Dernière modification : 20/01/2010 

- Censure - Chine - Google


Google contre la Chine, grands principes contre gros sous

Depuis plus d'une semaine, Google s'est engagé dans un bras de fer avec les autorités chinoises. Le géant de l'Internet menace de quitter le pays, tandis que Pékin invite toute entreprise travaillant sur son territoire à en respecter les lois.

Par Sébastian SEIBT (texte)
 

S’en ira, s’en ira pas ? Depuis que Google a évoqué un possible retrait de Chine, le 12 janvier, déclarations, démenties et provocations se succèdent. Dernier épisode en date : l’annonce par le géant de l’Internet qu’il repousse la sortie en Chine - initialement prévue le 20 janvier - de deux téléphones mobiles équipés de son système d’exploitation Android. Retour sur une valse à quatre temps…

 

1- Google attaque, la Chine répond

Dans un billet de blog, Google annonce une "nouvelle approche" de sa politique commerciale en Chine, qui pourrait conduire la firme à fermer son moteur de recherche google.cn. Le géant de l’Internet justifie cette menace par une attaque informatique qui aurait permis de s’introduire sur les comptes Gmail (la messagerie de Google) de plusieurs journalistes et militants des droits de l’homme chinois. L’annonce fait l’effet d’une bombe : personne n’avait jamais envisagé un retrait de ce marché de 380 millions d’internautes, selon les statistiques officielles chinoises. Google capte actuellement une peu plus de 30 % des recherches sur Internet en Chine.

Le lendemain, Pékin explique que "toutes les entreprises sont les bienvenues sur son territoire à partir du moment où elles se plient aux lois du pays". Les ONG, tel Reporters Sans Frontière, saluent "le geste courageux" de Google. Mais sur Internet, de nombreux sites doutent que le géant de Mountain View puisse se passer de la manne financière que représente la Chine et craignent que le seul bénéficiaire de son retrait soit Baidu, le moteur de recherche inféodé aux autorités chinoises. À l’heure actuelle, ce dernier détient plus de 60 % des parts de marché de l'Internet en Chine.

 

2- Microsoft danse aussi, malgré lui

Dès le 14 janvier, les premières informations concernant cette fameuse attaque qui

Sergeï Brin, la bonne conscience de Google ?

Il est né en Russie et a toujours assuré haïr toute forme de totalitarisme. Sergueï Brin, l’un des fondateurs de Google, est, de l’avis général, le principal artisan du coup d’éclat de la firme américaine contre la Chine.


Depuis que Google s’est implanté sur ce juteux marché, explique le "Wall Street Journal", Brin s’oppose à l'actuel PDG du géant de l’Internet, Éric Schmidt, qui défend l'idée que la présence du moteur de recherche en Chine, même en partie censuré, vaut toujours mieux que de laisser le champ libre à un concurrent entièrement inféodé aux autorités chinoises.


Mais les principes de Sergueï Brin ont la vie dure. Il semblerait en effet que, après l’attaque informatique dont Google a été victime, même Éric Schmidt ait rendu les armes devant les arguments avancés par son acolyte.

 

Reste que d'aucun évoque aussi une hypothèse beaucoup moins romantique: un coup médiatique destiné à promouvoir la marque Google en Chine auprès d'une jeunesse qui serait avide de liberté d'expression.

aurait motivé le coup d'éclat de Google sont divulguées. Celle-ci aurait été rendue possible par une faille du navigateur Internet de… Microsoft, Internet Explorer. Quelques jours plus tard, l’Allemagne puis la France déconseillent de continuer à utiliser des versions non mises à jour d’Internet Explorer.

L'intervention des autorités chinoises dans l'attaque est ensuite évoquée. Plusieurs groupes de sécurité informatique expliquent que les hackers ont utilisé des techniques trop raffinées pour ne pas avoir bénéficié d'un soutien logistique de taille. Pékin ne réagit à cette accusation que quatre jours plus tard, déclarant que "la Chine est la première victime des attaques informatiques".

 

3- Tout le monde entre dans la danse

Dès le lendemain de la menace proférée par Google, Washington a affirmé "soutenir le droit à un Internet libre en Chine". Le 17 janvier, Yahoo! soutient à son tour la démarche de son ennemi juré. Le portail était attendu au tournant : il avait été épinglé en 2005 pour avoir livré des informations à Pékin concernant un dissident chinois. Plusieurs entreprises chinoises dénoncent une posture hypocrite de l’Occident. Le "Washington Post" craint que cette affaire ne ternisse les relations diplomatiques entre les États-Unis et la Chine.

 

4- Google dément et repart à l’attaque

Après avoir publié son premier billet, Google a gardé le silence. Entretemps, la "rumeur-sphère" s’est agitée. D’après elle, Google a déjà pris sa décision et se prépare à quitter la Chine. Le phénomène gonfle à un point tel que le géant de l’Internet réagit, le 17 janvier, démentant l'information avant d'expliquer qu’il allait entamer des négociations avec le gouvernement chinois dans "les semaines à venir".
Le 19 janvier toutefois, Google en remet une couche. Arguant de nouvelles attaques, il reporte le lancement en Chine de deux téléphones fonctionnant sous Android, son système d’exploitation.

