- Catastrophe naturelle - Séisme en Haïti
Les témoignages de nos envoyés spéciaux, le 16 janvier
Les envoyés spéciaux de FRANCE 24 à Haïti nous rapportent au jour le jour les informations qu'ils récoltent sur place.
16 janvier : les sinistrés, entassés dans des camps de fortune dans d'atroces conditions sanitaires
"La population est épuisée"
Laurence Cuvillier, envoyée spéciale de FRANCE24 en Haïti, en direct de Port-au-Prince, le 16 janvier à 7 heures (GMT+1) / 1 heure du matin heure locale (GMT - 5).
Des miracles. "Les miracles sont de plus en plus rares, mais il y en a encore. Hier, par exemple, les habitants ont réussi, après plusieurs heures d’effort, à dégager un enfant de 5 ans coincé sous les décombres d’un immeuble de cinq étages. Au moment du séisme, son père l’avait protégé en l’entourant de ses bras. Le père est mort au cours du séisme. Son fils est resté deux jours et trois nuits coincé sous les décombres, dans les bras de son père. Au moment où les habitants ont réussi à dégager l’enfant, il pleurait et disait qu’il ne voulait pas laisser son père sous les décombres."
Le danger. "On ressent encore régulièrement de légères secousses. Elles représentent un danger pour les secours : les décombres sous lesquels ils travaillent risquent à tout moment de s’effondrer. C’est aussi dangereux pour les gens qui vivent dans des bâtiments déjà abimés, fissurés par le premier séisme."
La fatigue. "On sent que la population est épuisée par les privations et l’angoisse. L’odeur devient pestilentielle, d’autant qu’il fait ici une chaleur étouffante. Il est très difficile de trouver de l’eau potable, même quand on a de l’argent pour en acheter. Des habitants viennent parfois nous supplier de leur donner de l’eau, ne serait-ce que le fond d’une bouteille."
"L'aide met du temps à s'acheminer vers les sinistrés"
Melissa Bell, envoyée spéciale de FRANCE24 en Haïti, en direct de l’aéroport de Port-au-Prince, le 16 janvier à 12 heures (GMT+1) / 6 heures du matin heure locale (GMT-5).
L'attente. "Les gens se sont jusqu’à présent débrouillés tout seuls. Pendant 72 heures, ils ont été livrés à eux-mêmes sans rien à manger, à boire, ni aucun secours médicaux. L’aide a mis beaucoup de temps à leur parvenir. De plus, ils n’avaient pas non plus de contact avec le monde extérieur : pas de téléphone, pas de télévision, pas d’électricité. Ils n’avaient aucune idée que le monde entier est en train de se mobiliser pour leur venir en aide. L’aide a commencé à s’acheminer vers le centre-ville, mais elle met beaucoup de temps à arriver jusqu’aux sinistrés, car les routes sont en très mauvais état."
L'insécurité. "A l’extérieur de l’aéroport, l’insécurité règne. Toute la journée d’hier, on a senti la colère monter dans les camps de fortune. Les conditions sanitaires sont atroces, les camps sont des sortes d’égouts à ciel ouvert où les gens vivent avec leurs enfants. Hier, nous avons vu des scènes de pillage et de tensions entre les forces de l'ONU et la population."
























Commentaires
seisme
je trouve tout de meme a l'epoque ou on vie et avec les moyen technologique que le monde dispose on ne puise pas intervenir plutot et mieus je pense que si cela se passer ailleur dans des endroits mieus frequente sa irrais plus vite que l'on ne me raconte pas le coup des routes innacible ou autre mois j'estime qu'avec l'evolution actuel du monde et des moyens on pourrais faire mieux que se soit pour laide ou pour la securite ou autre
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