Dernière modification : 16/01/2010 

- Clotilde Reiss - France - Iran


L'avocat de Clotilde Reiss optimiste à l'issue de son ultime audition

La jeune universitaire française Clotilde Reiss, accusée d'espionnage par l'Iran, a été entendue une dernière fois par les juges du tribunal révolutionnaire de Téhéran. Son avocat s'est dit "très confiant" sur un éventuel acquittement.

Par Céline MISSOFFE (vidéo)
Dépêche (texte)
 

AFP - L'avocat de Clotilde Reiss, poursuivie pour avoir participé à des manifestations antigouvernementales en juin en Iran, a indiqué qu'il était "très confiant" qu'elle serait acquittée, à l'issue de la dernière audition de la jeune Française samedi devant le tribunal révolutionnaire de Téhéran.
   
Cette audition de deux heures à huis clos, en présence du juge, du procureur et de l'avocat, "s'est très bien déroulée, dans une ambiance calme et sereine", a indiqué à l'AFP Me Mohammad-Ali Mahdavi Sabet.
   

"C'était la dernière audience et la dernière plaidoirie, a-t-il ajouté.  J'ai rejeté toutes les accusations et j'ai prouvé qu'il n'y avait aucune infraction. Je suis très optimiste et très confiant dans un acquittement", a-t-il ajouté.
   
"Le tribunal a une semaine, selon la loi, pour rendre son jugement après la dernière plaidoirie", a-t-il encore indiqué.
   
Clotilde Reiss, lectrice à l'université d'Ispahan (centre), est accusée d'atteinte à la sécurité nationale de l'Iran, notamment pour avoir rassemblé des informations et des photos qu'elle aurait transmises à l'attaché scientifique de l'ambassade de France, lors de manifestations dans cette ville les 15 et 17 juin.
   
La jeune femme de 24 ans avait été arrêtée le 1er juillet alors qu'elle s'apprêtait à regagner la France. Elle se trouve depuis la mi-août en liberté sous caution avec obligation de résider à l'ambassade de France à Téhéran jusqu'à son jugement.
   
Avant ce samedi, elle avait déjà comparu trois fois devant le tribunal révolutionnaire de Téhéran: le 1er août lors d'une grande audience publique et télévisée en compagnie de plusieurs opposants iraniens poursuivis également pour avoir participé aux manifestations ayant suivi la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad, puis à deux reprises lors d'audiences à huis clos devant le juge, les 17 novembre et 23 décembre.
   
En août, elle avait "reconnu" avoir participé "pour des motifs personnels" aux manifestations et rédigé un rapport pour un institut dépendant du service culturel de l'ambassade de France. Elle avait demandé "pardon" en espérant être "graciée".
   
La France, qui a toujours dit que Mlle Reiss était innocente des faits qui lui sont reprochés, a réaffirmé vendredi qu'elle espérait l'acquittement.
   
"Nous espérons que la justice iranienne reconnaîtra cette innocence et nous souhaitons naturellement que Clotilde Reiss puisse rapidement regagner la France", a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero.

 

Commentaires (2)

inconnu

slt

il faut que cette histoire se termine !!!!!

le gouvernement totalitaire de l'Iran va j'espère vite cette après midi , nous ramener cette petite en France !!!!!!!!!!!!!!!

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