Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Hollande face à la presse : le chef de l'État a tenu sa conférence semestrielle

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

La stratégie des États-Unis face à l'organisation de l'EI

En savoir plus

FOCUS

Thaïlande : le business lucratif des mères porteuses

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Niki de Saint-Phalle, une "nana" militante et engagée

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Les incertitudes économiques d'une Écosse indépendante

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"DDay"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Kilt ou double"

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Ebola : une volontaire française de MSF contaminée

En savoir plus

SUR LE NET

Iran : les jeunes internautes contournent la censure

En savoir plus

  • En direct : Cameron promet des pouvoirs élargis à l'Écosse

    En savoir plus

  • Barack Obama salue la France, "un partenaire solide contre le terrorisme"

    En savoir plus

  • Frappes en Irak, croissance, Europe : les principales annonces de Hollande

    En savoir plus

  • Cinq casques bleus tchadiens tués dans le nord du Mali

    En savoir plus

  • Thaïlande : le business lucratif des mères porteuses

    En savoir plus

  • L'Australie, une cible de choix pour l'organisation de l'EI ?

    En savoir plus

  • Yacine Brahimi, la pépite algérienne révélée par Porto

    En savoir plus

  • Belgique : l'euthanasie d'un violeur inquiète les partisans de la mort assistée

    En savoir plus

  • Peu importe l’issue du référendum, "l’Écosse ne sera plus jamais la même"

    En savoir plus

  • Livraison d'armes aux rebelles syriens : le Congrès américain doit se prononcer

    En savoir plus

  • Vladimir Evtouchenkov, le nouvel oligarque dans le viseur du Kremlin

    En savoir plus

  • Parcours sans-faute des Bleues vers le Mondial-2015

    En savoir plus

  • Une star de la Silicon Valley rachète le château de Pommard

    En savoir plus

  • Le sulfureux maire de Toronto atteint d'un cancer rare et agressif

    En savoir plus

EUROPE

L'avis de Laure Delcour, spécialiste de l'espace post-soviétique à l'Iris

Texte par Mehdi CHEBIL

Dernière modification : 02/12/2013

Laure Delcour, spécialiste de la Russie et de l'espace post-soviétique à l'Iris, nous éclaire sur les enjeux de l'élection présidentielle en Ukraine de ce dimanche, où Viktor Ianoukovitch et Ioulia Timochenko (photo) sont donnés favoris.

FRANCE 24 : Donné perdant, le président Iouchtchenko accuse ses deux principaux adversaires, Ioulia Timochenko et Viktor Ianoukovitch, de former une coalition "pro-Kremlin". Quels sont les risques de voir ce scrutin mettre fin au rapprochement entre Kiev et l'Occident ?

Laure Delcour : Cette accusation de Viktor Iouchtchenko est surtout une tactique électorale, car les deux opposants n'ont pas la même proximité avec le Kremlin. Il s’agit surtout d’une attaque visant à discréditer Timochenko, son ex-partenaire de la révolution orange. Ensuite, la réponse dépend aussi de ce que l'on entend par "Occident". L'élection de l'un des deux candidats ne remettra probablement pas en cause le rapprochement avec l'Union européenne, qui est prioritaire pour les trois prétendants. En revanche, l'élection du candidat pro-russe Ianoukovitch pourrait mettre un terme aux efforts ukrainiens visant à intégrer l'Otan.

F24 : Est-ce que Moscou a tiré les leçons de la présidentielle de 2004, lorsque le candidat du Kremlin, Ianoukovitch, avait dû s’incliner face à Ioutchenko ?

LD : Il s’agit d’une question extrêmement importante, car l'élection de 2004 fut un tournant politique pour Moscou. La révolution orange et la victoire de Viktor Iouchtchenko furent un échec cuisant pour Vladimir Poutine, qui s'était personnellement investi, et un revers majeur pour l'influence russe dans la région. Cette fois, la Russie est beaucoup plus prudente. Moscou a choisi d'influencer le résultat par des moyens plus détournés, notamment les "interférences énergétiques".

F24 : Les Ukrainiens étaient aux premières loges de la guerre de 2008 entre la Géorgie et la Russie. Dans quelle mesure cet épisode peut-il influencer le scrutin ?

LD : La guerre de Géorgie a eu un impact considérable en Ukraine, car elle a précipité une recomposition politique et une polarisation très forte entre les camps pro-russe et pro-occidentaux. Le président Iouchtchenko a soutenu, dès le début du conflit, son homologue géorgien Mikhail Saakachvili. Timochenko est restée en retrait et Iouchtchenko en a profité pour quasiment l'accuser de traîtrise. La guerre de Géorgie a effectivement lancé la course présidentielle en Ukraine : on pourra donc mesurer son impact à travers les résultats. Il semble cependant acquis que Iouchtchenko ne passera pas le premier tour et que son coup d'éclat aura été inutile.

F24 : L'arrivée de l’administration Obama (moins belliciste que la précédente) a-t-elle contribué à changer la donne en Ukraine ?

LD : L'administration Obama a fait preuve d'une approche plus souple dans ses relations avec la Russie, ce qui a contribué à détendre l’atmosphère au sujet de l’Ukraine. Mais l'attitude des États-Unis a nettement moins d'impact en Ukraine qu’en Géorgie, par exemple. L'Ukraine est au cœur d'une lutte d'influence entre Russie et Union européenne - cette dernière étant bien plus présente dans la région depuis son dernier élargissement.

Première publication : 16/01/2010

  • UKRAINE

    Le pro-russe Ianoukovitch part favori pour la présidentielle de dimanche

    En savoir plus

  • UKRAINE

    Le conflit gazier achève Iouchtchenko, la Russie se frotte les mains

    En savoir plus

  • GAZ

    Le géant russe Gazprom remet la pression sur l'Ukraine

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)