui dépend en partie de la réconciliation Fatah-Hamas - renforce la position des ultras soutenus par l'Iran.

Les autorités n'ont guère donné de détails sur l'ordre du jour des discussions de Ryad. Elles ont été précédées d'intenses efforts diplomatiques qui ont donné lieu ce mois-ci à une visite exceptionnelle à Ryad du chef politique du Hamas, Khaled Mechaal, basé en Syrie.

Selon des diplomates, le programme nucléaire iranien devrait aussi figurer au menu des discussions. Les Etats-Unis brandissent la menace de nouvelles sanctions de l'Onu contre un programme grâce auquel l'Iran cherche, selon eux, à se doter de l'arme nucléaire. L'Iran s'en défend et assure ne poursuivre que des objectifs civils.
 

Première publication : 14/01/2010

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