Commentaires (3)

comment utiliser les sites censure en chine

moi je vis en chine depuis plus de 1ans et demi,malgres leur censure de bidon,moi je continuerai a utiliser tous les sites censure en chine.Pour savoir comment y parvenir,allez y sur www.youtube.com et ecris "how to use facebook in china" ou encore "youtube en chine:utilisation"

La nouvelle approche de Google par rpport à la Chine

1. 14 janvier 2010 à 15 h 16 min
Problèmes politiques : La nouvelle approche de Google par rapport à la chine. Régulièrement Google doit faire face à des cyber-attaques ciblant leurs infrastructures internes en provenance de Chine, ayant pour but le vol de propriétés intellectuelles appartenant à Google . Google s’est lancé dans une enquête et il s’est avéré que d’autres grandes entreprises ont été touchées par ces manœuvres frauduleuses, des entreprises des secteurs de technologie média, Internet, des secteurs de la finance, le secteur scientifique a également été pris pour cible . Les secteurs touchés ont dès lors été prévenu par Google, qui a été le premier à subir ces manœuvres dont le but premier était d’accéder aux comptes Gmail d’activistes des Droits de l’Homme chinois. Comme il n’y a pas de hasard, ces attaques ne se sont perpétrées que sur les comptes Gmail basés aux Etats-Unis, en Chine et également en Europe, tous défenseurs des Droits de l’Homme, mais il s’avère que ces attaques n’ont pas été fructueuses, les comptes n’ayant pas été compromis….Suite à ces actes visant à récolter des informations, Google les a utilisées pour améliorer les infrastructures afin de garantir une plus grande sécurité pour Google et ses utilisateurs. Google propose, en terme de préventions, aux internautes de déployer des programmes anti-virus ainsi que des programmes de détection de malware (voir l’article plus haut) . Il est conseillé de lire l’article concernant les recommandations de Google à l’attention des internautes désireux d’avoir davantages de détails..Le projet de Google, à cause des implications en termes des Droits de l’Homme, est de partager avec le grand public, toutes les informations concernant ces attaques parce qu’elles se réfèrent directement à un débat mondial sur la liberté d’expression. Google fait remarquer aussi » que dans les deux dernières décennies, les programmes de réformes économiques chinois et les entrepreneurs de ce pays, ont permis à des centaines de milliers de chinois de sortir de la pauvreté » . J’écris cette phrase en guillemets, puisque je l’ai textuellement recopiée…Google rajoute que cette grande nation est au cœur de grands projets économiques : concernant cette constatation, mon avis personnel est légèrement mitigé ; il est désolant de se rendre compte que des enfants participent à ce développement économique mondial ! Nombreux sont les enfants chinois obligés à travailler dans des usines, à fabriquer des chaussures Addidas, et, combien d’heures par jour doivent-ils prester pour améliorer le développement économique du pays qui les a vus naître ?…Ces enfants ne sont rien d’autre que des enfants esclaves, car soumis et sans autres choix possibles que celui d’être exploité ! Si vous regardez les étiquettes lors de vos achats, pas de doute, c’est un enfant qui aura fabriqué vos baskets, ou tout autre article « made in China » !C’est mon avis et il n’appartient qu’à moi….Nous connaissons tous les tensions qui subsistent en Chine, et, que la Chine engendre …La Chine est le second pays à être le plus grand pollueur au monde, après les Etats-Unis, vous aurez retenu qu’à Copenhague, ils ont refusé de réduire leur niveau d’émissions de gaz à effet de serre …C’est une chose d’évoquer le progrès économique de la Chine, mais s’en est une autre de baisser les yeux sur les pratiques internes qui s’y déroulent, avec comme prétexte une main d’œuvre payée au rabais !…Vous enverriez votre enfant travailler en Chine chez Addidas ? Peut-être qu’il reviendra en parlant l’anglais !! Ici encore ne figure que mon opinion personnelle par rapport à ce pays, et ses diverses pratiques relevant avant tout de l’ordre politique : la répression sanglante de l’intervention de l’armée au printemps 89 place Tian’ Anmen due aux manifestations d’étudiants réclamant la libéralisation du régime, c’était à Pékin…. Je reviens sur l’article de Google, qui conclu devoir revoir la faisabilité de leurs opérations en Chine, étant un fait établi d’avoir encore limité la liberté d’expression sur la toile par les autorités chinoises …. Google entend bien discuter durant les prochaines semaines avec les autorités chinoises, et de proposer un moteur de recherche non filtrer, dans le cadre de la loi « si cela est possible », mais, il s’avère que Google n’est plus, désormais prêt à censurer ses résultats sur Google.cn. Il faut envisager, on n’en doute pas, que cela pourrait amener à fermer Google.cn et potentiellement, leurs bureaux en Chine, ces décisions furent prises par les cadres du plus grand moteur de recherche, il s’entend aux Etats-Unis. A lire absolument donc cet article et bien évidemment à suivre .
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Un peu de recul et d'approfondissement

Bonjour,
Tous les arguments marketing saucés de pointes de principes
sont bons pour justifier l'arrêt des activités Google sur un
marché chinois qui ne rapporte pas assez face au géant Baidu.
Quid des montants des investissements Google en Chine ?

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