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EUROPE

Ajournement du procès du policier accusé d'avoir tué un lycéen

Texte par Dépêche

Dernière modification : 20/01/2010

Le procès du policier accusé d'avoir tué un lycéen lors des émeutes de décembre 2008 a été reporté peu après son ouverture. En cause : l'avocat principal de la défense, retenu par un autre procès, ne pouvait être présent.

AFP - Le procès du policier grec accusé d'avoir tué un lycéen, Alexis Grigoropoulos, en décembre 2008 à Athènes, provoquant plusieurs jours de violences urbaines, a été ajourné mercredi peu après son ouverture sous haute sécurité.

Le procès a été ajourné à la demande de la défense du fait de l'absence du principal avocat des inculpés retenu par un autre procès sur une île grecque, a indiqué la présidence du tribunal.

Le procès doit reprendre vendredi, a-t-on ajouté de même source.

L'avocat de la famille du lycéen, Me Alexandros Katsadonis, avait indiqué avant l'ouverture de l'audience qu'il ne "voyait pas de raisons" d'organiser le procès à Amfissa, dans le centre du pays, et précisé qu'il était favorable à son ajournement.

Seul le père du lycéen était présent à l'audience, la mère d'Alexis ayant informé la cour qu'elle ne pouvait y assister en raison de l'état de santé de sa propre mère.

Plus de 400 policiers ont été envoyés dans cette petite ville montagneuse à 200 km à l'ouest d'Athènes, où avait débuté à 09H00 locales (07H00 GMT) devant la cour d'assises le procès d'Epaminondas Korkonéas, 38 ans.

Le policier inculpé d'homicide volontaire est en détention provisoire depuis plus d'un an dans une prison proche d'Athènes.

Un autre policier, Vassilios Saraliotis, 32 ans, inculpé de complicité d'homicide volontaire et placé aussi en détention provisoire depuis décembre 2008, doit être jugé pendant le même procès.

Malgré les requêtes de la famille de la victime, la cour suprême a décidé en novembre, saisie par la défense, le transfert à Amfissa du procès initialement prévu à Athènes, pour "des raisons de sécurité", les autorités craignant des manifestations.

Plusieurs banques et magasins ont installé ces derniers jours des stores pour protéger leurs façades par peur des incidents, a constaté l'AFP.

Mais aucun manifestant n'était visible dans la ville mercredi.

Selon l'accusation, M. Korkonéas, qui patrouillait le soir du 6 décembre 2008 avec son complice présumé dans le quartier d'Exarchia (centre d'Athènes), a tiré avec son arme de service trois balles en direction d'un groupe de jeunes, tuant Alexis Grigoropoulos, 15 ans.

Les deux inculpés ont affirmé être en état de légitime défense et M. Korkonéas a déclaré avoir tiré en l'air pour se protéger de jeunes qui lançaient des projectiles, assurant qu'il n'avait pas visé la victime.

Le drame avait déclenché des violences urbaines à Athènes et dans d'autres villes de Grèce pendant plus d'un mois, les manifestants dénonçant "l'arbitraire de la police". Les dégâts avaient été chiffrés à des dizaines millions d'euros.

 

Première publication : 20/01/2010

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